La part du citoyenTikTok et les mineurs

Explorer · Usages, publics & spécificité de TikTok

Exposition précoce des mineurs

La présence massive d'enfants sous l'âge légal sur TikTok est le point le mieux chiffré du sujet — et le plus inégalement sourcé ; sa nocivité, elle, repose sur des appréciations et des hypothèses dont la rapporteure elle-même réclame l'assise.

Sur l'ampleur, les chiffres convergent sur un ordre de grandeur sans jamais coïncider. L'Arcom avance la donnée la plus traçable : selon Martin Ajdari (cr13c), « au premier trimestre 2025, selon Médiamétrie, près d’un tiers des enfants âgés de 11 à 12 ans ont utilisé TikTok, alors que l’âge minimum d’accès est fixé, dans les conditions générales d’utilisation (CGU), à 13 ans ». Marie-Laure Denis, pour la CNIL (cr20a), monte à « 45 % des Français de 11 à 12 ans » — mais au conditionnel, « Il semblerait que ». Bérangère Couillard (cr18a) va plus loin, avec « un enfant sur deux […] âgé de 11 à 12 ans » parmi les usagers, sans source dans le verbatim. Florence Biot, pour la DNE (M. Marc Pelletier), élargit aux réseaux en général : « 67 % des élèves de primaire sont déjà inscrits », « 93 % au collège » et « 96 % au lycée ». Laurent Marcangeli (cr29a) situe le premier compte à « 8 ans et demi », Bruno Patino (cr04c) la « puberté numérique » à 9 ans. Aucun de ces chiffres n'est contesté dans le corpus ; presque aucun n'est adossé à une source vérifiable pendant l'audition.

Ce déficit d'assise, la rapporteure le traque elle-même. Dès la première audition, elle demande à Amélie Ébongué, qui affirme que « Nombre d’enfants mentent pour avoir accès à TikTok », « De quels éléments disposez-vous pour affirmer qu’un grand nombre d’utilisateurs mentent sur leur âge ? » (cr03a). Elle réitère auprès de la DNE, réclamant « de données ou d’enquêtes spécifiques […] avec éventuellement une analyse détaillée par plateforme » (M. Marc Pelletier). Elle exige la preuve, et simultanément reproche à des supports de sensibilisation une approche « faussement rassurante » qui reviendrait à « minimiser les enjeux » (M. Marc Pelletier) : les deux gestes cohabitent dans sa conduite d'audition.

Sur la nocivité, le corpus est plus assumé qu'établi. Patino tranche — « donner accès à TikTok avant 16 ans produit des catastrophes » — mais en jugement personnel, pas en constat épidémiologique. Cyril Colliou, pour l'Ofmin (cr30a), relie « l’exposition précoce et répétée à des contenus violents » à une « banalisation de la violence », en présentant cela comme une hypothèse tirée des dossiers de l'office. Le seul constat clinique vient de Philippe Babe (cr19a) : aux urgences pédiatriques, « l’âge de ces jeunes a baissé, passant de 16-18 ans il y a cinq ans à 12-14 ans ».

La contradiction frontale est portée par un créateur. Isac Mayembo (cr24b) admet que dans ses lives « il y a forcément des mineurs, c’est sûr et certain », renvoie aussitôt le contrôle à la plateforme — « c’est à la plateforme de faire son travail » — puis revendique l'utilité de ses contenus : « Je pense qu’un jeune homme de 13, 14 ou 15 ans devrait suivre mes conseils. » Laure Miller lui oppose que « des enfants de 9, 10, 11 ou 12 ans ont accès à vos contenus ». Le même témoin dit pourtant en introduction que « TikTok est, selon moi, à bannir ». Le désaccord ne porte donc pas sur la présence des enfants, admise de tous, mais sur qui en répond — glissement que le cadrage installe sans le formuler, en traitant le seuil de 13 ans comme un acquis dont la pertinence n'est jamais discutée. Shanley Clemot McLaren (cr12a) en déplace d'ailleurs la portée : son frère de onze ans, « bien que n'ayant pas de compte sur TikTok », a vu les mêmes contenus repris « en format YouTube shorts ».

