La part du citoyenTikTok et les mineurs

Explorer · Usages, publics & spécificité de TikTok

Modes d'usage et temps d'écran

Le corpus documente abondamment le temps que les mineurs passent en ligne, mais les durées avancées varient d'un facteur six selon qui parle et selon ce qui est mesuré — et l'accord sur l'ampleur ne produit aucun accord sur le fond : cette durée traduit-elle une surconsommation propre à TikTok ?

La mesure de référence vient de Médiamétrie. Yannick Carriou (M. Yannick Carriou) établit que les 11-17 ans passent « quatre heures et trente-huit minutes par jour » sur internet, dont « 64 % » sur les réseaux sociaux et les messageries, en hausse de « plus de 50 % » entre 2020 et 2025. Le président Arthur Delaporte (Mme Marlène Masure) en isole la part TikTok — « une heure vingt-sept par jour, en moyenne, pour les 11-17 ans » — et en fait un motif de la saisine. Mais Hugo Micheron (cr30c) rapporte du terrain que « c'est plutôt six ou sept heures par jour ». Les écarts ne sont jamais arbitrés en audition.

Deux régimes de preuve coexistent sans se rencontrer. Le clinique : Sabine Duflo (cr08b) parle de « six à huit heures par jour » et « jusqu'à quinze ou vingt heures pour les adolescents en addiction que je reçois » ; Anne-Hélia Roure (cr19a) décrit un garçon de 16 ans dont « 75 heures sont passées sur TikTok » sur 90 heures de téléphone hebdomadaires. Le statistique : Carriou coupe court à une lecture dramatisante en rappelant que « le graphique ne reflète pas la consommation d'un individu, même moyen », et nuance la courbe elle-même, le covid ayant « contribué assez largement à l'accélération du phénomène ».

L'axe se joue sur l'imputation à la plateforme. Mehdi Arfaoui (CNIL, cr03b) soutient une spécificité de mode plus que de durée : sur TikTok « la communication entre pairs, entre camarades, est secondaire », la pratique dominante étant « une consommation unilatérale de contenus » dans « un flux continu unilatéral non maîtrisé ». Bruno Patino (cr04c) en donne l'image d'usage : « Vous pensez regarder TikTok cinq minutes […] et vous y êtes toujours deux heures après ». À l'inverse, Carriou objecte que l'usage de TikTok « duplique beaucoup » et s'ajoute aux autres plateformes ; Jérôme Pacouret (cr03b) chiffre que « seuls 1 % des usagers quotidiens de TikTok ne se rendent pas sur un autre réseau chaque jour » — enquête portant toutefois sur les 18 ans et plus. Séverine Erhel (cr08b) et Antonin Atger (cr16a) déplacent la variable vers la dose : « un temps idéal […] de l'ordre d'une à deux heures par jour », des « effets bénéfiques pour une utilisation d'une heure par jour ». Gilles Babinet (cr20b) rappelle, d'après Robert Putnam, une croissance engagée bien avant TikTok, « de deux heures par jour à près de quatre heures » entre 1980 et 1988.

Le cadrage en heures présuppose que la durée mesure le risque ; Arfaoui et Carriou le contestent depuis deux directions opposées. Marlène Masure (TikTok, Mme Marlène Masure) répond pourtant dans ce registre, en décrivant un plafond de « 60 minutes » — dont elle précise que, sans contrôle parental, « l'enfant peut prolonger son expérience ». Clara Chappaz (cr29b) hausse l'enjeu au macroéconomique, sur un mode conditionnel : le temps passé sur les réseaux et ses conséquences « pourraient nous coûter d'un à deux points de PIB dans l'avenir ».

