La part du citoyenTikTok et les mineurs

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Addiction, usage problématique et sevrage

La commission a buté sur un mot. Faut-il dire que les mineurs sont « addicts » à TikTok, ou seulement qu'ils en font un « usage problématique » ? Le corpus expose une ligne de fracture nette entre une clinique qui voit des symptômes de dépendance tous les jours et une science qui refuse de valider le terme, avec un point d'accord tacite : personne ne conteste que quelque chose ne va pas.

Le camp de l'addiction cogne fort et par images. Bruno Patino (cr04c) affirme qu'« en 2025, TikTok peut être considéré comme la version ultime des produits d'addictologie » et parle d'un « rail de passivité sucrée » ; il illustre la perte de contrôle par une scène banale : « Vous pensez regarder TikTok cinq minutes avant de vous endormir et vous y êtes toujours deux heures après, sans en avoir tiré une réelle satisfaction. » Les cliniciens décrivent des comportements de manque plus que des contenus : pour Karine de Leusse (cr19a), « le scroll est devenu un geste réflexe, un toc numérique, compulsif », et le smartphone tient du « biberon » numérique dont les enfants, « comme un bébé, hurlent quand on leur retire ». Le pédiatre Philippe Babe (cr19a) pousse le trait avec un fait de terrain : « Certains en viennent à appeler le 15 pour signaler des actes de maltraitance lorsqu'on les empêche d'accéder aux réseaux sociaux. » Le sevrage devient ici la preuve de l'addiction — Sabine Duflo (cr08b) lit de même le contournement par VPN comme « la preuve du caractère éminemment addictif des écrans ».

En face, le refus est de méthode. Serge Tisseron (cr06c) tranche : « il serait inapproprié de parler d'addiction aux réseaux sociaux » ; Sylvie Dieu-Osika (cr06c) préfère « usage problématique ou excessif » ; Grégoire Borst (cr06c) s'en tient au fait que « l'Organisation mondiale de la santé n'a pas classifié cette utilisation comme telle ». Amélie Ébongué (cr03a) déplace la cause : « C'est l'usage des réseaux sociaux de manière excessive et sans régulation qui altère le comportement et l'humeur des individus » — pas TikTok en soi.

La tension est portée à l'intérieur d'un seul témoin. Amine Benyamina (cr13a) constate dans son service « de nombreux jeunes dépendants aux réseaux sociaux, à TikTok en particulier », pris en charge « de manière similaire aux addictions aux substances comme le cannabis ou l'alcool » — puis concède aussitôt que « sur le plan académique, en revanche, l'addiction aux écrans ou aux réseaux sociaux n'est pas officiellement reconnue dans les classifications internationales ». Il assume l'arbitrage : « je n'attends pas, en tant que praticien, que soient établis des critères formels pour initier une prise en charge. » La rapporteure Laure Miller (M. Franck Lecas) enregistre elle-même la controverse : « la dépendance aux écrans reste une notion controversée dans le milieu scientifique ».

Le cadrage présuppose souvent que l'objet de l'addiction serait l'algorithme. Deux voix le contestent sans nier la dépendance : Bernard Basset (M. Franck Lecas) situe le phénomène « principalement » du côté d'« une addiction aux contenus », l'algorithme n'étant qu'« un facteur additionnel ». Et Mehdi Arfaoui (cr03b) rapporte une enquête où « deux tiers des personnes interrogées dans cette enquête disent se sentir piégées » — donnée à charge sur le vécu — mais avance aussi que « dans une classe, 40 % à 50 % des élèves peuvent avoir arrêté de la consulter », estimation de terrain qui suggère un sevrage possible et spontané.

