Sébastien Jumel
Role dans la commission : Depute membre — groupe GDR-NUPES
Biographie
Sébastien Jumel est ne le 20 decembre 1971 a Sainte-Adresse (Seine-Maritime). Fils d'un soudeur militant CGT et d'une mere travaillant dans l'aide aux personnes agees, il adhere au Parti communiste francais (PCF) en 1989 comme militant etudiant. Il est titulaire d'un baccalaureat economique (1989), d'une licence d'administration publique (1992) et d'un DEA de droit et gestion des collectivites locales (Universite Aix-Marseille III). De profession, il est cadre de la fonction publique.
Il debute comme assistant parlementaire des deputes communistes Christian Cuvilliez (1997-2002) puis Daniel Paul. Son parcours d'elu local se construit en Seine-Maritime : conseiller general (canton de Dieppe-Ouest) a partir de 2002, puis vice-president du conseil general, maire de Dieppe de 2008 a 2017 (elu avec 55,47 % en 2008, reelu en 2014), et conseiller regional de Normandie (2015-2017).
Il est elu depute de la 6e circonscription de Seine-Maritime en 2017 (52,27 % au second tour), puis reelu en 2022 (57,81 %), sous l'etiquette du PCF avec le soutien de la gauche (LFI/NUPES). A l'Assemblee nationale, il siege au groupe Gauche democrate et republicaine (GDR), notamment a la commission des Affaires economiques. Son mandat de depute s'acheve le 9 juin 2024 ; il est battu au second tour des legislatives anticipees de juin/juillet 2024 par le candidat du Rassemblement national. Depuis le 2 octobre 2024, il preside la communaute d'agglomeration Dieppe-Maritime. Son orientation politique est celle de la gauche communiste : defense du service public, d'un Etat strategique fort, critique du marche europeen de l'energie et de la logique actionnariale.
Dans la commission
Depute membre, Sébastien Jumel est un interrogateur actif (9 interventions sur les auditions Mme Catherine MacGregor, M. Philippe Page Le Mérour e.a., M. Luc Rémont, M. Arnaud Montebourg, M. Nicolas Sarkozy). Sa ligne est constante et assumee : souverainiste de gauche, pro-nucleaire mais anti-marche, defense d'EDF comme entreprise publique integree, du statut social des industries electriques et gazieres (IEG) et critique frontale de la liberalisation europeenne.
- Critique de la logique actionnariale : face a Engie (Mme Catherine MacGregor), il oppose dividendes et investissement souverain : « Si les dividendes verses aux actionnaires de votre groupe avaient ete injectes au service d'une strategie de recherche, de developpement et d'investissement, cela n'aurait-il pas contribue a mieux nous preparer et a garantir notre souverainete ? » (Mme Catherine MacGregor).
- Recherche des responsabilites politiques : instigateur de l'audition syndicale (M. Philippe Page Le Mérour e.a.), il invite a designer les responsables de l'affaiblissement de la souverainete : « Quels sont les moments cles et qui sont les responsables politiques ayant pris des decisions de nature a l'affaiblir ? Il ne s'agit pas de regler des comptes, mais d'eviter de renouveler les erreurs du passe. » (M. Philippe Page Le Mérour e.a.).
- Maitrise publique integree et nationalisation : il pousse vers une « entreprise integree, sous maitrise publique », interroge le financement public massif du nucleaire (EPR2, grand carenage) et le calendrier de sortie de l'ARENH (M. Luc Rémont), et cherche aupres d'un ancien ministre socialiste a faire valider l'idee d'une « forme modernisee de nationalisation » d'EDF (M. Arnaud Montebourg).
- Souverainete industrielle : il alerte sur la participation d'investisseurs etrangers dans le nucleaire et la fragilisation des sous-traitants strategiques, annoncant preparer un amendement de controle parlementaire (M. Luc Rémont).
- Denonciation de l'ARENH : il qualifie le mecanisme de « malformation congenitale », critiquant la vente d'electricite par des « marchands de savonnettes [...] qui ne produisent rien mais qui font du profit en revendant l'electricite achetee a bas cout a EDF » (M. Nicolas Sarkozy), et plaide pour un « Etat strategique [...] qui refuse la concurrence libre et faussee a l'europeenne » (M. Nicolas Sarkozy).
- Procedure : il revendique « un partage des questions plus interactif » entre membres de la commission, jugeant le deroulement « un peu frustrant » (M. Arnaud Montebourg).
Sources
- https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9bastien_Jumel
- https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA722202
- https://en.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9bastien_Jumel