La part du citoyen

Carte politique

La France insoumise — Nouveau Front populaire

Fiche établie à partir des 8 questions du groupe analysées dans la commission d'enquête de l'Assemblée nationale (17e lég.) sur les dépendances et vulnérabilités du secteur numérique. Trois députés : Arnaud Saint-Martin (6 questions), Arnaud Le Gall (1), Aurélien Taché (1).

1. Ligne du groupe

Souveraineté par la loi/régulation ET par la reprise en main de l'État — jamais par le laisser-faire industriel. LFI-NFP ne croit ni à la souveraineté-marché ni au « choisir ses dépendances ». Le pivot argumentatif du groupe est que la dépendance est un choix politique : elle est « assumée, organisée, voire désirée par les administrations publiques ou même par l'État, sous forme de politiques publiques incitatives » (Saint-Martin, M. Henri Verdier). Le groupe conteste frontalement ce choix.

Rupture assumée avec les hyperscalers américains, pas de pragmatisme. C'est l'axe le plus tranché. Taché (des représentants en France des Gafam) instruit à charge le kill switch, le Cloud Act, le FISA et l'extraterritorialité, en rappelant que « la plupart de vos entreprises ont financé la campagne de l'actuel président des États-Unis ». Saint-Martin (M. Henri Verdier) dénonce le contrat DGSI-Palantir et la « philosophie » de Peter Thiel, « acteurs qui ne nous veulent pas forcément du bien ». Amazon pour l'euro numérique est jugé « scandaleux » (Le Gall, M. Henri Verdier).

Cloud souverain défendu comme objectif — mais le groupe va plus loin en interrogeant le tout-cloud lui-même. Le Gall (M. Henri Verdier) refuse « l'abandon du label de cloud souverain » qu'entérinerait le Cybersecurity Act 2, mais pose une seconde piste, plus radicale et écologiste : « Avons-nous réellement besoin du tout-cloud ? » — sobriété numérique et réduction des centres de calcul. Bleu/S3NS ne sont pas nommés dans ce corpus.

Régulation IA/plateformes et transparence démocratique. Saint-Martin porte l'écologie politique du numérique (Campus IA de Fouju : 100 ha de terres arables, 1,4-1,6 GW « le niveau de Flamanville », M. Arthur Mensch), la critique de la « bulle » financière et des « valorisations indécentes » (M. Arthur Mensch), les « travailleurs du clic » (M. Arthur Mensch), la reprise en main des plateformes via HelloQuitteX de Chavalarias contre Musk (Mme Maud Quessard), et le contrôle démocratique des algorithmes publics via l'Odap — dont la CNAF et son « contrôle social » des « assistés » (Mme Soizic Pénicaud).

Responsables désignés : d'abord l'État et le gouvernement eux-mêmes (dépendance organisée, politique d'attraction du fonds MGX d'Abou Dabi qui « capte la valeur hors du territoire », M. Henri Verdier/M. Arthur Mensch) ; ensuite les GAFAM et Big Tech (Palantir, Musk, Amazon, financeurs de Trump).

2. Stratégie de questionnement

Le groupe s'informe peu : il instruit à charge et utilise l'audition comme tribune pour valider sa propre thèse. Patterns récurrents :

3. Députés clés