Qui en parle

  • Bruno Patino (Arte France, cr04c) — TikTok comme « produit d'addictologie » ultime ; perte de contrôle temporel.
  • Amine Benyamina (Commission d'experts sur l'impact de l'exposition des jeunes aux écrans, cr13a) — dépendance traitée comme une addiction à substances, tout en rappelant l'absence de reconnaissance académique.
  • Karine de Leusse (psychologue / psychothérapeute clinicienne, cr19a) — scroll compulsif, « biberon » numérique, inversion de l'autorité familiale.
  • Philippe Babe (pédiatre, urgences pédiatriques CHU Lenval Nice, cr19a) — appels au 15 pour « maltraitance » lors du retrait.
  • Sabine Duflo (psychologue clinicienne / collectif Attention, cr08b) — le contournement prouverait le caractère addictif.
  • Serge Tisseron (Université Paris Cité / académie des technologies, cr06c) — refus du terme d'addiction.
  • Sylvie Dieu-Osika (CoSE / AP-HP, cr06c) — préfère « usage problématique ou excessif ».
  • Grégoire Borst (LaPsyDÉ - CNRS / Université Paris Cité, cr06c) — l'OMS n'a pas classifié cet usage.
  • Amélie Ébongué (cr03a) — l'usage excessif non régulé, pas la plateforme en soi.
  • Bernard Basset (Association Addictions France, M. Franck Lecas) — addiction aux contenus, algorithme en « facteur additionnel ».
  • Mehdi Arfaoui (CNIL - laboratoire d'innovation numérique, cr03b) — sentiment d'être piégé, mais désappropriation spontanée mesurable.
  • Nasser Sari (créateur de contenu, cr24e) — « Ne vous lancez pas sur les réseaux » ; reproche à l'audition de l'avoir visé plutôt que l'algorithme.
  • Sarah Bouchahoua (Snapchat, cr30b) — concède que des fonctionnalités comme les Snapstreak « peuvent être considérées comme addictives ».
  • Laure Miller (rapporteure, EPR, M. Franck Lecas et cr30b) — acte la controverse scientifique, interroge les plateformes sur leur contribution à la dépendance.
  • Gaëlle Berbonde (Algos Victima - mère de Juliette, cr11b) — appel à « sortir de l'hypnose collective ».
Interventions regroupées (25 citations · 11 auditions)

Domaine : Addiction & design captateur d'attention · Sujet : addiction-usage-problematique

Couverture : 25 citations · 9 positions · 11 auditions

_Slugs bruts fusionnés : addiction-usage-problematique, usage-problematique-vs-addiction, addiction-reseaux-sociaux, addiction-ecrans-vs-contenus, usage-excessif-alteration-humeur, usage-compulsif-scroll, tiktok-drogue-addiction, snapstreak-flammes-addiction, desappropriation-sevrage, arret-reseaux-sociaux, decroissance-numerique-eviction_

Positions exprimées

  • M. Grégoire Borst (cr06c) : Tisseron : il est inapproprié de parler d'addiction aux réseaux (diversité des usages, ni sevrage ni rechute, contrairement au gaming disorder de l'OMS) ; parler d'usage problématique ne change pas l'approche thérapeutique. _(tranchant 4)_
  • M. Mehdi Arfaoui (cr03b) : Une proportion non négligeable d'adolescents se désapproprie spontanément TikTok (stigmate, sevrage, suppression) ; la régulation devrait s'appuyer sur ces dynamiques plutôt que les ignorer (Arfaoui). _(tranchant 3)_
  • M. Elie Andraos (cr08b) : Erhel et Andraos privilégient « usage problématique » (absence dans le DSM et la CIM, risque de surpathologisation) ; Duflo emploie « addiction » mais juge le terme secondaire. _(tranchant 3)_
  • M. Nasser Sari (cr24e) : Il a décidé, trois mois avant l'audition et non à cause de la commission, de suspendre ses réseaux pour préserver sa santé mentale ; il déconseille désormais de se lancer sur les réseaux. _(tranchant 3)_
  • Mme Amélie Ébongué (cr03a) : Ce n'est pas TikTok en soi mais l'usage excessif et non régulé des réseaux qui altère comportement et humeur, même si le design de la plateforme est pensé pour susciter un plaisir constant. _(tranchant 2)_
  • M. Bruno Patino (cr04c) : TikTok est en 2025 la « version ultime des produits d'addictologie », un « rail de passivité sucrée » dont personne, quel que soit son âge, ne sort. _(tranchant 2)_
  • (table ronde) (cr13a) : Cliniquement, la dépendance à TikTok se traite comme une addiction, même si elle n'est pas encore reconnue dans les classifications internationales ; le soin prime sur la nosographie. _(tranchant 2)_
  • M. Franck Lecas (M. Franck Lecas) : Sans trancher le débat scientifique, l'association considère qu'il s'agit principalement d'une addiction aux contenus, favorisée par l'algorithme (facteur additionnel) et la rapidité d'enchaînement des contenus courts. _(tranchant 2)_
  • Mme Sarah Bouchahoua (cr30b) : Certaines fonctionnalités (Snapstreak) peuvent être considérées comme addictives mais restent facultatives, sans notification, et leurs effets de bord sont corrigés. _(tranchant 1)_

