Virginie Duby-Muller
Role dans la commission : Depute membre — groupe DR (Droite republicaine)
Biographie
Virginie Duby-Muller, nee le 16 aout 1979 a Bonneville (Haute-Savoie), est une femme politique francaise membre des Republicains (LR). Diplomee de Sciences Po Grenoble (section service public, 2000), elle obtient en 2001 un DESS d'economiste d'entreprise a l'Universite Pierre-Mendes-France de Grenoble. Elle debute comme collaboratrice parlementaire a l'Assemblee nationale et en circonscription.
Engagee politiquement des 1997 au RPR (age de 18 ans), formation devenue l'UMP puis LR, elle est elue deputee de la 4e circonscription de Haute-Savoie en 2012 (succedant a Claude Birraux) et reelue lors des scrutins suivants (2017, 2022, 2024). Elle est egalement conseillere departementale du canton de Saint-Julien-en-Genevois (elue en 2015) et vice-presidente du Conseil departemental de Haute-Savoie en charge des affaires transfrontalieres et europeennes.
Au sein de son parti et de son groupe, elle occupe des fonctions dirigeantes : vice-presidente deleguee du groupe LR a l'Assemblee (depuis 2017) et vice-presidente deleguee du parti Les Republicains (depuis 2019, sous la presidence de Christian Jacob). A l'Assemblee, elle est membre de la commission des Affaires culturelles et de l'Education depuis 2012 — dont elle est secretaire depuis juillet 2024 — et siege a la Delegation aux droits des femmes. Elle a fait partie du groupe d'etudes « Cinema et production audiovisuelle ». Son ancrage de longue date sur les questions culturelles et de medias situe clairement son intervention dans la commission d'enquete sur l'audiovisuel public (aucune confusion d'homonyme : profil unique, deputee LR de Haute-Savoie specialisee sur les affaires culturelles).
Dans la commission
Deputee membre (groupe DR), Duby-Muller intervient a plusieurs auditions (crefs Mme Sibyle Veil, M. Patrick Cohen, M. Alexandre Kara, Mme Léa Salamé, M. Benjamin Oulahcene, M. Rodolphe Belmer). Sa ligne est celle d'une droite republicaine mesuree : elle partage le fond des critiques (biais editorial percu a gauche, gestion couteuse) mais se demarque du ton frontal de l'UDR et se pose en co-rapporteure implicite d'une reforme de l'audiovisuel public.
- Neutralite et pluralisme (Mme Sibyle Veil). Elle salue des reussites (Cour des comptes, virage numerique, podcasts, contenus jeunesse) mais pointe une orientation percue a gauche : « Gabriel Zucman, par exemple, a ete tres frequemment invite par les stations de votre groupe – Inter, Culture, Info – ainsi que sur la television publique, souvent sans contradicteur. » Elle vise les sujets climat/immigration juges partiaux « sans entrer dans des polemiques politiciennes ».
- Deontologie et independance (M. Patrick Cohen). Sur l'affaire Legrand/Cohen, elle condamne la captation (article 9 du code civil) tout en maintenant un probleme de fond : « un journaliste peut-il "faire ce qu'il faut", c'est-a-dire utiliser sa fonction pour influencer une election et, en l'occurrence, soutenir le Parti socialiste contre une candidate qui est par ailleurs votre ministre de tutelle ? »
- Gouvernance, RH et argent public (M. Alexandre Kara). Elle presse « cash » sur les recasages, indemnites de depart et fonctions fictives a France Televisions (depart negocie de Kara, poste « placard » sur l'IA, cheque de depart), avec une repartie sur les remunerations : « Il ne fallait pas se presenter pour devenir depute ! Il faut arreter le voyeurisme ! »
- Controle editorial (Mme Léa Salamé). Apres un message de soutien a Lea Salame, elle interroge deux defaillances (le « C'est Auschwitz » d'Ardisson dans une emission enregistree et montee ; la confusion Samuel Paty / Dominique Bernard non corrigee) et les mesures organisationnelles prises, distinguant la personne defendue des dysfonctionnements de process.
- Concurrence et perimetre du service public (M. Rodolphe Belmer). Elle cherche a faire dire que les chaines publiques empietent sur des terrains historiquement prives (divertissement, fiction grand public) et cree des distorsions de concurrence, revient sur l'echec de Salto et plaide implicitement un recentrage des missions du public.
- Tensions de commission (M. Benjamin Oulahcene). Elle intervient dans les frictions president/rapporteur d'un « Cessez de vous victimiser ! ».
Son fil conducteur : soutenir le principe d'une reforme de l'audiovisuel public en attaquant deux angles — le biais editorial percu a gauche et la gestion (temps de travail, absences, nominations) — tout en restant plus institutionnelle et moins polemique que le rapporteur UDR.
Sources
- https://en.wikipedia.org/wiki/Virginie_Duby-Muller
- https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA608826
- https://virginiedubymuller.fr/votre-depute/
- https://politique.pappers.fr/acteurs/virginie-duby-muller
- https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/organes/autres-commissions/commissions-enquete/ce-audiovisuel-public/composition