La part du citoyenAudiovisuel public

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L'INA (archives, dépôt légal)

Le sujet de l'Institut national de l'audiovisuel n'apparaît, dans le corpus, qu'au fil d'une seule audition (M. Fabrice Lacroix, 2026-02-19), qui oppose son président M. Fabrice Lacroix au rapporteur M. Charles Alloncle. Deux lignes s'y confrontent : la défense de l'efficience et de la mission patrimoniale de l'INA d'un côté, la mise en cause du coût, du modèle de financement et du périmètre de la mission de l'autre.

La défense budgétaire de l'INA. Selon M. Lacroix (M. Fabrice Lacroix), l'INA « coûte 1,50 euro par an à chaque Français, soit 12 centimes d'euro par mois ! » — chiffre présenté comme la preuve d'un bon usage de l'argent public et avancé par l'INA à partir du rapport de la Cour des comptes. Il soutient que les ressources publiques de l'établissement ont en réalité diminué en euros constants entre 2015 et 2022. Il fait aussi valoir que certaines missions obligatoires s'alourdissent sans contrepartie : « L'exemple type est le dépôt légal, dont le volume a doublé entre 2015 et 2022 mais qui ne produit aucun revenu », argument opposé aux marges de productivité attendues. Il défend enfin la portée universelle de l'institut, qui n'est pas « seulement la "petite madeleine des boomers" [...], mais [...] avant tout le média patrimonial de tous les Français ».

Le recadrage chiffré du rapporteur. M. Alloncle (M. Fabrice Lacroix) oppose au coût par habitant les montants absolus : « le budget total de l'INA s'élève à 150 millions d'euros par an, dont 103 millions de dotation publique. » La fiche indique que ce recadrage prépare une comparaison avec les 53 M€ de dépenses d'archives de l'État et une critique du modèle payant.

Le clivage sur la tarification des archives (Madelen). M. Lacroix (M. Fabrice Lacroix) défend le caractère payant de l'accès enrichi aux archives comme légitime et nécessaire pour financer restauration, qualité et rémunération des ayants droit ; sa gratuité, dit-il, supposerait un financement public complémentaire. Il recourt à une analogie ferroviaire : « Même si les contribuables ont payé très cher pour le réseau ferroviaire, on considère comme légitime que les usagers du train payent leur billet. C'est un peu la même logique. » Le rapporteur, lui, inscrit sa critique du modèle payant dans le prolongement de son recadrage budgétaire.

Le périmètre de la mission et le grief de biais. M. Alloncle (M. Fabrice Lacroix) met en cause la fonction de contextualisation de l'INA : « N'avez-vous pas franchi une ligne rouge ? Est-ce vraiment le cœur de votre mission que de commenter, notamment en pleine période électorale, une alliance ou un contexte politique [...] ? » L'accusation — que commenter l'actualité politique sortirait du rôle d'archiviste — est portée par le rapporteur ; elle n'est pas établie comme un fait dans la fiche.

L'intelligence artificielle. Selon M. Lacroix (M. Fabrice Lacroix), l'INA a pris une avance sur l'IA « qu'il faut absolument préserver en continuant à investir, sous peine de la perdre rapidement ». Aucun contradicteur n'est cité sur ce point.

Qui en parle

  • M. Fabrice Lacroix (INA, audité, M. Fabrice Lacroix) : défend l'efficience budgétaire (1,50 €/an/Français), la légitimité de la tarification Madelen, le poids non financé du dépôt légal, la mission patrimoniale universelle et la nécessité d'investir dans l'IA.
  • M. Charles Alloncle (rapporteur, UDR, M. Fabrice Lacroix) : recadre le coût par les montants absolus (150 M€ dont 103 M€ de dotation publique), critique le modèle payant et interroge le périmètre de la mission (contextualisation en période électorale).
Interventions regroupées (6 citations · 1 auditions)