Citations (verbatim, sourcées)

« C’est l’usage des réseaux sociaux de manière excessive et sans régulation qui altère le comportement et l’humeur des individus. »

Amélie Ébongué (audite, audition cr03a, 2025-04-03)

_Position à décharge partielle : elle attribue l'altération à l'usage excessif (et à l'absence de régulation) plutôt qu'à la plateforme intrinsèquement — nuance sur la causalité._

« Notre enquête a permis de montrer que TikTok est une plateforme très stigmatisée aux yeux des adolescents et de leurs parents, souvent décrite comme une application chronophage dont ils aimeraient se défaire. »

M. Mehdi Arfaoui — CNIL (laboratoire d'innovation numérique) (audite, audition cr03b, 2025-04-03)

_Établit que la stigmatisation de TikTok vient des jeunes eux-mêmes, ce qui fonde la thèse de la désappropriation comme levier de régulation._

« deux tiers des personnes interrogées dans cette enquête disent se sentir piégées et préféreraient utiliser d’autres plateformes pour effectuer les mêmes activités. »

M. Mehdi Arfaoui — CNIL (laboratoire d'innovation numérique) (audite, audition cr03b, 2025-04-03)

_Chiffre (deux tiers) attribué à l'étude citée : sentiment d'être piégé, appétence pour des substituts. Concerne des étudiants, pas des mineurs._

« Dans une classe, 40 % à 50 % des élèves peuvent avoir arrêté de la consulter. »

M. Mehdi Arfaoui — CNIL (laboratoire d'innovation numérique) (audite, audition cr03b, 2025-04-03)

_Ordre de grandeur avancé sur l'ampleur de la désappropriation de TikTok en classe, en réponse à la rapporteure qui la juge marginale. Estimation de terrain, non une statistique représentative._

« En 2025, TikTok peut être considéré comme la version ultime des produits d’addictologie. Si on comparait les réseaux sociaux à une forme de drogue addictive, cette plateforme serait la formule parfaite. Elle vous met dans un rail de passivité sucrée. »

Bruno Patino — Arte France (audite, audition cr04c, 2025-04-23)

_Jugement le plus tranché de l'audition sur TikTok ; caractérisation à charge, présentée comme l'opinion argumentée de l'auditionné, non comme un fait cliniquement établi._

« Vous pensez regarder TikTok cinq minutes avant de vous endormir et vous y êtes toujours deux heures après, sans en avoir tiré une réelle satisfaction. »

Bruno Patino — Arte France (audite, audition cr04c, 2025-04-23)

_Illustration parlante de la perte de contrôle temporel ; description d'usage par Patino (image de la boulimie)._

« demander à un adolescent de vous montrer son fil TikTok est, à mon avis, l’une des questions les plus intrusives que vous pouvez lui poser. »

Bruno Patino — Arte France (audite, audition cr04c, 2025-04-23)

