La part du citoyenTikTok et les mineurs

Explorer · Régulation européenne (DSA / DMA)

Sanctions et amendes (DSA)

Sur ce sujet, le corpus ne se divise pas sur le principe de la sanction — presque personne ne la conteste — mais sur ce qui fait défaut : le texte, ou la capacité à s'en servir. Et, plus discrètement, sur ce que le mot « sanction » désigne au juste : la plateforme, ou l'utilisateur.

Le premier camp martèle un raisonnement simple, économique. Pour Stéphanie Mistre (Algos Victima, cr11b), « ces plateformes ont un but lucratif » et il faut « leur infliger des sanctions économiques, les faire payer, pour qu'elles comprennent ». Audrey Chippaux (cr16a) y revient à plusieurs reprises : « Il faut des sanctions, pas de simples rappels à l'ordre », et va plus loin — « ils ne comprendront pas tant qu'il n'y aura pas des sanctions financières ou, pire, des peines de prison ». Isabelle Rauch (cr19b) érige la thèse en condition : « Tant que des sanctions économiques ne seront pas instaurées, nous ne parviendrons pas à maintenir la régulation. » Elle ajoute qu'« à chaque fois que des sanctions financières ont été prononcées, elles ont prouvé leur efficacité » — affirmation avancée sans exemple chiffré dans son propos.

La contradiction ne vient pas d'une défense des plateformes, mais des administrations qui manient l'outil. Cécile Augeraud (Ofac/Pharos, cr18d) déplace la question : « Nous n'identifions pas aujourd'hui de véritables failles dans la législation qui nous empêcheraient réellement d'agir » — le levier existe déjà, ce sont « des sanctions financières particulièrement conséquentes ». Donatien Le Vaillant (Miviludes, cr08a) tient la même ligne de méthode, appliquer « avant d'envisager » toute évolution, mais concède aussitôt la faiblesse du dispositif : « les agents de l'État, y compris au sein de notre propre service, ne disposent pas encore de la formation nécessaire ». Chippaux, elle, doute du tempo légal : le délai est tel « que les personnes visées et les plateformes sont déjà passées à autre chose ».

Côté chiffres, deux registres coexistent sans être confondus. Sébastien Bakhouche (DGMIC, M. Loïc Duflot) énonce le plafond du DSA — « des sanctions allant jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires » —, repris par la ministre Clara Chappaz (cr29b) comme preuve que le texte mord ; elle signale par ailleurs deux enquêtes visant TikTok, « une sur le design, l'autre sur les ingérences ». Marie-Laure Denis (CNIL, cr20a) rappelle deux amendes effectivement prononcées, « 345 millions d'euros » puis « 530 millions ». Le plafond théorique et les sanctions réelles ne relèvent donc pas du même plan.

Un glissement traverse enfin le sujet : lors de l'audition cr30b, la sanction change d'objet et vise l'utilisateur. Laure Miller estime qu'un créateur fautif « devrait être banni dès la première infraction », Arthur Delaporte demande « à partir de combien de contenus modérés bannissez-vous un utilisateur ? », Thierry Sother raille la promesse de ne pas recommencer — « j'ai une fille de six ans ». En face, Sarah Bouchahoua (cr30b) défend la réponse graduée et la formation des créateurs, le bannissement immédiat n'étant réservé qu'aux cas graves. Le présupposé est que la sanction utile serait alors à la main de la plateforme elle-même, non du régulateur.

Deux intervenants convoquent la même image : Rauch et Sophie Taïeb (Crif, cr30c) invoquent radars et ceinture de sécurité pour justifier l'amende. Antonin Atger (cr16a) l'utilise autrement, comme repli pragmatique : « une interdiction totale sera inefficace » à cause des VPN, mieux vaut « des amendes plus fortes et de la co-construction ».

