Domaine : Contenus à risque & sécurité des mineurs · Sujet : sexisme-masculinisme
Couverture : 41 citations · 5 positions · 10 auditions
_Slugs bruts fusionnés : influenceurs-masculinistes, masculinisme-radicalisation, masculinisme-pornographie, manosphere-jeunes-garcons, cyberviolences-sexistes, sexisme-contenus-tiktok, delit-sexisme, hypersexualisation-tiktok, sursexualisation-precoce-filles, hypervirilite-garcons, discours-haine-sexisme, sexisme-nudite-deux-poids, contenus-femmes-problematiques, banalisation-metapolitique_
Positions exprimées
- Mme Bérangère Couillard (cr18a) : Le droit doit créer un délit de sexisme, car le cadre légal est beaucoup plus clair sur le racisme que sur le sexisme et aucune sanction pour propos sexistes n'est réellement prononcée. _(tranchant 5)_
- M. Isac Mayembo (cr24b) : Ses contenus ne sont pas « problématiques » (terme subjectif, aucune infraction juridique) ; il donne de « bons conseils pour la jeunesse » qu'un jeune de 13-15 ans devrait suivre. _(tranchant 5)_
- M. Arthur Melon (cr14a) : TikTok se distinguerait des autres plateformes par un niveau supérieur d'hypersexualisation, d'hyperviolence et d'addiction lié à son format ultra-court (appréciation de terrain de CAMELEON, non chiffrée). _(tranchant 4)_
- Mme Bérangère Couillard (cr18a) : TikTok diffuse massivement des contenus sexistes, stéréotypés et dégradants pour les femmes auprès d'une audience majoritairement mineure, documentés par l'étude Sciences Po des 100 vidéos les plus vues en 2022. _(tranchant 4)_
- (table ronde) (cr28a) : Une politique de nudité très stricte se justifie par la protection des mineurs (porno, revenge porn), tandis que le sexisme non violent (« du café du commerce ») relève de la liberté d'expression tant qu'il n'est pas réprimé par la loi; seuls les appels à la violence doivent être modérés. _(tranchant 3)_
Citations (verbatim, sourcées)
« Des études commencent à mettre en évidence les conséquences de l'exposition à des contenus émanant de la manosphère, qui véhiculent des images stéréotypées de la masculinité. Certains influenceurs, comme Andrew Tate et d'autres prônent en outre une vision très toxique des rapports entre les femmes et les hommes, des questions de genre et de la répartition des rôles sociaux. »
— Rayna Stamboliyska — RS Strategy (audite, audition cr04a, 2025-04-23)
_Élargit le risque aux garçons (manosphère, Andrew Tate) — souvent absent du débat centré sur les filles ; présenté comme objet d'études émergentes._
« J'ai rapidement constaté que ces réseaux sociaux, TikTok en particulier, servent de porte d'entrée vers un discours beaucoup plus radical qui se développe ensuite dans des communautés privées. »
— Pierre Gault — Journaliste, réalisateur du documentaire Mascus (2025) (audite, audition cr12a, 2025-05-16)
_Thèse structurante de la table ronde : TikTok comme « appât » initial menant vers des communautés privées plus radicales. Observation d'enquête de Gault, pas une donnée quantifiée._
« Je rappelle en effet que 60 % des femmes déclarent avoir été victimes de violences en ligne et qu'elles sont 27 fois plus susceptibles d'être harcelées en ligne que les hommes. »
— Shanley Clemot McLaren — Stop Fisha (audite, audition cr12a, 2025-05-16)
_Chiffres avancés par Stop Fisha pour établir le caractère genré des cyberviolences ; source précise non citée, à attribuer à l'intervenante._
« Pour l'année 2024, notre association a déjà reçu plus de 400 signalements sur TikTok. L'âge moyen des victimes, qui sont majoritairement des femmes et des filles, est de quinze à seize ans. »
— Shanley Clemot McLaren — Stop Fisha (audite, audition cr12a, 2025-05-16)
_Donnée d'activité de l'association qui documente l'ampleur et la jeunesse des victimes ; chiffre interne à Stop Fisha, non exhaustif de l'aveu de l'intervenante._
