Domaine : La commission d'enquête et les polémiques · Sujet : defiance-medias-classements
Couverture : 25 citations · 3 positions · 6 auditions
_Slugs bruts fusionnés : defiance-medias, classement-liberte-presse, financement-rsf-soros, neutralite-rsf-haski, affaire-cnews-rsf, financement-thomas-more, financement-associations, partenariat-autre-cercle_
Positions exprimées
- (table ronde) (Audition, ouverte à la presse) : Les financements de la fondation Soros sont ultra-minoritaires (57 000 € en 2025 sur 17 M€), sans incidence sur les activités de RSF ; leur mise en cause relève de l'instrumentalisation. Le premier bailleur est les Pays-Bas. _(tranchant 4)_
- M. Aymeric de Lamotte (M. Aymeric de Lamotte) : Ni Pierre-Edouard Sterin ni Pericles ne financent l'Institut ; Pericles a seulement ete donateur, il y a deux ans, du collectif d'avocats Justicia. L'Institut vit de mecenes prives (budget d'environ 300 000 euros). _(tranchant 2)_
- M. Martin Ajdari (M. Martin Ajdari) : L'Arcom n'a pas financé QuotaClimat mais un Observatoire des médias sur l'écologie (avec l'Ademe), par un financement unique ; aucune proximité, l'association exerce d'ailleurs une pression militante sur l'Arcom. _(tranchant 2)_
Citations (verbatim, sourcées)
« selon un sondage effectué en janvier 2025, seuls 32 % des Français pensaient que l’on pouvait avoir confiance dans ce que disent les médias sur les grands sujets d’actualité »
— Jérémie Patrier-Leitus (president, audition de Audition, ouverte à la presse, de représentants d’écoles de journalism, 2025-12-11)
_Chiffre cadrant l'audition : le président ancre la question déontologique dans une crise de confiance mesurée. Donnée de sondage rapportée, non discutée dans l'audition._
« Le journalisme est l’une des pierres angulaires de notre démocratie : pas de démocratie sans liberté de la presse et sans une information pluraliste, fiable et indépendante ! »
— Jérémie Patrier-Leitus (president, audition de Audition, ouverte à la presse, de représentants d’écoles de journalism, 2025-12-11)
_Le président affirme le soutien de la Représentation nationale aux journalistes face aux attaques, posant un cadre de défense du pluralisme distinct de la ligne à charge du rapporteur._
« La France se distingue par la plus grande diversité de médias en termes de financement, de positionnement éditorial, de formats éditoriaux et de modèle économique. »
— Alice Antheaume — École de journalisme de Sciences Po (audite, audition de Audition, ouverte à la presse, de représentants d’écoles de journalism, 2025-12-11)
_Argument pro-pluralisme externe : Antheaume s'appuie sur le Digital News Report d'Oxford (47 pays) pour présenter la diversité médiatique française comme une exception. Contrepoint aux critiques d'uniformité._
« je répète encore que cette commission n'est ni un tribunal politique, ni le lieu de la politique spectacle. »
— Jérémie Patrier-Leitus (president, audition de Audition, ouverte à la presse, 2026-01-21)
_Recadrage préventif du président avant les questions, dans une commission dont les méthodes sont publiquement contestées. Marqueur de la tension autour du format._
« Je me suis intéressé à votre carrière et il y a une forme d'engagement politique que vous aurez du mal à nier. Vos premières expériences militantes vont vers le maoïsme »
— Charles Alloncle (rapporteur, audition de Audition, ouverte à la presse, 2026-01-21)
_Le rapporteur (UDR) attaque la neutralité de Haski par son parcours militant. Insinuation d'une conception « militante » du journalisme ; ligne contestée en séance par la présidence et d'autres députés._
« votre sourire en coin en me posant cette question montre que vous n'y croyez pas vous-même ! Rappeler mon engagement maoïste à 14 ans pour terminer sur la déclaration du Président de la République devant le groupe EBRA, c'est un peu audacieux ! »
— Pierre Haski — RSF (audite, audition de Audition, ouverte à la presse, 2026-01-21)
_Réplique frontale de Haski qui disqualifie l'angle du rapporteur comme procès d'intention. Moment de tension marquant de l'audition._
« au titre de 2025, le montant de financement qui peut venir des fondations de George Soros s'élève à 57 000 euros, soit 0,01 % du total des ressources. »
