La part du citoyen
Aurélien Taché

Aurélien Taché

Role dans la commission : Vice-president(e) ayant preside des seances — groupe LFI-NFP

Biographie

Aurélien Taché, né le 26 mai 1984 à Niort (Deux-Sèvres), est un homme politique français, député de la 10e circonscription du Val-d'Oise. Il a fait ses études à l'université de Limoges.

Militant au Parti socialiste de 2002 à 2017, il travaille comme conseiller auprès des ministres du Logement Sylvia Pinel puis Emmanuelle Cosse. En 2017, il rejoint La République en marche (LREM) et est élu député du Val-d'Oise. Sous cette législature, il est notamment rapporteur de la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » (volet assurance chômage) et auteur d'un rapport sur l'intégration des étrangers.

Son parcours se déplace ensuite vers la gauche et l'écologie. En mai 2020, il quitte LREM pour cofonder le groupe Écologie Démocratie Solidarité à l'Assemblée, privant la majorité présidentielle de sa majorité absolue. Il fonde le parti Les Nouveaux Démocrates, qu'il copréside avec Émilie Cariou. En 2022, il est réélu député sous la bannière de la NUPES, puis siège avec Les Écologistes (EELV). En mars 2024, le bureau exécutif des Écologistes le suspend après son soutien à la liste de La France insoumise aux élections européennes. Réélu en juillet 2024 lors des législatives anticipées, il siège depuis au sein du groupe La France insoumise - Nouveau Front populaire (LFI-NFP). Il est membre de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

Dans la commission

Aurélien Taché n'est pas auditionné : il intervient comme vice-président ayant présidé plusieurs séances (M. Tomasz Blanc, M. Thomas Courbe, M. Luca Belli, des représentants en France des Gafam ; 15 interventions au total). Ses prises de parole, bien que menées depuis le fauteuil de la présidence, portent une ligne souverainiste et critique très marquée vis-à-vis des géants américains du numérique, cohérente avec la position de LFI-NFP.

Son angle principal : la dépendance aux hyperscalers américains est un risque de sécurité nationale et de perte de souveraineté, et l'extraterritorialité du droit américain (Cloud Act, FISA, sanctions) est une menace concrète et non fantasmée. Il reprend à son compte l'image de la France comme « colonie numérique des États-Unis » (M. Thomas Courbe) et pousse les auditionnés à reconnaître l'absence de garanties juridiquement opposables.

Points saillants :

Ses interventions révèlent une ligne cohérente : exiger de l'État qu'il documente les scénarios de rupture et réclame des garanties juridiquement opposables, plutôt que de se contenter d'assurances commerciales.

Sources