« En Europe, quinze des vingt-sept dernières tentatives d'attentat recensées depuis octobre 2023 impliquent des jeunes radicalisés en ligne, souvent par l'intermédiaire de plateformes telles que TikTok ou Telegram. »
— Shanley Clemot McLaren — Stop Fisha (audite, audition cr12a, 2025-05-16)
_Affirmation d'un lien entre radicalisation en ligne et attentats, avec chiffres avancés par l'intervenante — lien causal et statistique non établis par la commission ; à traiter comme allégation sourcée à Stop Fisha._
« Selon le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCEFH), 44 % des contenus représentant des femmes en ligne sont dégradants. »
— Shanley Clemot McLaren — Stop Fisha (audite, audition cr12a, 2025-05-16)
_Chiffre attribué explicitement au HCEFH, sur la représentation des femmes en ligne (pas spécifique à TikTok)._
« une étude de l'Université de Belfast a révélé qu'en moyenne, les jeunes hommes sont exposés à de tels contenus en moins de 20 minutes de navigation, notamment à travers des thématiques telles que le sport, le développement personnel, la santé mentale ou la séduction. »
— Pauline Ferrari — Journaliste indépendante (audite, audition cr12a, 2025-05-16)
_Chiffre de « moins de 20 minutes » attribué à une étude de l'Université de Belfast ; donnée sourcée à une étude externe, non vérifiée par la commission._
« Lors de mes interventions en classe, il est fréquent que certains élèves s'appellent par le terme « pupuce », une expression popularisée par AD Laurent. »
— Pauline Ferrari — Journaliste indépendante (audite, audition cr12a, 2025-05-16)
_Témoignage de terrain (éducation aux médias) sur la pénétration du vocabulaire des influenceurs jusque dans les salles de classe, garçons comme filles._
« J'en ai fait l'expérience personnelle avec mon frère de onze ans qui, bien que n'ayant pas de compte sur TikTok, a été exposé sur YouTube à des contenus d'Alex Hitchens, initialement publiés sur TikTok puis repris en format YouTube shorts. »
— Shanley Clemot McLaren — Stop Fisha (audite, audition cr12a, 2025-05-16)
_Témoignage personnel illustrant que l'exposition touche des enfants sans compte, par circulation cross-plateforme (TikTok vers YouTube Shorts)._
« figure notamment une vidéo d'Alex Hitchens dans laquelle il affirme que « toutes les femmes sont des putes jusqu'à preuve du contraire ». Ce contenu n'a pourtant pas été jugé contraire aux règles d'utilisation de la plateforme. »
— Pauline Ferrari — Journaliste indépendante (audite, audition cr12a, 2025-05-16)
_Exemple concret et daté d'un contenu misogyne signalé mais maintenu, cité à la demande du président pour interroger TikTok — matière directe pour la commission._
« Cette audition me semble particulièrement importante, car elle nous fait entrer au cœur de l'un des enjeux majeurs qui nous concernent s'agissant de TikTok. »
— Laure Miller — EPR (rapporteur, audition cr12a, 2025-05-16)
_La rapporteure inscrit les contenus masculinistes/sexistes au cœur du mandat de la commission sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs._
« j'ai notamment rencontré Stéphanie Lamy, spécialiste de ces questions, qui qualifie les influenceurs masculinistes de « marchands de misère ». »
— Pierre Gault — Journaliste, réalisateur du documentaire Mascus (2025) (audite, audition cr12a, 2025-05-16)
_Formule marquante (« marchands de misère ») résumant l'exploitation économique du mal-être des jeunes hommes ; citation d'une tierce spécialiste rapportée par Gault._
« TikTok se distingue des autres réseaux sociaux par son niveau d’hypersexualisation et d’hyperviolence. Le format des vidéos très courtes favorise une consommation massive et une addiction encore plus prononcée que sur d’autres plateformes. »
— Socheata Sim — CAMELEON Association France (audite, audition cr14a, 2025-05-22)
_Affirmation ciblant spécifiquement TikTok (hypersexualisation, hyperviolence, addiction), en réponse à une question de la rapporteure. Appréciation de l'association fondée sur ses observations de terrain, non étayée par des données chiffrées comparatives dans l'audition._