Qui en parle

  • Yannick Carriou (Médiamétrie, M. Yannick Carriou) — fournit les chiffres de référence (4 h 38/jour, 64 %, +50 % en cinq ans) et, simultanément, les principales objections méthodologiques : moyenne ≠ individu, effet covid, cumul multi-plateformes.
  • Arthur Delaporte (président de la commission, Mme Marlène Masure) — pose le temps d'usage TikTok des 11-17 ans (1 h 27/jour) comme motif de la saisine.
  • Sabine Duflo (psychologue clinicienne / collectif Attention, cr08b) — porte le régime clinique : volumes extrêmes en cabinet, jusqu'à la suppression du téléphone dans les cas les plus lourds.
  • Anne-Hélia Roure (médecin psychiatre, cr19a) — cas individuel où TikTok concentre l'essentiel du temps d'écran (75 h sur 90 h hebdomadaires).
  • Mehdi Arfaoui (CNIL, cr03b) — thèse de la spécificité par le mode d'usage : consommation unilatérale, non communication entre pairs.
  • Jérôme Pacouret (MIAI Grenoble Alpes, cr03b) — à décharge de l'enfermement mono-plateforme et de l'usage purement récréatif ; données sur les 18 ans et plus.
  • Séverine Erhel (Université de Rennes 2, cr08b) et Antonin Atger (doctorant en psychologie sociale, cr16a) — déplacent la question vers la dose ; données corrélationnelles.
  • Bruno Patino (Arte France, cr04c) — perte de contrôle du temps et « puberté numérique » à 9 ans (chiffre rapporté, non sourcé).
  • Hugo Micheron (Ceri / Sciences Po, cr30c) et Nawale Hadouiri (CHU de Dijon, Mme Marion Joud) — durées de terrain très supérieures aux moyennes nationales.
  • Marlène Masure (TikTok, Mme Marlène Masure) — défense par les outils (plafond de 60 minutes, rappel à 100 minutes), en reconnaissant leur caractère non bloquant.
  • Gilles Babinet (CNNUM, cr20b) et Clara Chappaz (ministre déléguée, cr29b) — mise en perspective historique (Putnam) et projection économique conditionnelle.
Interventions regroupées (27 citations · 12 auditions)

Domaine : Usages, publics & spécificité de TikTok · Sujet : modes-usage

Couverture : 27 citations · 4 positions · 12 auditions

_Slugs bruts fusionnés : temps-ecran, temps-ecran-mineurs, surconsommation-gros-utilisateurs, duplication-usages, usage-multiplateforme, consommation-unilaterale, effet-covid-usages_

Positions exprimées

  • M. Mehdi Arfaoui (cr03b) : Aucun jeune n'utilise ni ne s'informe exclusivement sur TikTok ; cibler la seule plateforme est donc peu pertinent face à un mouvement général de fidélisation commun aux réseaux (Pacouret). _(tranchant 3)_
  • Mme Marlène Masure (Mme Marlène Masure) : Les outils déployés (60 minutes par défaut, rappel à 100 minutes, notifications nocturnes désactivées, contrôle parental complet) suffisent à une « prise de conscience » ; l’enjeu est de mieux les faire connaître, pas de bloquer l’accès. _(tranchant 3)_
  • M. Yannick Carriou (M. Yannick Carriou) : TikTok ne doit pas être analysé isolément : son usage se cumule fortement avec les autres plateformes et contribue à un temps global d'exposition. _(tranchant 2)_
  • M. Yannick Carriou (M. Yannick Carriou) : Le temps passé par les mineurs sur internet et les réseaux sociaux est massif (4 h 38/jour, 64 % sur les réseaux) et en forte croissance, mais ce sont des données d'usage, pas des effets. _(tranchant 2)_

Citations (verbatim, sourcées)

« Les adolescents de 11 à 17 ans qui surfent sur internet y restent quatre heures et trente-huit minutes par jour, soit environ trois fois plus que sur n’importe quel autre média : internet est sans rival chez les jeunes. »

Yannick Carriou — Médiamétrie (audite, audition de M. Yannick Carriou, 2025-04-03)

_Chiffre-clé mesuré par Médiamétrie sur le temps d'écran des mineurs. Donnée d'usage, non un effet : établit l'ampleur de l'exposition sans en tirer de conclusion sanitaire._

« Le temps que les jeunes passent sur internet – quatre heures et trente-huit minutes – est très majoritairement, à hauteur de 64 %, consacré aux réseaux sociaux et aux messageries, alors que cette proportion n’atteint que 30 % chez les personnes âgées de 50 à 64 ans. »

Yannick Carriou — Médiamétrie (audite, audition de M. Yannick Carriou, 2025-04-03)