Qui en parle

  • Stéphanie Mistre — Algos Victima, mère de Marie (cr11b) : frapper au portefeuille via le DSA, seul langage compris d'un acteur lucratif.
  • Audrey Chippaux — auteure de « Derrière le filtre » (cr16a) : sanctions financières voire pénales, mais constat que la loi arrive trop tard.
  • Isabelle Rauch (cr19b) : pas de régulation effective sans sanction économique ; analogie sécurité routière.
  • Cécile Augeraud — Ofac/Pharos (cr18d) : pas de faille législative ; la crainte de l'amende, et l'image, font agir les plateformes.
  • Donatien Le Vaillant — Miviludes (cr08a) : appliquer l'existant d'abord ; les agents de l'État ne sont pas encore formés. Refuse de trancher sur l'avenir de TikTok en Europe.
  • Clara Chappaz — ministre déléguée à l'IA et au numérique (cr29b) : défend le levier DSA (6 % du CA mondial) et signale deux enquêtes sur TikTok.
  • Sébastien Bakhouche — DGMIC (M. Loïc Duflot) : rappelle le plafond de 6 % du chiffre d'affaires.
  • Marie-Laure Denis — CNIL (cr20a) : chiffre les amendes déjà prononcées (345 puis 530 millions d'euros).
  • Laure Miller — rapporteure (cr07a, cr16a, cr29b, cr30b) : structure le débat sur les instruments ; conteste la réponse graduée.
  • Arthur Delaporte — président (cr11b, cr30b) : annonce le volet régulation (Bruxelles, Arcom, justice) ; interpelle sur l'absence de bannissement.
  • Sarah Bouchahoua (cr30b) : défend la réponse graduée et la certification des créateurs.
  • Sophie Taïeb — Crif (cr30c) : amende civile dissuasive sur le modèle des radars.
  • Antonin Atger — doctorant en psychologie sociale (cr16a) : interdiction totale inefficace (VPN), préférer amendes fortes et co-construction.
  • Thierry Sother — SOC (cr30b) : la promesse de ne pas récidiver ne vaut pas sanction.
Interventions regroupées (27 citations · 11 auditions)

Domaine : Régulation européenne (DSA / DMA) · Sujet : dsa-sanctions

Couverture : 27 citations · 9 positions · 11 auditions

_Slugs bruts fusionnés : dsa-sanctions-economiques, sanctions-dsa, sanctions-financieres-plateformes, sanctions-financieres-amendes, sanctions-amendes-tiktok, regulation-dsa-sanctions, enquetes-dsa-sanctions, reponse-graduee-sanctions, amende-civile-dissuasion, dsa-arcom-risques-systemiques_

Positions exprimées

  • Mme Gaëlle Berbonde (cr11b) : Frapper la plateforme au portefeuille via le DSA : sanctions économiques et condamnations financières comme seul langage compris par un acteur à but lucratif. _(tranchant 5)_
  • Mme Marietta Karamanli (cr19b) : Seules des sanctions économiques rendent la régulation effective ; chaque fois qu’elles ont été prononcées, elles ont fonctionné (Rauch). _(tranchant 4)_
  • M. Jean-Marie Cavada (cr07a) : Il faut des amendes suffisamment dissuasives pour impacter réellement les plateformes. _(tranchant 3)_
  • M. Donatien Le Vaillant (cr08a) : Il faut appliquer rigoureusement l'existant (DSA, saisine de l'Arcom) avant d'envisager de nouvelles normes, et d'abord former les agents de l'État à qualifier les risques systémiques. _(tranchant 3)_
  • Mme Audrey Chippaux (cr16a) : Chippaux : appliquer d'abord les lois existantes et passer à de vraies sanctions financières voire pénales, amendes alourdies. Atger : interdiction totale inefficace (VPN) ; préférer régulation, amendes fortes et co-construction. _(tranchant 3)_
  • Mme Cécile Augeraud (cr18d) : Le principal levier pour faire agir les plateformes est la crainte des sanctions financières conséquentes et le souci d’image, plutôt qu’un durcissement législatif. _(tranchant 3)_
  • M. Hugo Micheron (cr30c) : Il faut instaurer des amendes civiles dissuasives et empêcher la recréation de comptes radicaux, sur le modèle des radars routiers (position Crif). _(tranchant 3)_
  • Mme Sarah Bouchahoua (cr30b) : La réponse graduée et la certification/formation des créateurs (Snap schools) sont adaptées ; le bannissement dès la première infraction n'est pas la règle, sauf gravité. _(tranchant 2)_
  • M. Donatien Le Vaillant (cr08a) : Le Vaillant refuse de se prononcer sur l'avenir de TikTok en Europe (interdiction ou maintien), estimant que cette décision relève de la représentation nationale. _(tranchant 1)_

