La part du citoyenAudiovisuel public
AS

Anne Sicard

Role dans la commission : Depute membre — groupe RN

Biographie

Anne Sicard, nee le 15 juin 1967 a Strasbourg (de parents algeriens), est une femme politique francaise, deputee de la 1re circonscription du Val-d'Oise depuis 2024. Cadre administratif et commercial de profession, elle a notamment exerce comme responsable des dotations financieres (mecenat) de l'Institut Iliade, structure de formation classee a l'extreme droite.

Engagee jeune au Front national de la jeunesse, elle revient a la politique de terrain sous les couleurs de Reconquete : candidate du parti dans la 8e circonscription des Yvelines lors des legislatives de 2022 (sa premiere candidature), elle devient ensuite directrice adjointe de cabinet de Marion Marechal en amont des elections europeennes de 2024.

Elle rejoint le Rassemblement national et est elue deputee de la 1re circonscription du Val-d'Oise au second tour des legislatives anticipees, le 7 juillet 2024 (rescapee d'une triangulaire, avec environ 21 000 voix, ~38 %), succedant a Emilie Chandler (majorite presidentielle). Elle siege comme apparentee au groupe RN. A l'Assemblee, elle est membre de la commission des Affaires culturelles et de l'Education — commission competente sur l'audiovisuel public. Sa suppleante est Jeanne Dillies. Son orientation est situee a la droite de la droite, dans la mouvance identitaire (Iliade, entourage de Marion Marechal).

Dans la commission

Membre RN de la commission, Anne Sicard mene un fil directeur constant : demontrer que l'audiovisuel public, finance par l'argent des Francais, serait ideologiquement verrouille et hostile a l'electorat de droite/RN. Ses interventions procedent moins par question ouverte que par requisitoire construit, souvent adosse a une figure rhetorique.

Sa ligne est donc homogene et offensive : contestation de la neutralite du service public (accuse de partialite anti-droite), rejet du financement obligatoire presente comme un « abonnement contraint », defense implicite de CNews et du camp national, horizon de privatisation ou de fin de l'audiovisuel public. A noter que plusieurs elements qu'elle avance a charge (financement « Soros » de RSF, portee des cas Arcom) sont contestes ou relativises par ses interlocuteurs et ne sont pas etablis comme fautes.

Sources