« Cette plateforme s’est fait connaître par des danses d’enfants qui s’exposaient, parfois en famille. Il faut souligner que les contenus sont souvent monétisés. »
— Socheata Sim — CAMELEON Association France (audite, audition cr14a, 2025-05-22)
_Lie l'exposition des enfants sur TikTok à sa monétisation et à un moyen d'entrer en contact avec des enfants ; met en cause le modèle économique, sans données chiffrées._
« L'utilisation massive de ces applications a entraîné harcèlement sexiste, violence verbale et psychologique, promotion de la pornographie ou encore montée en puissance des idées masculinistes. »
— Bérangère Couillard — Haut Conseil à l'Égalité entre les hommes et les femmes (HCEFH) (audite, audition cr18a, 2025-05-27)
_Cadrage liminaire de l'audition : la témoin pose les réseaux sociaux, TikTok en particulier, comme facteur d'aggravation des rapports de genre. Constat général de la présidente du HCEFH, présenté comme un effet observé et non démontré causalement dans cette audition._
« Leur constat est sans appel : les femmes sont repoussées au second plan sur TikTok. »
— Bérangère Couillard — Haut Conseil à l'Égalité entre les hommes et les femmes (HCEFH) (audite, audition cr18a, 2025-05-27)
_Synthèse de l'étude Sciences Po des 100 contenus les plus vus en 2022, base empirique du propos de la témoin sur la sous-représentation des femmes._
« Il est par exemple plus difficile de retirer des contenus sexistes que des contenus racistes, car il existe aujourd'hui un cadre légal beaucoup plus clair sur le racisme que le sexisme. »
— Bérangère Couillard — Haut Conseil à l'Égalité entre les hommes et les femmes (HCEFH) (audite, audition cr18a, 2025-05-27)
_Argument juridique central : l'asymétrie du droit (racisme vs sexisme) explique l'échec du retrait des contenus sexistes et fonde la demande d'un délit de sexisme. Point actionnable pour le législateur._
« vous pouvez faire des blagues lourdes, sexistes ; tenir régulièrement des propos qui stéréotypent les femmes dans un rôle, mais personne ne vous sanctionnera. C'est la raison pour laquelle le Haut Conseil à l'égalité invite à mettre en place un délit de sexisme. »
— Bérangère Couillard — Haut Conseil à l'Égalité entre les hommes et les femmes (HCEFH) (audite, audition cr18a, 2025-05-27)
_Réponse au président : la témoin affirme l'absence de sanction effective des propos sexistes et en tire la nécessité d'un délit de sexisme. Constat qu'elle nuancera en disant ne connaître aucune sanction prononcée._
« Selon la procureure de la République de Paris, plus de 90 % des contenus pornographiques sont passibles du code pénal au titre de l'incitation au viol ou de différentes violences. »
— Bérangère Couillard — Haut Conseil à l'Égalité entre les hommes et les femmes (HCEFH) (audite, audition cr18a, 2025-05-27)
_Chiffre attribué explicitement à la procureure de Paris, relayé par la témoin à l'appui du rapport HCEFH sur la pornocriminalité. Source tierce identifiée._
« Considérez-vous que les plateformes numériques, et particulièrement TikTok, exploitent ces contenus dans le cadre de leur modèle économique ? »
— Laure Miller — EPR (rapporteur, audition cr18a, 2025-05-27)
_La rapporteure oriente l'audition vers le lien entre contenus sexistes et modèle économique de la plateforme, cherchant à établir une intentionnalité commerciale._
« le pays d'origine, la France, peut imposer des règles spécifiques au réseau sans même tenir compte du cadre du DSA, notamment pour des motifs d'ordre public. En l'occurrence, le sexisme entre dans ce cadre. »
— Arthur Delaporte — SOC (president, audition cr18a, 2025-05-27)
_Le président avance une lecture juridique : la France pourrait imposer des règles d'ordre public au-delà du DSA pour faire retirer des contenus sexistes. Point de droit à creuser, formulé par le président de la commission._