_Illustre la personnalisation intime du fil (lien algorithme/intimité) comme source de dépendance ; observation de l'auditionné._

« Je pense qu'il est pertinent de parler d'usage problématique ou excessif. »

Sylvie Dieu-Osika — Collectif Surexposition écrans (CoSE) / AP-HP (audite, audition cr06c, 2025-04-29)

_Réponse à la rapporteure sur le terme approprié : Dieu-Osika écarte « addiction » au sens strict au profit d'« usage problématique », tout en listant des critères de type addictif._

« En conclusion, il serait inapproprié de parler d'addiction aux réseaux sociaux. »

Serge Tisseron — Université Paris Cité / académie des technologies (audite, audition cr06c, 2025-04-29)

_Position tranchée de Tisseron : le concept d'addiction (défini par l'OMS pour le gaming) ne s'applique pas aux réseaux, du fait de la diversité des usages et de l'absence de sevrage/rechute._

« À ce jour, l'Organisation mondiale de la santé n'a pas classifié cette utilisation comme telle. »

Grégoire Borst — LaPsyDÉ - CNRS / Université Paris Cité (audite, audition cr06c, 2025-04-29)

_Rappel factuel : l'OMS n'a pas reconnu l'usage des réseaux comme addiction ; Borst renvoie la qualification aux addictologues et refuse de trancher hors de son champ._

« C’est la preuve du caractère éminemment addictif des écrans. »

Sabine Duflo — psychologue clinicienne / collectif Attention (audite, audition cr08b, 2025-05-06)

_Retourne l'argument du contournement (VPN) : loin d'invalider l'interdiction, il prouverait selon Duflo le caractère addictif. Lecture opposée à celle d'Erhel sur le même fait._

« Pour paraphraser le docteur Servane Mouton, il faut sortir de l’hypnose collective. »

Mme Gaëlle Berbonde — Algos Victima (mère de Juliette) (audite, audition cr11b, 2025-05-15)

_Appel à l'éviction du téléphone appuyé sur des références (Servane Mouton, Jonathan Haidt / « Génération anxieuse »)._

« Sur le plan clinique, je constate dans mon service d’addictologie la présence de nombreux jeunes dépendants aux réseaux sociaux, à TikTok en particulier, dont l’algorithme est particulièrement addictogène. Nous les prenons en charge de manière similaire aux addictions aux substances comme le cannabis ou l’alcool. »

Amine Benyamina — Commission d'experts sur l'impact de l'exposition des jeunes aux écrans (audite, audition cr13a, 2025-05-20)

_Témoignage clinique de terrain : le praticien assimile la dépendance à TikTok à une addiction à substances. Constat clinique, à distinguer de la reconnaissance académique (voir citation suivante)._

« Sur le plan académique, en revanche, l’addiction aux écrans ou aux réseaux sociaux n’est pas officiellement reconnue dans les classifications internationales. Seul le jeu pathologique a été reconnu comme une addiction comportementale, et ce après de longues discussions. »

Amine Benyamina — Commission d'experts sur l'impact de l'exposition des jeunes aux écrans (audite, audition cr13a, 2025-05-20)

_Nuance de prudence essentielle : l'addiction aux réseaux n'est pas reconnue officiellement. Établit clairement l'écart entre clinique et classification, ce qui tempère toute affirmation d'une addiction « établie »._

« je n’attends pas, en tant que praticien, que soient établis des critères formels pour initier une prise en charge. »

Amine Benyamina — Commission d'experts sur l'impact de l'exposition des jeunes aux écrans (audite, audition cr13a, 2025-05-20)

_Assume la primauté du soin sur la nosographie : le clinicien traite les dommages avérés sans attendre la reconnaissance officielle. Éclaire la tension clinique/classification._

« nous avons tendance à considérer qu’il s’agit principalement d’une addiction aux contenus, favorisée par l’algorithme, qui est un facteur additionnel : quand un contenu court et éphémère produit du plaisir, on a tendance à le renouveler. »