Qui en parle

  • Martin Ajdari — Arcom (cr13c) — Le régulateur chiffre l'écart règle/usage (Médiamétrie, un tiers des 11-12 ans) et juge la protection « tout à fait insuffisante » depuis des années.
  • Florence Biot — DNE (M. Marc Pelletier) — Apporte les chiffres d'inscription du primaire au lycée (67 / 93 / 96 %), issus d'une étude tierce.
  • Marie-Laure Denis — CNIL (cr20a) et Bérangère Couillard — HCEFH (cr18a) — Avancent des taux plus élevés (45 %, un enfant sur deux), non sourcés dans le verbatim.
  • Bruno Patino — Arte France (cr04c) — Position la plus tranchée : « puberté numérique » à 9 ans, seuil souhaité à 16 ans, « catastrophes » en deçà.
  • Laure Miller — EPR, rapporteure (cr03a, M. Marc Pelletier, cr24b) — Double posture : exiger l'assise factuelle des affirmations, et refuser toute dédramatisation.
  • Isac Mayembo, créateur (cr24b) — Seule voix à décharge sur la nocivité (ses conseils seraient utiles aux 13-15 ans), tout en appelant par ailleurs à bannir la plateforme.
  • Philippe Babe — CHU Lenval (cr19a) et Cyril Colliou — Ofmin (cr30a) — Constat de terrain (rajeunissement des cas) et hypothèse opérationnelle sur les effets des contenus violents.
  • Shanley Clemot McLaren — Stop Fisha (cr12a) — Déplace le sujet : l'exposition atteint des enfants sans compte, par circulation cross-plateforme.
  • Amélie Ébongué (cr03a), Anna Baldy (cr21e), Arthur Melon — COFRADE (cr14a), Sarah Sauneron — DGS (Mme Sarah Sauneron), Laurent Marcangeli (cr29a), Clara Chappaz (cr29b) — Contournement de l'âge légal, déresponsabilisation des plateformes, prévention trop tardive, intérêt supérieur de l'enfant, massification des usages.
Interventions regroupées (28 citations · 16 auditions)

Domaine : Usages, publics & spécificité de TikTok · Sujet : exposition-precoce

Couverture : 28 citations · 1 positions · 16 auditions

_Slugs bruts fusionnés : exposition-precoce, exposition-precoce-mineurs, exposition-precoce-reseaux, exposition-precoce-sante-mentale, exposition-mineurs, exposition-ecrans-mineurs, inscription-precoce-mineurs, puberte-numerique-precoce, exposition-de-soi-intimite_

Positions exprimées

  • M. Bruno Patino (cr04c) : L'accès aux écrans à 9 ans en moyenne est beaucoup trop tôt et donner accès à TikTok avant 16 ans « produit des catastrophes ». _(tranchant 2)_

Citations (verbatim, sourcées)

« Je pense notamment aux inscriptions précoces sur le réseau, alors même que l’âge légal d’inscription en France est de 13 ans. Nombre d’enfants mentent pour avoir accès à TikTok. »

Amélie Ébongué (audite, audition cr03a, 2025-04-03)

_Pose le contournement de l'âge légal comme problème central, mais l'affirmation « nombre d'enfants mentent » n'est pas étayée par des données quand la rapporteure les demande._

« De quels éléments disposez-vous pour affirmer qu’un grand nombre d’utilisateurs mentent sur leur âge ? »

Laure Miller (rapporteur, audition cr03a, 2025-04-03)

_La rapporteure teste l'assise factuelle du propos liminaire sur les mensonges d'âge ; l'auditionnée ne fournira pas d'élément chiffré en réponse. Angle : exiger des preuves._