_Quantifie la part des réseaux sociaux dans le temps internet des jeunes et l'écart générationnel. Chiffre attribué à Médiamétrie._

« le temps passé par les 11-17 ans et par les 15-24 ans sur les réseaux sociaux et les messageries a tout de même augmenté respectivement de plus de 50 % et de près de 80 % entre 2020 et 2025. »

Yannick Carriou — Médiamétrie (audite, audition de M. Yannick Carriou, 2025-04-03)

_Mesure l'évolution du temps passé sur cinq ans. Donnée quantitative, sans lien causal établi avec un effet._

« L’utilisation de TikTok est donc un comportement qui duplique beaucoup, pour employer notre jargon : elle est associée à une forte consommation des autres plateformes, ce qui contribue à allonger le temps passé sur les réseaux sociaux. »

Yannick Carriou — Médiamétrie (audite, audition de M. Yannick Carriou, 2025-04-03)

_Nuance importante : isoler TikTok est trompeur, son usage s'ajoute aux autres plateformes. Invite la commission à raisonner sur les usages cumulés plutôt que sur TikTok seul._

« dans l’ensemble de la population, les 20 % d’utilisateurs qui passent le plus de temps sur Instagram et TikTok consomment environ deux fois plus que la moyenne. »

Yannick Carriou — Médiamétrie (audite, audition de M. Yannick Carriou, 2025-04-03)

_Ordre de grandeur sur la surconsommation, donné à titre indicatif sur l'ensemble de la population (pas décomposé par âge). Chiffre attribué à Médiamétrie, à préciser pour les mineurs._

« Le covid a donc effectivement contribué assez largement à l’accélération du phénomène, ce qui m’amène à penser que la croissance très spectaculaire que j’ai décrite pour la période 2020-2025 ne se reproduira probablement pas dans des proportions similaires dans les cinq prochaines années. »

Yannick Carriou — Médiamétrie (audite, audition de M. Yannick Carriou, 2025-04-03)

_Attribue une part de la croissance au contexte covid et anticipe un ralentissement : nuance importante contre l'extrapolation d'une tendance explosive._

« Le graphique ne reflète pas la consommation d’un individu, même moyen. Un jeune âgé de 11 à 17 ans passe entre trois heures et trois heures trente, en moyenne quotidienne, sur les réseaux sociaux. Certains consomment plutôt le matin, d’autres plutôt le soir. »

Yannick Carriou — Médiamétrie (audite, audition de M. Yannick Carriou, 2025-04-03)

_Correction méthodologique face à un député qui déduisait un temps de sommeil de trois heures : la courbe agrège une population, pas un individu. Prévient une lecture erronée dramatisante des données._

« Sur TikTok, contrairement à d’autres applications fréquemment utilisées par les adolescents – Snapchat, WhatsApp, Instagram –, la communication entre pairs, entre camarades, est secondaire. D’après les collégiens que nous avons rencontrés, la pratique la plus commune consiste en une consommation unilatérale de contenus. »

M. Mehdi Arfaoui — CNIL (laboratoire d'innovation numérique) (audite, audition cr03b, 2025-04-03)

_Distingue TikTok des autres réseaux : non un espace de communication mais de consommation passive de contenus. Constat de terrain sur 130 collégiens._

« TikTok mêle une caractéristique traditionnelle de la télévision, un flux continu unilatéral non maîtrisé, et des caractéristiques de médias plus contemporains grâce à ses algorithmes fins et personnalisés, dont l’objectif consiste à faire rester l’utilisateur en alternant des contenus familiers, surprenants ou réconfortants. »

M. Mehdi Arfaoui — CNIL (laboratoire d'innovation numérique) (audite, audition cr03b, 2025-04-03)

_Caractérise le design de TikTok : télévision (flux unilatéral) + algorithme conçu pour la rétention. Description, pas jugement de nocivité._

« Les utilisateurs exclusifs de TikTok n’existent pas, ou presque : seuls 1 % des usagers quotidiens de TikTok ne se rendent pas sur un autre réseau chaque jour, tandis que 80 % en consultent au moins quatre. »

