Nicolas Bonnet
Role dans la commission : Depute membre — groupe ECOS (Ecologiste et Social)
Biographie
Nicolas Bonnet, ne le 11 fevrier 1981 a Clermont-Ferrand et ayant grandi a Issoire, est un homme politique ecologiste francais, depute de la 3e circonscription du Puy-de-Dome depuis 2024. Il ne doit pas etre confondu avec Nicolas Bonnet-Oulaldj, elu communiste parisien.
Ingenieur de formation, il est diplome de l'ISIMA (Institut superieur d'informatique, de modelisation et de leurs applications) de Clermont-Ferrand en 2003, ou il a etudie l'informatique et la modelisation. Il a exerce comme ingenieur et cadre technique dans le secteur des technologies de l'information — un profil directement lie aux sujets de la commission (logiciel, IA, souverainete numerique).
Engage chez Les Verts / Europe Ecologie-Les Verts (EELV) depuis 2006, il a ete secretaire regional d'EELV pour l'Auvergne (2011 - juin 2016), puis president du conseil federal du parti (jusqu'en novembre 2019). Elu au conseil municipal de Clermont-Ferrand en mars 2014 et reelu en 2020, il y a exerce comme adjoint au maire de septembre 2014 a aout 2024, en charge notamment de l'ecologie urbaine, des mobilites actives, de la qualite de l'air, de l'agriculture et de l'alimentation.
Il est elu depute de la 3e circonscription du Puy-de-Dome le 7 juillet 2024 (37,12 % au second tour), sous l'etiquette Les Ecologistes - EELV, dans le cadre du Nouveau Front populaire. Il siege au sein du groupe Ecologiste et Social (ECOS) et est membre de la commission du Developpement durable et de l'amenagement du territoire. C'est son premier mandat de depute.
Dans la commission
Nicolas Bonnet intervient comme depute (14 interventions recensees sur les auditions Mme Mélanie Dulong de Rosnay, des directeurs des systèmes d’information d’organismes de recherche, Table ronde, ouverte à la presse, sur les infrastructures numériques, M. Bernard Benhamou, M. Michel Paulin, M. Charles-Antoine Beyney, des représentants en France des Gafam). Ses questions, techniquement informees par son profil d'ingenieur informatique, dessinent une ligne ecologiste tres coherente : primaute du logiciel libre et des communs numeriques, sobriete face a l'expansion des data centers et de l'IA generative, et role actif de l'Etat comme garant de la souverainete.
Logiciel libre et communs numeriques (fil conducteur). C'est son theme le plus recurrent. Il pousse les DSI a aller plus loin dans la migration vers le libre : « je souhaiterais savoir si vous avez envisage une migration plus globale des postes utilisateurs vers Linux » (des directeurs des systèmes d’information d’organismes de recherche), en insinuant que les freins relevent de l'habitude plus que de l'impossibilite technique. Il oppose maitrise du code et confiance aveugle : « L'interet de l'open source, je crois, c'est qu'on peut en faire ce que l'on veut, contrairement a une solution americaine ou l'on ne peut que faire confiance » (des directeurs des systèmes d’information d’organismes de recherche), et fait du libre un choix collectif : « c'est en revenant collectivement vers le libre que celui-ci s'ameliorera » (des directeurs des systèmes d’information d’organismes de recherche). Il defend l'action publique en la matiere face aux acteurs prives : « J'ai du mal a reprocher a la Dinum [...] d'avoir travaille sur une suite bureautique a base de logiciels libres ou ouverts » (M. Michel Paulin).
Sobriete numerique et scepticisme sur les data centers / l'IA generative. Il assume ouvertement le vocabulaire ecologiste : « comment pourrions-nous envisager une forme de decroissance numerique ? » (Table ronde, ouverte à la presse, sur les infrastructures numériques). Il interroge la dependance materielle mono-fournisseur — « Peut-on aujourd'hui faire de l'intelligence artificielle sans les puces de Nvidia ? J'ai l'impression que non » (Table ronde, ouverte à la presse, sur les infrastructures numériques) — et conteste la rhetorique techno-solutionniste : « je ne suis pas certain que ce soit avec des mega-data centers que l'on resoudra le probleme du cancer » (M. Charles-Antoine Beyney). Il reclame des chiffres sur la part de calcul reellement utile face a « de grands operateurs d'IA generative capables de produire tout et surtout n'importe quoi » (M. Charles-Antoine Beyney) et elargit l'empreinte environnementale a l'amont (extraction, raffinage des terres rares, non-recyclage), y compris aupres des hyperscalers a qui il demande une analyse de cycle de vie avec l'Ademe (des représentants en France des Gafam).
Troisieme voie et role de l'Etat. Plutot que repliquer le modele americain, il plaide pour un modele differencie : « Envisager d'autres modeles, notamment bases sur les logiciels ouverts, me semblerait tres interessant et pourrait nous apporter une specificite qui inspirerait le reste du monde, au-dela des blocs americain, europeen et chinois » (M. Bernard Benhamou). Sur les donnees, il pousse vers un hebergement public souverain (evocation de France Connect, Mme Mélanie Dulong de Rosnay) et une regulation contraignante de la transparence des sources d'entrainement de l'IA : « Serait-il possible d'imposer la constitution d'un repertoire des noms de domaine alimentant les modeles d'entrainement ne serait-ce que pour permettre a ceux y figurant de reclamer une remuneration en contrepartie ? » (Mme Mélanie Dulong de Rosnay), liant remuneration des producteurs de contenus et fiabilite des IA.
Sources
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Bonnet_(homme_politique)
- https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA841507
- https://datan.fr/deputes/puy-de-dome-63/depute_nicolas-bonnet
- https://ecologisteetsocial.fr/2024/04/12/nicolas-bonnet/