Domaine : Les autres entités et le fonctionnement interne · Sujet : ina

Couverture : 6 citations · 3 positions · 1 auditions

_Slugs bruts fusionnés : missions-ina, financement-cout-ina, madelen-tarification-archives, depot-legal, intelligence-artificielle-ina_

Positions exprimées

  • M. Fabrice Lacroix (M. Fabrice Lacroix) : L'INA coûte très peu au contribuable (1,50 euro par an) et a fait une excellente utilisation de l'argent public, ses ressources publiques ayant en réalité diminué en euros constants entre 2015 et 2022. _(tranchant 3)_
  • M. Fabrice Lacroix (M. Fabrice Lacroix) : Défend la tarification de l'accès enrichi aux archives (Madelen) comme légitime et nécessaire pour financer restauration, qualité et rémunération des ayants droit ; sa gratuité supposerait un financement public complémentaire. _(tranchant 3)_
  • M. Fabrice Lacroix (M. Fabrice Lacroix) : L'INA a pris une avance sur l'IA qu'il faut absolument préserver en continuant à investir, sous peine de la perdre rapidement. _(tranchant 2)_

Citations (verbatim, sourcées)

« l’INA coûte 1,50 euro par an à chaque Français, soit 12 centimes d’euro par mois ! »

M. Fabrice Lacroix — INA (audite, audition de M. Fabrice Lacroix, 2026-02-19)

_Argument central de la défense budgétaire : chiffrer un coût minime par habitant pour établir que l'INA fait bon usage de l'argent public. Chiffre avancé par l'INA à partir du rapport de la Cour des comptes._

« N’avez-vous pas franchi une ligne rouge ? Est-ce vraiment le cœur de votre mission que de commenter, notamment en pleine période électorale, une alliance ou un contexte politique, alors que ces éléments n’ont rien à voir avec l’histoire ? »

M. Charles Alloncle — UDR (rapporteur, audition de M. Fabrice Lacroix, 2026-02-19)

_Le rapporteur relie l'accusation de biais à la mission de l'INA : commenter l'actualité politique, surtout en période électorale, sortirait du rôle d'archiviste. Angle : requalifier la contextualisation comme éditorialisation partisane._

« Même si les contribuables ont payé très cher pour le réseau ferroviaire, on considère comme légitime que les usagers du train payent leur billet. C’est un peu la même logique. »

M. Fabrice Lacroix — INA (audite, audition de M. Fabrice Lacroix, 2026-02-19)

_Analogie justifiant le modèle payant de Madelen face à l'objection que les archives « appartiennent aux Français » : le financement public d'une infrastructure n'exclut pas une contribution de l'usager pour l'accès enrichi._

« Je précise que le budget total de l’INA s’élève à 150 millions d’euros par an, dont 103 millions de dotation publique. »

M. Charles Alloncle — UDR (rapporteur, audition de M. Fabrice Lacroix, 2026-02-19)

_Recadrage chiffré du rapporteur : il oppose au « 1,50 euro par Français » le budget total et la part de dotation publique, préparant la comparaison avec les 53 M€ de dépenses d'archives de l'État et la critique du modèle payant._

« L’exemple type est le dépôt légal, dont le volume a doublé entre 2015 et 2022 mais qui ne produit aucun revenu. »

M. Fabrice Lacroix — INA (audite, audition de M. Fabrice Lacroix, 2026-02-19)

_Argument sur la structure de coûts : certaines missions obligatoires (dépôt légal) s'alourdissent sans financement supplémentaire ni recette, ce qui limite les marges de productivité attendues par le rapporteur._

« l’INA n’est pas seulement la « petite madeleine des boomers » – passez-moi l’expression –, mais il est avant tout le média patrimonial de tous les Français. »

M. Fabrice Lacroix — INA (audite, audition de M. Fabrice Lacroix, 2026-02-19)

_Formule illustrant la thèse du rajeunissement et de l'universalisation de l'audience de l'INA, argument de légitimité face au questionnement sur l'utilité et l'efficience du service public._