— Thibaut Bruttin — RSF (audite, audition de Audition, ouverte à la presse, 2026-01-21)
_Réponse chiffrée de RSF sur les financements Soros pour 2025 (budget total 17 M€). À noter : le pourcentage cité par Bruttin est incohérent avec ses propres chiffres (57 000/17 M€ ≈ 0,33 %) ; verbatim conservé tel quel._
« savez-vous qui est le premier bailleur de fonds de RSF ? On lit souvent sur les réseaux sociaux que c'est l'argent public mais, cela va peut-être vous surprendre, ce sont les Pays-Bas. RSF est une organisation internationale, pas française. »
— Pierre Haski — RSF (audite, audition de Audition, ouverte à la presse, 2026-01-21)
_Réponse de RSF sur la structure de son financement, opposée au récit d'une organisation captée par Soros ou l'argent public français. Affirmation de RSF sur son premier bailleur._
« Robert Ménard, cofondateur de RSF, a regretté que RSF soit devenu « une machine de guerre contre le pluralisme uniquement pour des raisons idéologiques ». »
— Charles Alloncle (rapporteur, audition de Audition, ouverte à la presse, 2026-01-21)
_Le rapporteur mobilise un cofondateur historique devenu critique de RSF pour étayer le soupçon d'idéologisation. Citation de Ménard rapportée par le rapporteur ; jugement d'un tiers, non un fait établi._
« En ce qui concerne la concentration des médias, RSF considère qu'en tant que telle, elle ne pose pas de problème. L'important est de garantir une indépendance des rédactions par rapport à leur actionnaire et, oui, des propos laissant entendre que l'actionnariat contrôlerait l'information nous inquiètent. »
— Thibaut Bruttin — RSF (audite, audition de Audition, ouverte à la presse, 2026-01-21)
_Position nuancée de RSF sur la concentration, en réponse au rapporteur qui citait les propos prêtés à Xavier Niel. Déplace le problème de la propriété vers le contrôle éditorial._
« En 1973, avant internet, Hannah Arendt disait que lorsqu'on vous ment, on ne cherche pas à vous faire croire le mensonge ; on cherche à ce que vous ne croyiez plus en rien – et un peuple qui ne croit plus en rien, on peut lui faire faire ce qu'on veut. »
— Pierre Haski — RSF (audite, audition de Audition, ouverte à la presse, 2026-01-21)
_Haski replace le débat sur la certification et le « chaos informationnel » dans une perspective démocratique large, en réponse à l'attaque de Sicard (RN). Argument de fond sur l'enjeu de confiance._
« Les appels à la gravité, pardon, nous n'avons pas besoin de les entendre. »
— Antoine Bernard — RSF (audite, audition de Audition, ouverte à la presse, 2026-01-21)
_Réplique la plus sèche de RSF au rapporteur qui lui reproche un manque de « compassion » sur les journalistes iraniens ; Bernard énumère des opérations de terrain (Manille, Iran, Venezuela). Moment clivant de l'audition._
« RSF défend les journalistes, les journalistes dignes de ce nom, qui font un travail d'information générale et ne sont pas des acteurs de la vie politique. »
— Thibaut Bruttin — RSF (audite, audition de Audition, ouverte à la presse, 2026-01-21)
_Réponse de RSF au cas du journaliste iranien Nima Avidnia, dont le rapporteur reproche le refus de soutien : RSF distingue journaliste et acteur politique pour justifier sa sélection. Explication de doctrine._
« Cette association mène ouvertement, sous couvert de lutter contre les discriminations, un combat politique contre les formations politiques de droite nationale, parmi lesquelles l’UDR, dont je fais partie. »
— M. Charles Alloncle — UDR (rapporteur, audition de M. Valéry Lerouge, 2026-02-03)
_Affirmation à charge du rapporteur sur L'Autre Cercle ; qualification politique contestée, non établie, et présentée depuis sa propre appartenance partisane._
« À titre personnel, je suis homosexuel, je ne l’ai jamais caché. »
— M. Christophe Gascard — SDJ France Info TV (audite, audition de M. Valéry Lerouge, 2026-02-03)
_Gascard répond à l'attaque sur L'Autre Cercle en engageant sa situation personnelle et en défendant l'association comme outil d'inclusion, signé aussi par TF1 et plusieurs services publics._