« On peut y voir des vidéos assez troublantes de personnes qui racontent, face à la caméra et parfois en pleurant, des évènements très intimes, comme une rupture, un deuil ou une déception professionnelle. »

Océane Herrero (audite, audition cr04b, 2025-04-23)

_Décrit la spécificité « vie intérieure » de TikTok qui légitime, selon le président, le champ psychologique de la commission ; caractérise l’exposition de l’intime._

« la puberté numérique était à 9 ans. En moyenne, c’est à cet âge que les enfants ont leur premier smartphone ou accès à un écran de façon régulière. C’est beaucoup trop tôt. »

Bruno Patino — Arte France (audite, audition cr04c, 2025-04-23)

_Chiffre marquant sur l'exposition précoce ; attribué par Patino à une étude qu'il dit vouloir retrouver — donnée rapportée, non sourcée dans l'audition._

« Selon moi, donner accès à TikTok avant 16 ans produit des catastrophes. »

Bruno Patino — Arte France (audite, audition cr04c, 2025-04-23)

_Affirmation forte sur le seuil d'âge ; jugement personnel de l'auditionné, non un constat épidémiologique établi._

« J'en ai fait l'expérience personnelle avec mon frère de onze ans qui, bien que n'ayant pas de compte sur TikTok, a été exposé sur YouTube à des contenus d'Alex Hitchens, initialement publiés sur TikTok puis repris en format YouTube shorts. »

Shanley Clemot McLaren — Stop Fisha (audite, audition cr12a, 2025-05-16)

_Témoignage personnel illustrant que l'exposition touche des enfants sans compte, par circulation cross-plateforme (TikTok vers YouTube Shorts)._

« Un large consensus se fait jour pour considérer que le niveau de protection des mineurs en ligne en France et en Europe est, depuis de nombreuses années, tout à fait insuffisant sur TikTok. »

M. Martin Ajdari — Arcom (audite, audition cr13c, 2025-05-20)

_Constat d’ensemble du régulateur : la protection est jugée insuffisante depuis des années. Formulé comme un « consensus », pas comme une donnée mesurée ; c’est l’appréciation portée par l’Arcom._

« au premier trimestre 2025, selon Médiamétrie, près d’un tiers des enfants âgés de 11 à 12 ans ont utilisé TikTok, alors que l’âge minimum d’accès est fixé, dans les conditions générales d’utilisation (CGU), à 13 ans »

M. Martin Ajdari — Arcom (audite, audition cr13c, 2025-05-20)

_Chiffre d’exposition précoce attribué à Médiamétrie : un tiers des 11-12 ans sur une plateforme dont la limite CGU est 13 ans. Illustre l’écart entre la règle affichée et l’usage réel._

« La sensibilisation aux réseaux sociaux est beaucoup trop tardive. Elle intervient alors que l’on a déjà des téléphones et que l’on est déjà sur les réseaux »

Arthur Melon — COFRADE (Cofrade) (audite, audition cr14a, 2025-05-22)

_Parole de jeune (Victoria de Nanterre) rapportée par le Cofrade : la prévention arrive trop tard, après l'équipement et l'inscription. Argument pour une sensibilisation plus précoce._

« Ainsi, 70 % des usagers de TikTok en France ont moins de 24 ans, dont un enfant sur deux est âgé de 11 à 12 ans. »

Bérangère Couillard — Haut Conseil à l'Égalité entre les hommes et les femmes (HCEFH) (audite, audition cr18a, 2025-05-27)

_Chiffre avancé par la témoin pour justifier un traitement spécifique de TikTok du fait de son audience très jeune. Statistique attribuée à Couillard, non sourcée dans le verbatim._

« Environ 76 millions d'utilisateurs dans le monde ont été signalés pour avoir moins de l'âge minimal, soit 13 ans, uniquement en 2023. »

Bérangère Couillard — Haut Conseil à l'Égalité entre les hommes et les femmes (HCEFH) (audite, audition cr18a, 2025-05-27)