Citations (verbatim, sourcées)

« Selon vos termes, il s’agit, d’une part, de les responsabiliser, en repensant leur statut juridique, en les qualifiant non plus comme de simples hébergeurs mais comme de véritables éditeurs de contenu et, d’autre part, de leur imposer des sanctions financières, à travers des amendes suffisamment dissuasives pour qu’elles soient réellement impactées. »

Laure Miller (rapporteur, audition cr07a, 2025-05-02)

_La rapporteure reformule les deux leviers de Cavada (requalification hébergeur/éditeur + amendes dissuasives) et demande si le DSA va assez loin. Structure le débat sur les instruments._

« S’agissant de la réglementation, il est fondamental de veiller, en premier lieu, à l’application rigoureuse des dispositions existantes avant d’envisager leur évolution. »

Donatien Le Vaillant — Miviludes (audite, audition cr08a, 2025-05-06)

_Position de méthode sur la régulation : appliquer avant de légiférer ; réponse directe à la question de la rapporteure sur le renforcement du DSA._

« Il apparaît cependant que les agents de l’État, y compris au sein de notre propre service, ne disposent pas encore de la formation nécessaire pour mettre pleinement en œuvre cette réglementation. »

Donatien Le Vaillant — Miviludes (audite, audition cr08a, 2025-05-06)

_Aveu institutionnel : les administrations, dont la Miviludes, ne sont pas encore outillées pour appliquer le DSA sur les risques systémiques._

« Quant à l’avenir de TikTok en Europe, je n’émets pas de position tranchée sur ce point, cette décision relevant de la représentation nationale. »

Donatien Le Vaillant — Miviludes (audite, audition cr08a, 2025-05-06)

_Le Vaillant refuse de se prononcer sur une interdiction/le maintien de TikTok, renvoyant la décision aux élus — posture de neutralité de l'administration._

« Ces plateformes ont un but lucratif. Pour les punir, il faut les punir via le règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE dit Digital services act (DSA), leur infliger des sanctions économiques, les faire payer, pour qu’elles comprennent. »

Mme Stéphanie Mistre — Algos Victima (mère de Marie) (audite, audition cr11b, 2025-05-15)

_Demande outillée juridiquement : sanctions économiques via le DSA comme levier de contrainte sur la plateforme._

« Je me rendrai prochainement à Bruxelles avec Mme la rapporteure pour rencontrer les services de la Commission européenne qui enquêtent sur TikTok. Nous recevrons également l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) et les autorités judiciaires pour discuter des moyens de contrôle et de pénalisation. »

M. Arthur Delaporte — SOC (president, audition cr11b, 2025-05-15)

_Le président annonce le volet régulation des travaux (Bruxelles/DSA, Arcom, justice) : trace la suite de la commission au-delà des témoignages._

« Le réseau a donc un sérieux intérêt à l’existence de tels matchs qui pourraient être interdits en France comme ils le sont dans certains pays. »

Audrey Chippaux — auteure de « Derrière le filtre » (audite, audition cr16a, 2025-05-26)

_Établit un conflit d'intérêt structurel de la plateforme et propose une piste réglementaire (interdiction des matchs, déjà en vigueur ailleurs). Position de l'auditionnée._

« Dans une interview récente, madame Chippaux, vous vous déclariez favorable à un durcissement de la législation, notamment en matière de régulation. Aviez-vous une idée précise en tête ? Quel regard portez-vous sur le règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE dit Digital services act (DSA) ? »

Laure Miller — EPR (rapporteur, audition cr16a, 2025-05-26)

_La rapporteure sollicite des propositions concrètes de régulation et une appréciation du DSA. Question orientée vers l'échelon européen et l'action législative._

