La part du citoyenAudiovisuel public
Caroline Parmentier

Caroline Parmentier

Role dans la commission : Depute membre — groupe RN

Biographie

Caroline Parmentier, nee le 16 decembre 1965 a Pau (alors Basses-Pyrenees, aujourd'hui Pyrenees-Atlantiques), est une journaliste et femme politique francaise, membre du Rassemblement national.

Sa carriere s'est faite dans la presse. Elle rejoint apres ses etudes le quotidien Present — journal catholique traditionaliste et d'extreme droite dirige par Jean Madiran — ou elle passe du statut de stagiaire a celui de redactrice en chef. Elle a par ailleurs ete chroniqueuse de l'emission Bistro Libertes sur la web-television TV Libertes a partir de 2014. En 1995, elle a ete condamnee par le tribunal correctionnel de Paris pour « diffamation publique a caractere racial » a la suite d'un article.

Elle suspend son activite de journaliste en 2018 pour se mettre au service des campagnes de Marine Le Pen, dont elle devient attachee de presse / conseillere en communication. Elle a coordonne la campagne et assure la strategie media de Jordan Bardella pour les elections europeennes de 2019.

Elue au conseil regional d'Ile-de-France en 2021, elle est ensuite elue deputee de la 9e circonscription du Pas-de-Calais aux legislatives de juin 2022 (battant la sortante Marguerite Deprez-Audebert), puis reelue en juillet 2024 (17e legislature). A l'Assemblee nationale, elle siege dans le groupe Rassemblement national et est membre de la commission des affaires culturelles et de l'education — commission de rattachement de l'enquete sur l'audiovisuel public.

Dans la commission

Membre tres active (72 interventions relevees dans 15 auditions), Caroline Parmentier est l'une des voix RN les plus offensives de la commission. Sa ligne, constante d'une audition a l'autre, articule deux griefs : un audiovisuel public accuse d'etre structurellement biaise a gauche et hostile au RN, et un financement percu comme contraint (« l'impot »), qui fonderait une exigence de neutralite maximale et legitimerait la remise en cause de ce financement.

Le procès en partialite (neutralite/pluralisme). Elle personnalise l'accusation de militantisme sur des figures precises. A Radio France, elle vise la chroniqueuse Charline Vanhoenacker — « Est-ce de l'humour ou du militantisme politique paye avec les impots des Francais ? » (Mme Adèle Van Reeth) — et parle d'une « declaration de guerre politique contre le Rassemblement national et contre ses millions d'electeurs » (Mme Emmanuelle Daviet). Elle attaque Elise Lucet, presentee comme « une militante de gauche pour qui la verite se subordonne a la cause ; une militante tres cher payee par les impots des Francais » (Mme Élise Lucet), et reproche a Nagui ses positions anti-RN ainsi que la « censure » de l'humoriste Pierre-Emmanuel Barre (M. Nagui Fam). Elle mobilise longuement l'affaire Cohen-Legrand comme preuve d'une « collusion » avec le PS, s'attachant a etablir que Patrick Cohen etait « bien sous contrat avec France Inter le 7 juillet 2025 » (Mme Sibyle Veil, M. Patrick Cohen, M. Thomas Legrand) et denoncant un « rendez-vous strategique » a deux volets, « barrer la route a Rachida Dati et favoriser l'acces de la gauche au pouvoir en 2027 » (M. Thomas Legrand). Elle developpe le meme angle de conflit d'interets a propos de Lea Salame et de Raphael Glucksmann (Mme Léa Salamé).

Le grief financier et le train de vie. Elle relie systematiquement critique editoriale et argent public — « C'est l'argent de nos impots ! » (M. Alexandre Kara) — et dresse un registre a charge sur la gestion : vehicules de fonction, subventions au CSE, « chateau et piscine en Dordogne », en suggerant un « sentiment politique d'etre intouchable » (M. Nacer Meddah) ; suites au Majestic a Cannes financees par des groupes prives (Mme Delphine Ernotte Cunci) ; coût de « 4 milliards par an » (M. Laurent Delahousse).

La disqualification des dispositifs internes. Elle raille les outils d'objectivation — « Apres le nutri-score de l'information en 2023 [...], voila le barometre du pluralisme ! Ces gadgets pour gogos ne changent rien » (Mme Sibyle Veil) — et interpelle frontalement le comite d'ethique de France Televisions : « a quoi servez-vous ? » (Mme Christine Albanel). Sur l'investigation, elle prend la defense de Gerard Depardieu en affirmant qu'« une expertise judiciaire independante [...] a conclu a l'existence d'un montage illicite » dans un « Complement d'enquete » (M. Alexandre Kara). Elle defend enfin les medias du groupe Bollore, invitant a qualifier de diffamation les propos de Christine Ockrent contre CNews (M. Martin Ajdari).

Sources