Maxime Laisney
Role dans la commission : Depute membre — groupe LFI-NUPES
Biographie
Maxime Laisney est ne le 19 janvier 1981 a Lisieux (Calvados). Issu d'un milieu modeste (mere factrice, pere menuisier), il suit une licence en STAPS a l'universite de Caen, ou il milite a l'UNEF. Avant la politique, il exerce comme instituteur — notamment pendant plusieurs annees aupres des enfants du voyage — puis comme professeur des ecoles a Chelles (Seine-et-Marne).
Engage a gauche, il participe a la fondation du Parti de gauche aux cotes de Jean-Luc Melenchon, puis rejoint La France insoumise. Candidat LFI dans la 10e circonscription de Seine-et-Marne aux legislatives de 2017 (battu au second tour), il est elu depute de cette meme circonscription en juin 2022 sous l'etiquette LFI-NUPES, succedant a la deputee LREM Stephanie Do. Il est reelu en 2024 (sous l'etiquette du Nouveau Front populaire).
A l'Assemblee nationale (XVIe legislature), il siege a la commission des affaires economiques, dont il est secretaire. Il s'investit particulierement sur les questions energetiques, ou il defend la ligne de LFI : maitrise publique de l'energie, defiance envers le marche electrique, planification ecologique, sobriete et scenario d'un mix tres majoritairement (voire 100 %) renouvelable. Il a ete membre de la commission d'enquete sur la perte de souverainete et d'independance energetique de la France (octobre 2022 – avril 2023).
Dans la commission
Depute membre, Laisney intervient comme questionneur. Le dossier corpus recense 10 interventions reparties sur 7 auditions (M. Yves Bouvier & Mme Nathalie Ortar, M. Jean-Marc Jancovici, M. Jacques Percebois & M. Xavier Jaravel, M. Bruno Bensasson, M. Jacky Chorin e.a., M. Jean-Louis Borloo, Mme Nathalie Kosciusko-Morizet). Son angle est constant et explicitement politique : il instruit le proces de la liberalisation et du marche electrique, conteste la relance du nouveau nucleaire, et plaide pour une reprise en main publique de toute la filiere.
Lignes de force de ses questions :
- Critique democratique de la relance nucleaire. Il reproche que les citoyens soient « depossedes de leur pouvoir » et reduits a un role de « consommacteurs », et denonce des EPR « annonces avant le debat public » (M. Yves Bouvier & Mme Nathalie Ortar).
- Batterie d'arguments anti-nucleaire. Il accumule les angles d'attaque (corrosion sous contrainte, delais, secheresse/refroidissement, cout et dette d'EDF, dechets) : « Est-ce vraiment raisonnable de parier la-dessus pour lutter contre le rechauffement climatique ? » (M. Jean-Marc Jancovici). Devant une ancienne ministre, il juge la relance EPR2 deraisonnable au vu des dechets satures et des risques climatiques sur l'eau (Mme Nathalie Kosciusko-Morizet), et evoque les « 20 millions de tonnes de dechets nucleaires laisses a l'air libre au Niger » (M. Jean-Louis Borloo).
- Defiance envers le marche, planification publique. Il defend le retour aux tarifs reglementes pour tous et un acheteur unique national de type RTE signant des contrats de long terme — « En ce moment, le marche "ne marche pas" et nous avons besoin de la decision politique » (M. Jacques Percebois & M. Xavier Jaravel) ; il pose que « l'electricite devrait etre prise en main par l'Etat et non laissee a la main du marche » (Mme Nathalie Kosciusko-Morizet).
- Defense d'EDF integre et des statuts. Il s'inquiete d'un « retour du projet Hercule sous un autre nom » et d'une cession des activites renouvelables d'EDF (M. Bruno Bensasson), et oppose au modele des contrats gre a gre (PPA) un operateur public unique d'achat au cout de production. Avec les syndicats, il liste les convergences (EPIC, fin de l'ARENH, TRV, acheteur public) tout en assumant sa difference sur un mix 100 % renouvelable (M. Jacky Chorin e.a.).
- Surete et conditions sociales. Il relie sous-traitance, sante des travailleurs et surete : « Les sous-traitants recoivent 80 % des doses (...). N'est-ce pas la la veritable raison pour laquelle EDF prefere qu'ils restent externalises ? » (Mme Nathalie Kosciusko-Morizet), et conteste le recit d'EDF sur Flamanville : selon lui, les syndicats y voyaient « un prototype d'entrainement » plutot qu'une parade a la perte de competences (M. Jean-Louis Borloo).
Au total, ses interventions revelent une ligne LFI-NUPES coherente : anti-marche et anti-ARENH, pro-service public integre et acheteur public national, sobriete et planification, critique appuyee du nucleaire (historique pour son deficit democratique, nouveau pour ses risques et ses couts).
Sources
- https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA795516
- https://en.wikipedia.org/wiki/Maxime_Laisney
- https://maximelaisney.fr/qui-suis-je/
- https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/organes/autres-commissions/commissions-enquete/ce-independance-energetique/composition
- https://www.nosdeputes.fr/maxime-laisney