« Il faut des sanctions, pas de simples rappels à l’ordre. »

Audrey Chippaux — auteure de « Derrière le filtre » (audite, audition cr16a, 2025-05-26)

_Position centrale : d'abord appliquer les lois existantes (loi influenceurs 2023) et sanctionner financièrement. Position de l'auditionnée._

« Ils ne comprendront pas tant qu’il n’y aura pas des sanctions financières ou, pire, des peines de prison. »

Audrey Chippaux — auteure de « Derrière le filtre » (audite, audition cr16a, 2025-05-26)

_Position ferme en faveur de sanctions dissuasives (financières, voire pénales), amendes indexées sur le chiffre d'affaires à alourdir. Position de l'auditionnée._

« Le délai est tellement long entre le moment où un phénomène émerge et celui où une loi est adoptée pour le combattre, que les personnes visées et les plateformes sont déjà passées à autre chose. »

Audrey Chippaux — auteure de « Derrière le filtre » (audite, audition cr16a, 2025-05-26)

_Critique de la lenteur réglementaire face à la vitesse des plateformes. Constat de l'auditionnée._

« Une interdiction totale sera inefficace en raison notamment des réseaux privés virtuels (VPN) ou de questions de droit. Il faut une régulation, des amendes plus fortes et de la co-construction pour limiter les dégâts, et même favoriser un usage modéré et vertueux des réseaux. »

Antonin Atger — écrivain, doctorant chercheur en psychologie sociale (Londres) (audite, audition cr16a, 2025-05-26)

_Position clé sur l'interdiction : jugée inefficace (contournement par VPN) ; préférence pour régulation, amendes et co-construction. À décharge d'une interdiction pure._

« Il existe des contenus pour enfants sur YouTube. Pourquoi n’y aurait-il pas la même chose pour TikTok, en guise d’alternative ? »

Audrey Chippaux — auteure de « Derrière le filtre » (audite, audition cr16a, 2025-05-26)

_Proposition concrète : un espace TikTok dédié aux enfants (sur le modèle YouTube Kids). Suggestion de l'auditionnée, approuvée par Atger._

« puisqu’ils nous imposent leur publicité entre deux vidéos, pourquoi ne pas les obliger à diffuser aussi des contenus préventifs – et de préférence attractifs pour les jeunes ? »

Audrey Chippaux — auteure de « Derrière le filtre » (audite, audition cr16a, 2025-05-26)

_Proposition concrète : imposer aux plateformes des contenus préventifs intercalés comme la publicité. Suggestion de l'auditionnée._

« Nous n’identifions pas aujourd’hui de véritables failles dans la législation qui nous empêcheraient réellement d’agir. Les plateformes sont surtout incitées à agir face au risque de l’application de sanctions financières en cas de non-suivi des demandes de retrait ou des injonctions de retrait, ces sanctions financières étant particulièrement conséquentes. »

Cécile Augeraud — Ofac / Pharos (audite, audition cr18d, 2025-05-27)

_Position centrale : pour l’Ofac, l’arsenal juridique actuel est suffisant pour agir ; le levier d’efficacité est la sanction financière, non un durcissement du droit. Contrepoint aux discours appelant à légiférer._

« Un autre enjeu pour les plateformes concerne leur image. Elles sont très attachées à donner une image la plus lisse possible sur certains types de contenus, essentiellement sur les contenus pédocriminels. »

Cécile Augeraud — Ofac / Pharos (audite, audition cr18d, 2025-05-27)

_Identifie le levier réputationnel comme second moteur de coopération, et suggère de l’étendre au-delà de la pédocriminalité à tous les contenus touchant les mineurs._

« Tant que des sanctions économiques ne seront pas instaurées, nous ne parviendrons pas à maintenir la régulation. À chaque fois que des sanctions financières ont été prononcées, elles ont prouvé leur efficacité. »

Isabelle Rauch (audite, audition cr19b, 2025-05-28)

_Thèse actionnable : la régulation ne devient effective que sous la menace de sanctions financières ; efficacité affirmée par Rauch, sans exemple chiffré dans le propos._