_Chiffre sur le contournement de l'âge minimal (13 ans), avancé par la témoin. Non sourcé dans le verbatim : à attribuer à Couillard._

« l’âge de ces jeunes a baissé, passant de 16-18 ans il y a cinq ans à 12-14 ans, voire moins encore aujourd’hui. »

Philippe Babe — pédiatre, chef de service des urgences pédiatriques CHU Lenval (Nice) (audite, audition cr19a, 2025-05-28)

_Observation d'un rajeunissement des cas reçus aux urgences ; constat de terrain de l'auditionné._

« Il semblerait que 45 % des Français de 11 à 12 ans soient inscrits sur TikTok, dans lequel ils voient un outil de socialisation. »

Marie-Laure Denis — CNIL (audite, audition cr20a, 2025-06-02)

_Chiffre avancé par la présidente de la CNIL (formulé au conditionnel « il semblerait ») illustrant l'ampleur de la présence de mineurs sous l'âge requis ; non sourcé précisément dans le verbatim._

« Un représentant de Snapchat a tenté de rejeter la responsabilité sur les enfants en suggérant que cela résultait de l’ajout de contacts inconnus. Cette attitude de déresponsabilisation des plateformes, motivée par des intérêts économiques et favorisée par un manque de régulation, me semble particulièrement critiquable. »

Anna Baldy (audite, audition cr21e, 2025-06-03)

_Anecdote à charge sur la déresponsabilisation des plateformes face à l'exposition des mineurs ; propos rapporté d'un représentant de Snapchat (autre plateforme)._

« Nos observations révèlent en effet que deux tiers des élèves de l'école primaire accèdent déjà aux réseaux sociaux, alors même que cet accès est interdit avant 13 ans, et avant 15 ans sans accord parental. »

Florence Biot — DNE (Direction du numérique pour l'éducation) (audite, audition de M. Marc Pelletier, 2025-06-05)

_Chiffre d'exposition précoce avancé par la DNE, établissant un écart considérable entre pratiques réelles et cadre légal ; attribué aux observations de l'éducation nationale._

« Cette étude démontre en effet que 67 % des élèves de primaire sont déjà inscrits sur des réseaux sociaux et messageries, malgré l'interdiction pour les moins de 13 ans. Ce pourcentage grimpe à 93 % au collège et à 96 % au lycée. »

Florence Biot — DNE (Direction du numérique pour l'éducation) (audite, audition de M. Marc Pelletier, 2025-06-05)

_Chiffres attribués à l'étude annuelle e-Enfance 2024 (non à une enquête propre du ministère), quantifiant l'exposition précoce ; à rapporter à l'organisme qui les avance._

« Madame Missir, vous avez évoqué une étude couvrant la période 2021-2023 dont nous souhaiterions obtenir les détails. Disposez-vous de données ou d'enquêtes spécifiques concernant l'usage des réseaux sociaux par les élèves, avec éventuellement une analyse détaillée par plateforme ? »

Laure Miller — EPR (rapporteur, audition de M. Marc Pelletier, 2025-06-05)

_Première question de la rapporteure : cherche à savoir si l'éducation nationale dispose de données propres, ventilées par plateforme, sur l'usage des réseaux par les élèves._

« Cette approche m'a semblé à la fois insuffisamment claire et faussement rassurante, à une période où tant les déclarations des responsables politiques que les alertes de nombreux scientifiques appellent au contraire à ne pas minimiser les enjeux. »

Laure Miller — EPR (rapporteur, audition de M. Marc Pelletier, 2025-06-05)

_Critique frontale de la rapporteure : reproche aux documents de sensibilisation une « dédramatisation » qui banaliserait l'exposition aux écrans, notamment entre 6 et 9 ans. Cadre l'angle de la commission (ne pas minimiser)._

« Pour résumer mon introduction, TikTok est, selon moi, à bannir. Je pense que cette plateforme est néfaste pour les jeunes, surtout si elle est mal encadrée, ce qui est le cas à mon avis. »

