Hervé Saulignac
Role dans la commission : Depute membre — groupe SOC (Socialistes et apparentes)
Biographie
Hervé Saulignac, né le 6 novembre 1970 à Privas (Ardèche), est un homme politique français, membre du Parti socialiste. Après des études d'histoire à l'université Lyon-III, il devient assistant parlementaire du député de l'Ardèche Pascal Terrasse à partir de 1997, puis adhère au PS en 1998 (après un passage par le Mouvement des jeunes socialistes). Il est ensuite cadre territorial.
Son parcours d'élu est d'abord local et ancré en Ardèche : conseiller municipal de Privas (2001-2006), premier adjoint au maire de Privas (2006-2009), conseiller régional de Rhône-Alpes puis d'Auvergne-Rhône-Alpes (2004-2017, dont vice-président délégué à l'aménagement du territoire de 2010 à 2016), conseiller départemental du canton de Privas depuis 2009, et président du conseil départemental de l'Ardèche du 17 décembre 2012 au 26 juin 2017.
Il est élu député de la 1re circonscription de l'Ardèche le 21 juin 2017, puis réélu en 2022 et en 2024 (17e législature). Il siège au sein du groupe Socialistes et apparentés (SOC) et est membre de la commission des Lois. Ses thèmes de prédilection incluent le numérique, le patrimoine (notamment la grotte Chauvet) et la bioéthique. C'est à ce titre, comme député membre du groupe socialiste, qu'il participe à la commission d'enquête sur les dépendances et vulnérabilités du secteur numérique.
Dans la commission
Membre-questionneur (non audité), Saulignac intervient sur six auditions (M. Henri Verdier à Mme Soizic Pénicaud, M. Nicolas Guillou, M. Thierry Breton). Ses questions dessinent une ligne socialiste pragmatique et gestionnaire : la souveraineté numérique est prise au sérieux, mais abordée par l'efficacité de l'État, la bonne dépense publique et la protection démocratique plutôt que par la rupture idéologique.
- La bonne gestion des deniers publics comme angle central. Il traque la redondance et le silotage de l'État : sur les clouds souverains Pi et Nubo, il demande « une explication sur le développement parallèle de ces deux clouds, qui répondent pourtant tous deux à des impératifs de sécurité extrêmement importants » et en confirme le coût cumulé de 55 M€ (M. Emmanuel Marcovitch). Dans le même esprit, il interroge une possible « refonte de l'architecture et de la gouvernance de ces institutions [Cnil, Arcep, Arcom, Dinum, FranceConnect…] pour réduire la dispersion actuelle et les coûts significatifs qui en résultent » (M. Henri Verdier).
- Le lien entre austérité budgétaire et perte d'indépendance. Il cherche à faire acter que la logique du moindre coût sacrifie la souveraineté : « Avez-vous observé des cas où l'État a privilégié la moindre dépense au détriment de l'indépendance ? » (Mme Soizic Pénicaud).
- La protection démocratique et l'intégrité électorale. Il soulève les leçons des ingérences passées à l'approche de l'élection française et sonde d'éventuels liens entre Big Tech politisée et partis : « nous nous souvenons tous de certaines ingérences […], par exemple des Macron Leaks. Des leçons en ont-elles été tirées ? […] Avez-vous connaissance de collusions, d'offres de services ou peut-être de liens directs avec des formations politiques françaises ? » — le RN n'étant pas nommé mais visé en creux (Mme Maud Quessard).
- La vulnérabilité systémique et la coercition économique. Partant d'un cas individuel, il élargit à la menace de masse : « avez-vous réfléchi à l'hypothèse d'une attaque massive des États-Unis pour bloquer une partie de l'économie française, le système bancaire ou assurantiel ? Ce qui vous est arrivé pourrait-il se produire pour un grand nombre de nos concitoyens ? » (M. Nicolas Guillou).
- L'exigence de résultats sur la politique industrielle. Face à Thierry Breton, il exprime un scepticisme poli sur le bilan du Chips Act : « Pourquoi le Chips Act n'a-t-il pas fonctionné et que faut-il faire pour que l'acte 2 atteigne son objectif ? », doutant de la cible de 20 % de la production mondiale en 2030 (M. Thierry Breton).
Fil conducteur : soutien à une souveraineté portée par l'outil public et la commande publique, mais assortie d'une défiance envers les annonces non suivies d'effets et d'une exigence de rationalisation et d'efficience de l'appareil d'État.
Sources
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Herv%C3%A9_Saulignac
- https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA340343
- https://www.hervesaulignac.fr/votre-depute/