La part du citoyenAudiovisuel public
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Céline Calvez

Role dans la commission : Vice-president(e) ayant preside des seances — groupe EPR

Biographie

Céline Calvez, née le 24 juillet 1979 à Rennes, est une femme politique française, députée de la 5e circonscription des Hauts-de-Seine (Clichy–Levallois) depuis 2017.

Formation. Diplômée en science politique de l'université de Rennes-I et de l'école de communication CELSA (Sorbonne Université).

Parcours professionnel. Avant la politique, elle travaille dans la communication : chargée de mission au ministère de la Ville (2003), puis en agences (dont Publicis Events) à partir de 2005 ; elle crée sa propre société de conseil en 2010-2011.

Parcours politique. Après un bref passage par le mouvement des jeunes socialistes au début des années 2000, elle rejoint « En Marche » en 2016 (référente départementale). Élue députée le 18 juin 2017 (LREM, puis Renaissance / groupe Ensemble pour la République – EPR), elle est réélue en 2022 puis le 7 juillet 2024. Conseillère municipale de Levallois-Perret (élue en mars 2026).

Fonctions et spécialité. Membre de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation de l'Assemblée nationale, dont elle est co-porte-parole / coordinatrice de son groupe, elle en est vice-présidente (depuis janvier 2026). Spécialiste des médias : plusieurs fois rapporteure pour avis du budget « Médias, livre et industries culturelles », elle a siégé au conseil d'administration de Radio France (2017-2022) puis de France Télévisions (2023-2024), et a travaillé sur les contrats d'objectifs et de moyens (COM) ainsi que sur la réforme de l'audiovisuel public (holding France Médias). Positionnement : bloc central / macroniste, favorable à un audiovisuel public fort, distinct du privé, et à sa modernisation.

Dans la commission

Céline Calvez est l'une des figures les plus actives de la commission (109 interventions dans 34 comptes rendus), à la fois comme vice-présidente présidant des séances et comme députée du bloc central. Sa ligne, constante, tranche avec l'angle « à charge » du rapporteur (UDR/droite) : elle défend l'audiovisuel public, son financement et ses missions, et cherche à recentrer les débats sur les enjeux de fond plutôt que sur les polémiques.

Sa ligne de fond. Elle privilégie explicitement la notion d'« impartialité » à celle de « neutralité » (le mot mis en avant par la droite) : « Je pense notamment à la notion d'impartialité, que je préfère à celle de neutralité » (Mme Florence Philbert). Elle retourne régulièrement le procès en partialité vers les médias d'opinion, tendant des perches aux audités : « Comment expliquez-vous que la couverture impartiale de l'information par l'audiovisuel public soit qualifiée de biaisée par des médias d'opinion – alors même que c'est sans doute le traitement de l'actualité par ces médias d'opinion qui est biaisé ? » (M. Laurent Delahousse).

Ses angles récurrents. Distinction public/privé et limitation de la publicité comme marqueur de service public (« Pensez-vous qu'il faille fixer un objectif de limitation de la place de la publicité ? », Mme Rima Abdul-Malak ; repris Mme Rachida Dati, M. Nagui Fam) ; défense de la valeur non marchande face à la logique de rentabilité, notamment face à Vincent Bolloré (« Pensez-vous que l'audiovisuel public doit être rentable ? Si oui, selon quels critères ? », M. Vincent Bolloré) ; gouvernance et financement pluriannuel sécurisé, rôle du Parlement dans les COM (Mme Florence Philbert, M. Rodolphe Belmer) ; modernisation du cadre de 1986 et de la production indépendante (M. Pierre-Antoine Capton, M. Xavier Niel) ; usages de l'IA encadrés par la déontologie (Mme Delphine Ernotte Cunci, Mme Sibyle Veil). En s'appuyant sur son expérience d'administratrice, qu'elle déclare en séance (« j'ai été membre du conseil d'administration de Radio France de 2017 à 2022 et membre du conseil d'administration de France Télévisions en 2023-2024 », M. Jean-Jacques Cordival), elle relie le mal-être des rédactions à l'instabilité politique (suppression de la contribution, incertitudes de gouvernance) plutôt qu'à des fautes de direction (M. Nicolas Bouhdjar, Mme Eléonore Duplay). Sur la holding France Médias, elle est favorable tout en interrogeant le calendrier (Mme Laurence Bloch).

Prise de distance avec la méthode du rapporteur. Elle conteste sa grille de lecture binaire droite/gauche (Mme Adèle Van Reeth) et, en conclusion, désavoue la dramatisation : « À la place du spectacle déplorable et des polémiques suscitées, les auditions auraient dû faire davantage la lumière sur des interrogations de fond » (Mme Delphine Ernotte Cunci). Le dossier garde aussi la trace d'un incident tendu avec le rapporteur pendant qu'elle présidait : « Mais fais un tweet si tu veux, si ça t'amuse » (M. Lionel Thompson) — de même que la mention d'une plainte déposée en février contre le président de la commission via Me Gilles-William Goldnadel (M. Jean-Jacques Cordival).

Sources