M. Jérôme Pacouret — MIAI Grenoble Alpes (chaire Société algorithmique) (audite, audition cr03b, 2025-04-03)

_Chiffre à décharge de l'idée d'enfermement mono-plateforme : quasi personne n'utilise TikTok seul. Issu de l'enquête Feeding Bias (18 ans et plus)._

« 74 % de cette classe d’âge a une utilisation hebdomadaire de TikTok et 59 % une utilisation quotidienne. »

M. Jérôme Pacouret — MIAI Grenoble Alpes (chaire Société algorithmique) (audite, audition cr03b, 2025-04-03)

_Mesure la pénétration de TikTok chez les 18-24 ans. Attention : enquête sur les 18 ans et plus, pas sur les mineurs._

« certains réseaux sociaux sont devenus centraux dans l’accès des jeunes à l’actualité, en particulier TikTok sur lequel 45 % des 18-24 ans suivent des médias ou des journalistes. »

M. Jérôme Pacouret — MIAI Grenoble Alpes (chaire Société algorithmique) (audite, audition cr03b, 2025-04-03)

_Établit la centralité informationnelle de TikTok pour les jeunes adultes, argument contre une interdiction pure et simple._

« Trois ans plus tard, TikTok a connu une croissance exponentielle et, selon Médiamétrie, compte plus de 22,8 millions d’utilisateurs en France. Ils passent en moyenne une heure et quarante-sept minutes par jour sur l’application. »

Océane Herrero (audite, audition cr04b, 2025-04-23)

_Chiffres d’audience et de temps d’usage attribués à Médiamétrie (source citée par l’auditionnée), à ne pas présenter comme une mesure propre à la commission._

« Vous pensez regarder TikTok cinq minutes avant de vous endormir et vous y êtes toujours deux heures après, sans en avoir tiré une réelle satisfaction. »

Bruno Patino — Arte France (audite, audition cr04c, 2025-04-23)

_Illustration parlante de la perte de contrôle temporel ; description d'usage par Patino (image de la boulimie)._

« la puberté numérique était à 9 ans. En moyenne, c’est à cet âge que les enfants ont leur premier smartphone ou accès à un écran de façon régulière. C’est beaucoup trop tôt. »

Bruno Patino — Arte France (audite, audition cr04c, 2025-04-23)

_Chiffre marquant sur l'exposition précoce ; attribué par Patino à une étude qu'il dit vouloir retrouver — donnée rapportée, non sourcée dans l'audition._

« Aujourd’hui, les adolescents passent six à huit heures par jour devant les écrans et jusqu’à quinze ou vingt heures pour les adolescents en addiction que je reçois. »

Sabine Duflo — psychologue clinicienne / collectif Attention (audite, audition cr08b, 2025-05-06)

_Chiffres cliniques de temps d'écran. Attribués à la patientèle de Duflo (observations de cabinet), non à une étude de population représentative._

« La dernière que j’ai reçue avait passé lors de la semaine précédente 53 heures et 52 minutes sur les réseaux sociaux, alors qu’elle n’était pas venue me voir pour des problèmes d’écran. »

Sabine Duflo — psychologue clinicienne / collectif Attention (audite, audition cr08b, 2025-05-06)

_Donnée clinique concrète (relevé de temps d'écran d'une patiente). Cas individuel, non généralisable statistiquement._

« la seule solution qui émerge après quelques séances étalées sur un mois ou deux, c’est, pour les cas les plus extrêmes de plus de quinze heures d’écran par jour entraînant un long absentéisme scolaire, de supprimer l’usage du téléphone portable. »

Sabine Duflo — psychologue clinicienne / collectif Attention (audite, audition cr08b, 2025-05-06)

_Constat clinique radical : dans les cas extrêmes, seule la suppression du téléphone permet le retour à l'école. Expérience de cabinet, présentée comme sa propre pratique, non comme un protocole validé._

« Les études montrent qu’il existe un temps idéal – c’est la théorie « Boucle d’or » –, de l’ordre d’une à deux heures par jour, qui correspond à un usage raisonné. »

Séverine Erhel — Université de Rennes 2 (audite, audition cr08b, 2025-05-06)

