Ersilia Soudais
Role dans la commission : Depute membre — groupe LFI-NFP
Biographie
Ersilia Soudais, nee le 21 mai 1988 a Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), est une femme politique francaise, deputee de La France insoumise. Elle grandit dans une famille de gauche politisee : son pere, Michel Soudais, est journaliste et redacteur en chef adjoint de l'hebdomadaire de gauche Politis.
Apres une classe preparatoire litteraire et des etudes de lettres, elle devient professeure de francais. Elle enseigne un an a Sevran (Seine-Saint-Denis), puis en Seine-et-Marne, notamment au college. Militante feministe et syndicaliste (SNES-FSU), elle s'engage sur les luttes locales, en particulier contre le mal-logement.
Elue conseillere municipale d'opposition a Lagny-sur-Marne en 2020, elle est investie par La France insoumise pour les legislatives et remporte, de facon inattendue, la 7e circonscription de Seine-et-Marne le 19 juin 2022 (succedant a Rodrigue Kokouendo). Elle est reelue le 7 juillet 2024. A l'Assemblee nationale, elle siege a la commission du developpement durable et de l'amenagement du territoire et preside le groupe d'etudes « Gens du voyage ». Elle s'affirme sur une ligne LFI-NFP marquee : feminisme, antiracisme, defense des services publics, opposition frontale a l'extreme droite.
Dans la commission
Ersilia Soudais est l'une des membres les plus actives de la commission (80 interventions, presente dans une trentaine de comptes rendus). Elle y porte, de facon systematique, la ligne LFI-NFP en miroir inverse du rapporteur : la, ou Charles Alloncle (UDR) dénonce un biais de gauche du service public, elle denonce au contraire une derive « macroniste » ou de droite, et fait de la defense de l'audiovisuel public un rempart contre l'extreme droite.
Une critique par la gauche, pas une remise en cause du service public. Elle recuse la neutralite au profit de l'« honnetete » et defend les voix de gauche evincees. Elle fait du licenciement de Guillaume Meurice son dossier recurrent (« Vous m'avez choquee lorsque vous avez dit que le licenciement de Guillaume Meurice etait une victoire de l'Arcom », M. Roch-Olivier Maistre) et deplore une « purge ideologique » a France Inter attribuee a la direction. Elle conteste le « ni droite ni gauche » (« on sait tres bien que c'est un slogan macroniste », Mme Sibyle Veil) et interpelle la direction sur la « macronisation » de la ligne editoriale (Mme Laurence Bloch).
La deontologie comme arme retournee. Plusieurs de ses questions reprochent aux journalistes-vedettes non un exces mais un defaut : une complaisance avec le pouvoir ou l'extreme droite. Elle lie ces manquements a la progression du RN (« En manquant de deontologie, vous contribuez largement a la montee de l'extreme droite, car vous lui donnez des armes », M. Patrick Cohen ; « vous portez, monsieur Clement, une responsabilite morale dans la montee de l'extreme droite en France », M. Hugo Clément). Elle defend LFI comme cible d'un traitement mediatique inequitable (non-invitation a « L'evenement », sondages contestes, sequence Bompard).
Financement, concentration et connivence. Elle s'inquiete de la dependance au prive, ciblant les achats de programmes a Mediawan (« quasi-monopole [...] une forme de privatisation de l'audiovisuel public », M. Stéphane Sitbon-Gomez) et la proximite de Xavier Niel avec le pouvoir. Elle s'oppose frontalement a la holding portee par Rachida Dati, vue comme un « demantelement » (Mme Rima Abdul-Malak, Mme Rachida Dati), et instruit la connivence supposee entre argent public et pouvoir de droite, jusqu'a citer les « carnets Dati » a l'audition de Stephane Courbit (M. Stéphane Courbit).
Contestation de la commission elle-meme. Elle qualifie a plusieurs reprises les travaux du rapporteur de « proces » et de « chasse aux sorcieres » (« j'appelle le president a faire en sorte que cesse cette chasse aux sorcieres ! », M. Benjamin Oulahcene), l'accuse de defendre des « personnalites xenophobes » et met en doute son aptitude a rediger le rapport (M. Alexandre Dureux). Ses interventions provoquent des incidents de seance repetes avec le president Patrier-Leitus. Face a CNews/Bollore, sa ligne est constante : « Ce serait un cadeau a CNews, qui propage sans cesse des idees d'extreme droite » (M. Olivier Schrameck), et elle conteste jusqu'a la tenue de l'audition de Vincent Bollore (M. Vincent Bolloré).
Sources
- https://en.wikipedia.org/wiki/Ersilia_Soudais
- https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA795466
- https://ersiliasoudais.fr/
- https://www.nosdeputes.fr/ersilia-soudais