La part du citoyen
FD

Francis Dubois

Role dans la commission : Depute membre — groupe LR

Biographie

Francis Dubois est un homme politique francais ne le 28 novembre 1961 a Liginiac, en Correze. De profession technicien au sein d'un groupe cooperatif agricole, il est marie et pere de trois enfants. Il s'est d'abord construit un ancrage local fort : maire de Lapleau (Correze) depuis 2001 et president de la communaute de communes Ventadour-Egletons-Monedieres depuis 2014. Cette experience d'elu de terrain (ancien maire et president d'intercommunalite, elu d'un departement marque par l'hydroelectricite de la vallee de la Dordogne) transparait directement dans ses interventions a la commission.

Membre des Republicains (LR), parti de centre-droit, il est elu depute de la 1re circonscription de la Correze au second tour des legislatives de juin 2022, avec environ 53,8 % des suffrages, face a Sandrine Deveaud (Nupes) ; son suppleant est Pascal Coste. A l'Assemblee nationale (XVIe legislature), il siege d'abord a la commission des affaires culturelles et de l'education (juin 2022 - decembre 2023), puis a la commission des affaires economiques (decembre 2023 - juin 2024). En interne au parti, il a soutenu Eric Ciotti pour la presidence de LR lors du congres de fin 2022, et il a notamment vote une motion de censure en mars 2023 contre la consigne de son groupe. Son mandat de depute prend fin le 9 juin 2024 avec la dissolution de l'Assemblee.

Dans la commission

Francis Dubois est un intervenant tres actif (38 interventions, presence sur la quasi-totalite des auditions des cycles t2xx et t3xx). Sa ligne est constante et nettement marquee : souverainisme energetique de droite, defense du nucleaire et de l'hydroelectricite, hostilite a l'Arenh et au marche europeen de l'electricite, et recherche systematique des responsabilites politiques passees.

Defense d'EDF et charge contre l'Arenh. C'est son fil rouge le plus virulent. Il qualifie l'Arenh d'« heresie » ayant ruine « la plus belle entreprise au monde en matiere de production et de souverainete energetiques » au profit d'operateurs prives « qui s'enrichissent au detriment de cette entreprise publique » (M. Jacques Percebois & M. Xavier Jaravel). Il sonde a plusieurs reprises si le tarif Arenh couvrait les investissements d'EDF (M. Philippe de Ladoucette) et envisage ouvertement, pour « sauver nos entreprises », « un tarif reglemente national en lieu et place de ce marche concurrentiel europeen » (M. Nicolas Sarkozy).

Critique du marche europeen et perte de souverainete. Il martele le diagnostic d'une souverainete perdue : « nous avons perdu notre souverainete » et « 66 millions de Francais... paient leur electricite trop cher » (M. Benoît Ribadeau-Dumas) ; il impute la perte de « souverainete economique » a « l'obligation de marche europeen » et demande « comment sortir provisoirement de cette tarification europeenne » (Mme Nathalie Kosciusko-Morizet).

Pro-nucleaire et pro-hydroelectricite, sceptique sur le 100 % renouvelable. Il pose comme acquis que « l'electricite bas carbone est issue de l'hydroelectricite et du nucleaire » (M. Xavier Piechaczyk) et conteste la credibilite des scenarios 100 % EnR de RTE, allant jusqu'a demander si les responsables politiques « chercheraient... a nous faire craindre le noir » par dogmatisme (M. Dominique Maillard). Il defend la relance d'EPR (rappelant l'alerte de 2018 a Hulot et Le Maire, M. Yannick d’Escatha) et le potentiel des STEP et concessions hydrauliques de la vallee de la Dordogne (M. Bruno Bensasson, M. Cédric Lewandowski).

Souverainete miniere nationale. Recurrent : il plaide pour rouvrir des mines en France (Massif central), denoncant la dependance au lithium, cobalt et uranium importes de « pays pauvres ou on ne se gene pas pour faire travailler des enfants dans les mines » (Mme Stéphanie Dupuy-Lyon), et demande « pourquoi... developper une industrie miniere europeenne et non pas francaise ? » (M. Pierre-Franck Chevet e.a., M. Thomas Courbe, M. Philippe Knoche).

Mise en cause des responsabilites passees. Tres documente, il interroge a charge les anciens responsables (Valls, Royal, Pompili, Brottes, le cabinet Philippe) sur leurs carences : Arenh non actualise, fermeture de Fessenheim hors du cadre prevu, abandon d'ASTRID, concessions hydrauliques non renouvelees. A Pompili : « n'y avait-il pas de pilote pour mener la transition ecologique et energetique ? » (Mme Barbara Pompili). A Royal, il oppose son pouvoir reglementaire inutilise : « Vous en etiez avertie depuis 2014... mais vous n'avez pas pris ce decret » (Mme Ségolène Royal).

Quelques interventions sont purement procedurales ou techniques, sans charge (ex. interet pour le benchmark europeen d'Eurostat, M. Jean-Luc Tavernier ; ambition hydrogene de Total, M. Patrick Pouyanné).

Sources