Domaine : Influenceurs, créateurs & encadrement du métier · Sujet : enfants-influenceurs
Couverture : 24 citations · 4 positions · 7 auditions
_Slugs bruts fusionnés : exposition-enfants-influenceurs, exposition-enfants-reseaux, exposition-enfants-sharenting, exposition-enfants-fast-fashion, enfants-influenceurs-monetisation, monetisation-contenus-enfants, mise-en-scene-enfants, consentement-enfants-image, placement-produit-enfants, humiliation-degradation-enfants_
Positions exprimées
- Mme Manon Tanti (cr24d) : Le couple défend l'apparition de ses enfants comme la continuité naturelle de sa vie publique de téléréalité, sans surexposition ni exploitation ; Manon Tanti affirme ne pas « se servir » de ses enfants pour gagner sa vie et qu'ils sont demandeurs. _(tranchant 3)_
- Mme Manon Tanti (cr24d) : Manon Tanti conteste tout caractère humiliant ou dégradant de ses vidéos, invoquant le rire des enfants et l'appartenance à une « trend » suivie par des millions de familles ; elle s'estime, comme mère, juge de ce qui est bon pour ses enfants. _(tranchant 3)_
- M. Thomas Rohmer (cr24a) : La monétisation de l'enfance via les enfants influenceurs (exposition publique sans consentement, mise en péril de la construction identitaire) est un sujet prioritaire ; l'OPEN a contribué au cadre législatif de 2020. _(tranchant 2)_
- Mme Manon Tanti (cr24d) : Manon Tanti reconnaît des manquements (Ora Bora, Shein) mais plaide l'ignorance de la loi et l'absence d'intention commerciale visant les enfants, en promettant de s'adapter. _(tranchant 2)_
Citations (verbatim, sourcées)
« Un exemple notable est celui du compte ArrêteLouloute, une créatrice de contenu qui a gagné en popularité en mettant en scène sa fille mineure dans des situations potentiellement embarrassantes ou problématiques. »
— Marie-Christine Cazaux — Collectif Mineurs, éthique et réseaux (Meer) (audite, audition cr09a, 2025-05-13)
_Exemple nominatif d'exposition d'enfant (sharenting) et de ses effets rapportés sur la fille (moqueries au collège). Cas cité par le collectif, relié à l'incitation économique._
« M. Laurent Correia constitue un exemple parfait de cette pratique. Il va jusqu’à utiliser ses enfants dans des publicités liées au trading . »
— M. Jean-Baptiste Boisseau — Collectif d’aide aux victimes d’influenceurs (AVI) (audite, audition cr13b, 2025-05-20)
_Exemple d’exposition de mineurs : l’enfant sert de caution à une publicité pour du trading. Cas cité par le collectif ; Delaporte réagira en rappelant l’illégalité de cette pratique._
« il est formellement proscrit de faire figurer un enfant dans une publicité pour du trading , activité qui requiert par ailleurs un enregistrement auprès de l’AMF. »
— M. Arthur Delaporte (president, audition cr13b, 2025-05-20)
_Le président rappelle le droit applicable : impliquer un mineur dans un contenu commercial est strictement encadré et généralement illégal, notamment pour le trading, et nécessite un contrat de mannequinat. Cadrage juridique, non une accusation._
« Cette plateforme s’est fait connaître par des danses d’enfants qui s’exposaient, parfois en famille. Il faut souligner que les contenus sont souvent monétisés. »
— Socheata Sim — CAMELEON Association France (audite, audition cr14a, 2025-05-22)
_Lie l'exposition des enfants sur TikTok à sa monétisation et à un moyen d'entrer en contact avec des enfants ; met en cause le modèle économique, sans données chiffrées._
« nous assistons à une monétisation de l’enfance et des moments d’expérimentation, périodes durant lesquelles les enfants devraient bénéficier de stabilité, de sécurité et d’intimité. »
— Angélique Gozlan — OPEN (audite, audition cr24a, 2025-06-10)
_Alerte sur les enfants influenceurs : exposition publique sans consentement et enjeu de construction identitaire — sujet sur lequel l'OPEN a légiféré (lois 2020)._
« ce sont ces propos affirmant que j’humilierais et que je dégraderais l’image de mes propres enfants. Ces accusations sont violentes, injustes et totalement déplacées. »
— Mme Manon Tanti (audite, audition cr24d, 2025-06-10)
_Rejet des accusations d'humiliation de ses enfants ; pose le cadre défensif de toute l'audition. Position de l'auditionnée._
« ils n’apparaissent que dans un cinquième à un dixième de mes vidéos – en tout cas, mon compte n’est pas lié uniquement à mes enfants. D’ailleurs, ils n’auront pas TikTok avant au moins 16 ans. »
— Mme Manon Tanti (audite, audition cr24d, 2025-06-10)
_Défense chiffrée de la place des enfants dans ses contenus et de sa politique d'accès à TikTok ; déclaration invérifiable._
« Ce sont deux choses différentes. »
— Mme Manon Tanti (audite, audition cr24d, 2025-06-10)
_Réponse à la rapporteure qui liait le faible revenu TikTok à l'intérêt indirect des placements et aux comptes Instagram des enfants ; l'auditionnée sépare les deux enjeux._
« Mais la présence de vos enfants dans vos vidéos pose la question de leur consentement. »
— Laure Miller (rapporteur, audition cr24d, 2025-06-10)
_La rapporteure recentre sur le consentement des mineurs filmés, angle clé de la commission._