« Elles n’habitent plus leur corps, elles le décorent. »
— Karine de Leusse — psychologue / psychothérapeute clinicienne (audite, audition cr19a, 2025-05-28)
_Formule clinique frappante sur la sursexualisation et le rapport à l'image des adolescentes ; observation de l'auditionnée._
« Chez les garçons, c’est l’effet inverse. Il se traduit par une hypervirilité, une crispation, un besoin de contrôle sur l’image et une compensation. »
— Karine de Leusse — psychologue / psychothérapeute clinicienne (audite, audition cr19a, 2025-05-28)
_Effet genré opposé décrit chez les garçons ; observation clinique._
« J’ai reçu des jeunes filles et des jeunes hommes dont la sexualité est très influencée par TikTok de façon dangereuse, en particulier par des pratiques d’étranglement – le choking – pendant les relations intimes. »
— Anne-Hélia Roure — médecin psychiatre (audite, audition cr19a, 2025-05-28)
_Affirme un lien entre contenus TikTok et pratiques sexuelles à risque (choking) ; observation clinique de l'auditionnée._
« 100 % des jeunes filles que je reçois ont perdu confiance en elles après s’être inscrites sur les réseaux sociaux. »
— Anne-Hélia Roure — médecin psychiatre (audite, audition cr19a, 2025-05-28)
_Chiffre de 100 % portant sur la patientèle propre de la psychiatre (échantillon clinique auto-sélectionné), avancé comme constat ; non représentatif de la population générale._
« Je pense qu’un jeune homme de 13, 14 ou 15 ans devrait suivre mes conseils. Je pense que je donne de bons conseils pour la jeunesse, même si j’imagine que vous n’allez pas être d’accord avec moi. »
— M. Isac Mayembo (audite, audition cr24b, 2025-06-10)
_Assume que ses contenus s'adressent utilement à des adolescents de 13-15 ans, position frontalement opposée à celle de la rapporteure — cœur du désaccord de l'audition._
« On pourrait juger mes contenus problématiques, mais c’est un terme subjectif et flou. Ils ne correspondent à aucune infraction et à aucune qualification juridique. »
— M. Isac Mayembo (audite, audition cr24b, 2025-06-10)
_Défense de l'auditionné : le caractère « problématique » de ses propos serait subjectif et sans base juridique — argument de licéité formelle, distinct de la nocivité alléguée._
« C’est ce qu’on appelle la liberté d’expression, madame. »
— M. Isac Mayembo (audite, audition cr24b, 2025-06-10)
_Résume la ligne de défense : ce qui n'est pas illégal relève de la liberté d'expression — pose le clivage liberté d'expression vs régulation._
« Vous n’avez pris que dix secondes de mon propos, vous avez isolé ce passage et vous venez de me le balancer à la gueule ! C’est le problème de TikTok. »
— M. Isac Mayembo (audite, audition cr24b, 2025-06-10)
_Ligne de défense : les citations à charge seraient sorties de leur contexte par le format court — retourne l'accusation de « désinformation » contre la commission. Sa reformulation du propos initial reste sa version, non établie._
« Cela signifie que des enfants de 9, 10, 11 ou 12 ans ont accès à vos contenus et aux messages contestables que vous véhiculez, notamment sur les femmes. »
— Mme Laure Miller — EPR (rapporteur, audition cr24b, 2025-06-10)
_Établit, du point de vue de la rapporteure, l'exposition d'enfants pré-adolescents à des contenus jugés contestables sur les femmes — pose la question de l'impact et de la responsabilité._
« Déjà, vous remplacez « putes » par « P.U.T.E.S » pour échapper à la modération, mais ces propos vous semblent-ils contrevenir aux conditions générales d’utilisation de la plateforme et plus largement à la loi ? »
— M. Arthur Delaporte — SOC (president, audition cr24b, 2025-06-10)
_Le président confronte l'auditionné à des propos précis et à l'épellation destinée à échapper à la modération, pour tester s'ils violent CGU et loi. Les citations lues sont attribuées à l'auditionné par le président ; Mayembo les rattache à YouTube._