« elle a reçu depuis quelques années près de 700 000 euros de la fondation de George Soros. »
— M. Charles Alloncle (rapporteur, audition de M. Tristan Waleckx, 2026-02-12)
_Le rapporteur cherche à discréditer RSF (financement Soros, appel anti-RN) pour établir un « deux poids, deux mesures » dans le choix des sources de l'émission._
« J’affirme devant vous qu’elle ne contenait aucune erreur factuelle, mais qu’il manquait uniquement le contradictoire de l’Arcom. »
— Mme Séverine Lebrun — Complément d'enquête (France Télévisions) (audite, audition de M. Tristan Waleckx, 2026-02-12)
_Justification de la coupe d'une séquence du reportage CNews : motif de rigueur (contradictoire manquant), non de contenu erroné._
« nous nous présentons comme libéraux et conservateurs. Nous ne sommes pas neutres, mais nous essayons d’être honnêtes et rigoureux intellectuellement. »
— M. Aymeric de Lamotte — Institut Thomas More (audite, audition de M. Aymeric de Lamotte, 2026-03-26)
_L'audite reconnait l'orientation ideologique de l'Institut tout en revendiquant la rigueur. Aveu d'un positionnement, argument pour dissocier l'orientation du think tank de la pretendue neutralite de l'outil IA._
« À cette défiance citoyenne s’ajoute celle d’une partie du personnel politique, de plus en plus favorable à une privatisation partielle ou totale, perspective que je ne souhaite pas. »
— M. Aymeric de Lamotte — Institut Thomas More (audite, audition de M. Aymeric de Lamotte, 2026-03-26)
_L'audite prend ses distances avec la privatisation, tout en liant defiance citoyenne et defiance politique. Nuance importante face aux soupcons sur son agenda._
« ni Pierre-Édouard Stérin, ni Périclès ne financent plus l’Institut. »
— M. Aymeric de Lamotte — Institut Thomas More (audite, audition de M. Aymeric de Lamotte, 2026-03-26)
_Reponse de l'audite aux questions repetees sur son financement : reconnait un don passe de Pericles au seul collectif Justicia, nie un financement actuel de l'Institut. Declaration sous serment, non verifiee par la commission dans le transcript._
« Je me suis rendu à ce dîner de l’Institut Iliade par curiosité comme je me rends également à des manifestations de gauche ou d’extrême gauche... »
— M. Aymeric de Lamotte — Institut Thomas More (audite, audition de M. Aymeric de Lamotte, 2026-03-26)
_Reponse a la question du president sur un diner de l'Institut Iliade (identifie a la droite radicale). L'audite relativise en invoquant sa curiosite tous azimuts. Element verse au dossier de son engagement politique, sans conclusion etablie._
« le rapport en question a coûté près de 10 000 euros, sachant que notre budget annuel est d’environ 300 000 euros. »
— M. Aymeric de Lamotte — Institut Thomas More (audite, audition de M. Aymeric de Lamotte, 2026-03-26)
_Element factuel de transparence donne sous serment sur les moyens de l'Institut, en reponse aux questions sur les interets derriere l'etude._
« la défiance envers les médias est élevée ; elle atteint près des deux tiers de la population. »
— M. Denis Morineau — Médias citoyens (audite, audition de M. Aymeric de Lamotte, 2026-03-26)
_Morineau chiffre la defiance pour justifier un gendarme reactif de l'audiovisuel. Donnee avancee par l'audite, non sourcee precisement dans le transcript._
« nous ne bénéficions pas de financements, nous faisons tout par nous-mêmes, de manière artisanale. Nous avons volontairement refusé ceux qui nous avaient été proposés pour pouvoir rester le plus indépendants possible »
— M. Denis Morineau — Médias citoyens (audite, audition de M. Aymeric de Lamotte, 2026-03-26)
_Reponse de Morineau a la question de la deputee Taille-Polian sur les budgets : revendique l'absence de financement comme gage d'independance. Declaration de l'interesse._
« en aucun cas nous ne finançons QuotaClimat, à qui il arrive par ailleurs de nous saisir et d’exercer une pression militante correspondant à ses engagements à l’égard de l’Arcom. »
— M. Martin Ajdari — Arcom (audite, audition de M. Martin Ajdari, 2026-04-07)
_Ajdari réfute le conflit d'intérêts allégué par le rapporteur : le financement (unique) portait sur un Observatoire des médias sur l'écologie, non sur QuotaClimat elle-même._