« j’ai en tête une vidéo de vos enfants avec la tête dans une bassine d’eau. C’est plus problématique. »
— Laure Miller (rapporteur, audition cr24d, 2025-06-10)
_La rapporteure pointe une vidéo précise comme problématique, distincte des contenus anodins ; cœur du reproche d'humiliation._
« avez-vous eu l’impression qu’ils souffraient ou qu’ils étaient morts de rire ? »
— Mme Manon Tanti (audite, audition cr24d, 2025-06-10)
_Ligne de défense sur le ressenti des enfants opposée à l'analyse de la réception publique ; appréciation personnelle, non un fait établi._
« Des millions de gens regardent vos vidéos et pourraient vous imiter, sans le faire correctement. Il y a aussi la question de l’humiliation. »
— Laure Miller (rapporteur, audition cr24d, 2025-06-10)
_La rapporteure déplace l'enjeu du ressenti de l'enfant vers l'effet d'imitation à grande échelle ; logique de responsabilité de l'influenceur._
« Je n’ai pas pensé que certains parents pouvaient le reproduire d’une mauvaise manière. »
— Mme Manon Tanti (audite, audition cr24d, 2025-06-10)
_Reconnaissance implicite de l'angle mort de l'effet d'imitation, tout en revendiquant avoir suivi une « trend » banale._
« La loi n° 2023-451 du 9 juin 2023 visant à encadrer l’influence commerciale et à lutter contre les dérives des influenceurs sur les réseaux sociaux, dite loi influenceurs, adoptée à mon initiative et à celle de M. Stéphane Vojetta, prévoit que la présence d’un enfant dans une vidéo de collaboration commerciale est soumise à la signature d’un contrat de mannequinat et que les revenus du placement de produit doivent être versés sur un compte séquestre. »
— Arthur Delaporte (president, audition cr24d, 2025-06-10)
_Rappel du cadre légal existant sur l'exposition commerciale des enfants ; base juridique des reproches faits aux Tanti._
« même si vous n’en aviez pas conscience, exposer votre fille dans cette vidéo était illégal. »
— Arthur Delaporte (president, audition cr24d, 2025-06-10)
_Qualification juridique posée par le président sur le placement Ora Bora ; appréciation du président en séance, distincte d'une décision de justice._
« Ce qui alimente votre notoriété et la viralité de vos contenus, c’est donc l’exposition de vos enfants. »
— Arthur Delaporte (president, audition cr24d, 2025-06-10)
_Thèse du président liant notoriété et exposition des enfants, immédiatement contestée par l'auditionnée ; affirmation du président, non établie._
« Non, puisque si je n’avais pas eu d’enfants, j’aurais fait exactement la même chose et j’aurais aussi très bien gagné ma vie. »
— Mme Manon Tanti (audite, audition cr24d, 2025-06-10)
_Réfutation directe de la thèse du président sur la dépendance de sa notoriété à ses enfants ; position de l'auditionnée._
« Vous avez gagné de l’argent en mettant en scène vos enfants. Cela ne respecte pas le cadre légal. »
— Arthur Delaporte (president, audition cr24d, 2025-06-10)
_Constat du président sur la publicité Shein postée trois jours avant l'audition ; qualification en séance, débouchant sur un signalement DGCCRF._
« Pensez-vous qu’à 4 ans on peut consentir à la diffusion de son image ? »
— Arthur Delaporte (president, audition cr24d, 2025-06-10)
_Question du président visant à établir l'impossibilité du consentement d'un très jeune enfant ; angle central sur les droits de l'enfant._
« Je ne me sers pas de mes enfants pour faire de l’argent sur mes réseaux sociaux. Je fais de l’argent sur les réseaux sociaux grâce à mon quotidien, dont mes enfants font partie. »
— Mme Manon Tanti (audite, audition cr24d, 2025-06-10)
_Distinction défendue par l'auditionnée entre exposer sa vie (dont les enfants) et exploiter commercialement les enfants ; ligne de défense récurrente._
« Je ne suis pas contre une nouvelle régulation si tout le monde est dans le même panier, les personnes connues et pas connues. »
— Mme Manon Tanti (audite, audition cr24d, 2025-06-10)
_Ouverture conditionnelle à la régulation de la publication de photos d'enfants, sous réserve d'égalité de traitement ; contribution au débat législatif._
« nous avons préparé un amendement permettant d’ajouter une interdiction de publicité pour la fast-fashion sur les réseaux sociaux, avec l’ajout d’une habilitation de la DGCCRF pour en renforcer l’efficacité. »
— M. Léonard Brudieu — DGCCRF (audite, audition cr29c, 2025-06-19)
_Montre la stratégie de la DGCCRF : élargir son habilitation par amendements sectoriels (fast-fashion adopté ; santé recalé comme cavalier)._
« Ces comptes et ces contenus diffusés en masse sont, dans de nombreux cas, créés par des mineurs pour des mineurs. »
— Valentin Petit — agence CAPA (audite, audition cr30c, 2025-06-24)
_Point saillant pour une commission sur les mineurs : les producteurs comme les cibles de ces contenus seraient souvent mineurs. Constat d'enquête, non une statistique._
« ce sont en fait des conseils de harcèlement, notamment envers les jeunes filles. »
— Tristan Boursier — Cevipof (audite, audition cr30c, 2025-06-24)
_Requalifie les « conseils de drague » masculinistes adressés à un public de collégiens comme incitation au harcèlement. Interprétation du chercheur._