M. Isac Mayembo (audite, audition cr24b, 2025-06-10)

_Conclusion du propos liminaire : appel à bannir TikTok, opinion de l'auditionné (non un constat de la commission)._

« Lorsque 4 000 personnes sont connectées, il y a forcément des mineurs, c’est sûr et certain. Après, c’est à la plateforme de faire son travail. »

M. Isac Mayembo (audite, audition cr24b, 2025-06-10)

_Reconnaît la présence certaine de mineurs dans ses lives tout en renvoyant la responsabilité du contrôle d'âge à la plateforme._

« Je pense qu’un jeune homme de 13, 14 ou 15 ans devrait suivre mes conseils. Je pense que je donne de bons conseils pour la jeunesse, même si j’imagine que vous n’allez pas être d’accord avec moi. »

M. Isac Mayembo (audite, audition cr24b, 2025-06-10)

_Assume que ses contenus s'adressent utilement à des adolescents de 13-15 ans, position frontalement opposée à celle de la rapporteure — cœur du désaccord de l'audition._

« Est-ce que vous connaissez la proportion de mineurs qui vous suivent ? Avez-vous des interactions avec eux ? »

Mme Laure Miller — EPR (rapporteur, audition cr24b, 2025-06-10)

_Cherche à établir la part de mineurs dans l'audience et la nature des interactions — cœur du mandat (impact sur la santé mentale des mineurs)._

« Cela signifie que des enfants de 9, 10, 11 ou 12 ans ont accès à vos contenus et aux messages contestables que vous véhiculez, notamment sur les femmes. »

Mme Laure Miller — EPR (rapporteur, audition cr24b, 2025-06-10)

_Établit, du point de vue de la rapporteure, l'exposition d'enfants pré-adolescents à des contenus jugés contestables sur les femmes — pose la question de l'impact et de la responsabilité._

« La priorité doit demeurer la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant, et c’est cette exigence qui guide l’ensemble des actions menées par la DGS. »

Sarah Sauneron — Direction générale de la santé (DGS) (audite, audition de Mme Sarah Sauneron, 2025-06-16)

_Boussole affichée de l'action de la DGS ; conclusion du propos liminaire._

« 82 % des enfants de 10 à 14 ans se connectent aux réseaux sociaux sans encadrement parental »

Laurent Marcangeli (audite, audition cr29a, 2025-06-19)

_Chiffre avancé par l’audité (rattaché à la Cnil et à des chiffres « que vous connaissez ») pour établir la massification des usages ; source précise non fournie dans l’audition._

« les enfants créent en France leur premier compte à l’âge de 8 ans et demi et que 70 % des enfants regardent seuls des vidéos en ligne »

Laurent Marcangeli (audite, audition cr29a, 2025-06-19)

_Chiffres d’exposition précoce avancés par l’audité pour justifier l’intervention publique ; attribution de source non détaillée._

« un garçon sur deux et une fille sur trois consomment régulièrement du contenu pornographique dès 10 ans. »

Clara Chappaz — Ministre déléguée chargée de l’IA et du numérique (audite, audition cr29b, 2025-06-19)

_Chiffre mobilisé pour justifier la vérification d’âge sur les sites pornographiques (interdiction « de plus de trente ans » non respectée). Attribué à la ministre._

« l’exposition précoce et répétée à des contenus violents génère une croissance des représentations biaisées de la réalité, avec notamment une banalisation de la violence et une représentation de la sexualité reposant sur des scénarios pornographiques. »

Cyril Colliou — Office mineurs (Ofmin) — DNPJ (audite, audition cr30a, 2025-06-24)

_Présenté explicitement comme une « hypothèse » émise à partir des dossiers de l'office (avec l'appui de sa psychologue), non comme un résultat scientifique établi : à restituer comme lecture opérationnelle, pas comme démonstration causale._