Bernard Basset — Association Addictions France (audite, audition de M. Franck Lecas, 2025-05-26)

_Nuance importante : l'association situe l'addiction du côté des contenus, l'algorithme n'étant qu'un « facteur additionnel » ; ne tranche pas le débat scientifique._

« Il ressort de nos auditions que la dépendance aux écrans reste une notion controversée dans le milieu scientifique. Dans quelle mesure considérez-vous que les réseaux sociaux relèvent de l’addiction ? »

Laure Miller — EPR (rapporteur, audition de M. Franck Lecas, 2025-05-26)

_La rapporteure teste la solidité scientifique du concept d'addiction aux écrans, en rappelant que la commission a entendu des positions prudentes ; cherche à situer l'association dans ce débat._

« Le scroll est devenu un geste réflexe, un toc numérique, compulsif, une caresse, un tic, un apaisement. »

Karine de Leusse — psychologue / psychothérapeute clinicienne (audite, audition cr19a, 2025-05-28)

_Décrit le mécanisme d'usage compulsif indépendamment du contenu ; support de l'argument « l'outil lui-même pose problème »._

« Les enfants sont devenus les terroristes de la maison et les parents ont peur pour leurs enfants et peur pour eux-mêmes. »

Karine de Leusse — psychologue / psychothérapeute clinicienne (audite, audition cr19a, 2025-05-28)

_Illustre l'inversion du rapport d'autorité familiale ; formule très forte, à charge, tirée de la clinique de l'auditionnée._

« Certains en viennent à appeler le 15 pour signaler des actes de maltraitance lorsqu’on les empêche d’accéder aux réseaux sociaux. »

Philippe Babe — pédiatre, chef de service des urgences pédiatriques CHU Lenval (Nice) (audite, audition cr19a, 2025-05-28)

_Anecdote clinique frappante sur l'inversion du rapport parents/enfants et la dépendance ; témoignage de l'auditionné._

« qui correspond en quelque sorte à un « biberon » numérique. Ils s’abreuvent de ce biberon et, comme un bébé, hurlent quand on leur retire. »

Karine de Leusse — psychologue / psychothérapeute clinicienne (audite, audition cr19a, 2025-05-28)

_Réponse à la rapporteure : l'objet smartphone favorise en lui-même l'usage régressif et excessif, au-delà du contenu._

« J’ai vraiment l’impression que les quarante-cinq minutes n’ont servi, pour certaines personnes, qu’à attaquer Nasdas. »

M. Nasser Sari (audite, audition cr24e, 2025-06-10)

_L'audité reproche à la commission d'avoir centré l'audition sur sa personne plutôt que sur TikTok et son algorithme, qu'il aurait souhaité aborder ; met en cause l'orientation de l'audition._

« Le conseil que j’ai à donner à toute personne qui veut se lancer sur les réseaux ? Ne vous lancez pas sur les réseaux. »

M. Nasser Sari (audite, audition cr24e, 2025-06-10)

_Conclusion de l'audition : message paradoxal d'un créateur à très forte audience décourageant l'entrée sur les réseaux, cohérent avec son insistance sur le coût psychologique du métier._

« Avez-vous pleinement conscience qu'ils peuvent contribuer à la dépendance aux écrans, en particulier à votre réseau social ? »

Laure Miller — EPR (rapporteur, audition cr30b, 2025-06-24)

_La rapporteure vise explicitement les émojis, cœurs et snapflammes comme dispositifs de captation, et qualifie au passage Snapchat de « réseau social »._

« Nous proposons également d'autres fonctionnalités, qui peuvent être considérées comme addictives, comme les Snapstreak – les fameuses flammes. »

Sarah Bouchahoua — Snapchat (audite, audition cr30b, 2025-06-24)

_Aveu partiel : la plateforme reconnaît le caractère potentiellement addictif des flammes tout en le relativisant (facultatif, sans notification, corrigé)._