« Pour prendre une autre analogie, l’accidentologie a prouvé que la vitesse tue. C’est bien en abaissant la vitesse et en établissant des contrôles que le nombre de morts sur la route a diminué. »

Isabelle Rauch (audite, audition cr19b, 2025-05-28)

_Analogie sécurité routière justifiant la contrainte et le contrôle plutôt que la responsabilisation individuelle._

« La première procédure a abouti, en septembre 2023, à une amende de 345 millions d’euros. La seconde a très récemment donné lieu à une amende de 530 millions d’euros. »

Marie-Laure Denis — CNIL (audite, audition cr20a, 2025-06-02)

_Chiffre les deux sanctions DPC (mineurs / transferts hors UE) prononcées à l'encontre de TikTok — faits établis (décisions rendues)._

« Ce dispositif est surveillé par la Commission européenne et peut donner lieu à des sanctions allant jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires. »

M. Sébastien Bakhouche — DGMIC (Direction générale des médias et des industries culturelles) (audite, audition de M. Loïc Duflot, 2025-06-05)

_Établit le plafond de sanction prévu par le DSA (6 % du CA), chiffre-clé du pouvoir coercitif européen. Fait juridique attribué au règlement, pas une sanction effectivement prononcée._

« Les amendes, qui peuvent aller jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires mondial, peuvent avoir un impact sur les acteurs économiques et les changements impulsés par le texte peuvent avoir un impact systémique. »

Clara Chappaz — Ministre déléguée chargée de l’IA et du numérique (audite, audition cr29b, 2025-06-19)

_Chiffre le levier coercitif du DSA (6 % du CA mondial) tout en assumant la lenteur des enquêtes. Répond à la critique d’impuissance._

« Deux d’entre elles concernent TikTok : une sur le design, l’autre sur les ingérences. »

Clara Chappaz — Ministre déléguée chargée de l’IA et du numérique (audite, audition cr29b, 2025-06-19)

_Factuel : deux enquêtes DSA visant spécifiquement TikTok (design addictif et ingérences), suivies par le Gouvernement. Situe TikTok dans le viseur réglementaire européen._

« le seul objet de TikTok est de diffuser des vidéos sur un fil en continu. Pensez-vous que TikTok a une spécificité ? »

Laure Miller — EPR (rapporteur, audition cr29b, 2025-06-19)

_La rapporteure cherche à recentrer sur TikTok (objet de la commission) et à faire dire à la ministre si TikTok présente une dangerosité spécifique — question à laquelle Chappaz se dérobe._

« Le créateur d'un contenu inapproprié ou ne respectant pas vos règles devrait être banni dès la première infraction. »

Laure Miller — EPR (rapporteur, audition cr30b, 2025-06-24)

_La rapporteure conteste frontalement le principe de la réponse graduée, qu'elle assimile à un droit d'insulter plusieurs fois avant sanction._

« Pourquoi Nasdas, dont plusieurs contenus ont été modérés, n'a-t-il pas été banni ? À partir de combien de contenus modérés bannissez-vous un utilisateur ? »

Arthur Delaporte (president, audition cr30b, 2025-06-24)

_Le président pointe l'écart entre contenus modérés à répétition et absence de bannissement, présentant le ban comme une solution à la main de la plateforme._

« J'ai une fille de six ans qui me fait régulièrement ce genre de promesse et bien souvent, ça ne suffit pas à l'empêcher de recommencer. »

Thierry Sother — SOC (depute, audition cr30b, 2025-06-24)

_Image mordante pour dénoncer la faiblesse d'un système de sanctions reposant sur la promesse de l'influenceur de ne pas récidiver._

« De la même manière que l’installation de radars et le port obligatoire de la ceinture de sécurité, malgré les protestations initiales, ont permis de faire diminuer le nombre d’accidents de la route, nous pensons qu’il serait utile de sanctionner les contenus indiscutablement hors-la-loi ou dangereux par une amende. »

Sophie Taïeb — Crif (audite, audition cr30c, 2025-06-24)

_Analogie de dissuasion (radars, ceinture) pour justifier l'amende civile. Argument central de la recommandation du Crif._