« Je ne connais pas ce contenu en particulier et je ne peux pas me prononcer sans connaître le contexte. »
— Brie Pegum — TikTok (aspects techniques de la régulation) (audite, audition de M. Arnaud Cabanis, 2025-06-12)
_Refus de qualifier en direct des propos sexistes cités par le président ; TikTok invoque le besoin de contexte, ce que la commission lit comme une esquive._
« La publication d’un seul discours de haine, par exemple, entraîne le bannissement immédiat de la plateforme. »
— Nicky Soo — TikTok (digital safety) (audite, audition de M. Arnaud Cabanis, 2025-06-12)
_Règle affichée de tolérance zéro sur la haine, en tension avec la persistance de comptes sexistes signalés par des ministres et non bannis, relevée par la rapporteure._
« le bannissement d’un compte est un processus graduel : il intervient après un, deux, trois ou quatre contenus problématiques. »
— Marie Hugon — TikTok (audite, audition de Mme Marlène Masure, 2025-06-12)
_TikTok explique qu’un compte n’est pas banni pour un seul contenu — utilisé pour justifier le maintien prolongé d’AD Laurent et Alex Hitchens malgré les signalements._
« Trouvez-vous normal qu’il faille attendre l’interpellation d’un ministre, Aurore Bergé en l’occurrence, pour qu’AD Laurent soit finalement banni ? »
— Laure Miller — EPR (rapporteur, audition de Mme Marlène Masure, 2025-06-12)
_La rapporteure établit que le bannissement d’AD Laurent n’est intervenu qu’après l’intervention politique d’une ministre, hors du processus DSA normal. Met en cause l’effectivité de la modération._
« Cet avocat nous a transmis son analyse, d’une dizaine de pages, qui explique pourquoi ces contenus ne violent pas la législation française en l’état actuel du droit. »
— Thibault Guiroy — YouTube (audite, audition cr28a, 2025-06-17)
_YouTube justifie sa non-intervention sur les contenus sexistes/misogynes par une analyse juridique concluant à leur légalité; illustre l'argument du « on ne peut pas être plus dur que la loi »._
« N’est-il pas presque plus choquant d’entendre un homme qui appelle à battre les femmes que de voir un bout de téton ? »
— Arthur Delaporte (president, audition cr28a, 2025-06-17)
_Le président dénonce un « deux poids, deux mesures »: politique proactive sur la nudité mais pas sur le sexisme violent. Formule marquante posant la hiérarchie morale des interdits._
« J’assume pleinement une politique de nudité hyperstricte. Certains la qualifient de puritaine, mais elle a le mérite d’être efficace. »
— Anton’Maria Battesti — Meta (audite, audition cr28a, 2025-06-17)
_Meta revendique une politique de nudité « hyperstricte/puritaine » au nom de la protection des mineurs, tout en distinguant le sexisme (non systématiquement modéré). Cœur du débat sur l'asymétrie des interdits._
« On ne parle pas de sexisme du café du commerce, mais de propos qui incitent à la violence. »
— Anton’Maria Battesti — Meta (audite, audition cr28a, 2025-06-17)
_Meta délimite ce qu'il modère (appels à la violence) et ce qu'il tolère (« sexisme du café du commerce »/« d'atmosphère »), refusant d'éradiquer seul un sexisme non défini juridiquement. Position à décharge revendiquée._
« Quand le contenu relève clairement de la haine, nous le modérons. Mais, quand nous avons un doute, nous avons plutôt tendance à le laisser en ligne. Dans le doute, en effet, nous préférons privilégier la liberté d’expression. »
— Claire Dilé — X (audite, audition cr28a, 2025-06-17)
_X assume un biais pro-liberté d'expression en cas de doute sur un contenu haineux; position tranchée qui explique une modération plus permissive._
« Parmi les rares contenus que j’ai diffusés sur TikTok, ceux qui ont eu le plus de succès sont ceux liés à la bouffe. »
— Arthur Delaporte — SOC (president, audition cr30c, 2025-06-24)
_Le président relance sur la banalisation par des sujets mainstream (alimentation), citant Macron et Bardella. Confirme l'analyse de Boursier par une observation personnelle._