_Introduit un seuil d'usage « raisonné » (1-2 h) et des seuils délétères (au-delà de 4-5 h). Précision : études corrélationnelles impliquant le jugement parental, donc pas une causalité stricte._

« TikTok est l’une des plateformes les plus utilisées par les jeunes, avec plus de 60 % des moins de 30 ans qui y sont présents et un temps de visionnage moyen dépassant 3 heures par jour. »

Nawale Hadouiri — CHU de Dijon (praticien hospitalo-universitaire) (audite, audition de Mme Marion Joud, 2025-05-22)

_Chiffres d'usage avancés par la praticienne (>60 % des moins de 30 ans, >3 h/jour). Chiffres attribués à l'intervenante, source non précisée._

« L’étude que j’ai déjà citée montre par exemple qu’on peut tracer des effets bénéfiques pour une utilisation d’une heure par jour, alors que ces effets sont plus problématiques pour une durée quotidienne de trois, quatre ou cinq heures. »

Antonin Atger — écrivain, doctorant chercheur en psychologie sociale (Londres) (audite, audition cr16a, 2025-05-26)

_Chiffre attribué à une étude citée : seuil de bascule autour d'une heure/jour. Le temps d'écran est présenté comme la variable clé._

« Âgé de 16 ans, il passe 90 heures par semaine sur son téléphone et reçoit plus de 1 000 notifications sur son téléphone. Sur ces 90 heures, 75 heures sont passées sur TikTok. »

Anne-Hélia Roure — médecin psychiatre (audite, audition cr19a, 2025-05-28)

_Chiffre marquant issu d'un cas clinique individuel (Gaspard) rapporté par la psychiatre ; non généralisable en soi._

« Ses observations montrent une augmentation significative du temps consacré aux écrans, qui est passé de deux heures par jour à près de quatre heures aux États-Unis entre 1980 et 1988, pour atteindre aujourd’hui sept heures et quart aux États-Unis et environ cinq heures quarante en France. »

Gilles Babinet — Conseil national du numérique (CNNUM) (audite, audition cr20b, 2025-06-02)

_Chiffres de temps d'écran attribués aux travaux du sociologue Robert Putnam, cités par Babinet : à rapporter comme observations de Putnam et non comme données de la commission._

« Si le contrôle parental est activé, le mot de passe est renouvelé chaque jour et seul le parent peut permettre au mineur de dépasser le plafond de 60 minutes. Si le contrôle parental n’est pas activé, l’enfant peut prolonger son expérience et recevra un deuxième rappel après 100 minutes passées sur la plateforme. »

Marlène Masure — TikTok (audite, audition de Mme Marlène Masure, 2025-06-12)

_Précision factuelle établissant que la limite de 60 minutes ne bloque pas l’accès sans contrôle parental activé — l’enfant peut simplement continuer. Confirme que le plafond n’est pas contraignant._

« TikTok est l’application la plus utilisée par les mineurs pour ce qui est du temps d’utilisation, avec une heure vingt-sept par jour, en moyenne, pour les 11-17 ans, c’est-à-dire notamment pour les moins de 13 ans. »

Arthur Delaporte (president, audition de Mme Marlène Masure, 2025-06-12)

_Le président énonce les deux raisons de la création de la commission : temps d’usage record (1h27/jour pour les 11-17 ans) et décès de jeunes. Chiffre attribué au constat de la commission._

« De premières études montrent que le temps passé sur les réseaux et ses conséquences sur le développement cognitif et émotionnel des adolescents pourraient nous coûter d’un à deux points de PIB dans l’avenir. »

Clara Chappaz — Ministre déléguée chargée de l’IA et du numérique (audite, audition cr29b, 2025-06-19)

_Chiffre économique frappant mais explicitement conditionnel (« De premières études », « pourraient ») : projection non établie, avancée par la ministre._

« quand vous demandez à des enfants, dans une classe, combien de temps ils passent en moyenne sur TikTok, c’est plutôt six ou sept heures par jour. »

Hugo Micheron — Ceri / Sciences Po (audite, audition cr30c, 2025-06-24)

_Chiffres de terrain (Seine-Saint-Denis) supérieurs à la moyenne évoquée (~4h). Observation qualitative de l'auteur, non une enquête représentative._