La part du citoyenAudiovisuel public
Le dossier · un livre citoyen

Qui décide de ton audiovisuel public ?

Un livre en huit chapitres, tiré des 62 auditions de la commission d'enquête. On ne te dira pas si le service public penche à gauche ou si tel dirigeant a fauté : on te montre, chapitre après chapitre, qui décide de ta télé et de ta radio publiques, qui les paie — et on te laisse juge.

Chaque phrase est vérifiable en un clic. Lis-le dans l'ordre, ou entre par le chapitre qui t'intrigue.

Le dossier · Chapitre 4

Chapitre 4 · 5 / 8

Le service public est-il neutre ? Et d'abord, c'est quoi être neutre ?

Demain matin, tu allumes France 2 ou France Inter. C'est ta télé, ta radio — de l'argent public, même depuis que la redevance a disparu. Alors tu es en droit d'exiger qu'on te parle « neutre ». Le problème, c'est que la commission d'enquête a passé six mois à chercher ce mot, « neutralité », dans la loi qui régit l'audiovisuel public. Et elle ne l'a pas trouvé. Voilà le vertige de départ : on juge le service public sur une exigence qui n'est écrite nulle part.

Un mot d'honnêteté avant d'entrer. Cette commission a été créée par un groupe (l'UDR) qui avait déjà sa thèse : le service public penche à gauche et manque à son devoir de neutralité. Ce ne sont pas les tables de la loi. Mais elle a auditionné sous serment des dizaines de gens qui, eux, ne pensaient pas pareil — dirigeants, juristes, syndicats, régulateurs. C'est cette confrontation qu'on déplie ici. Pas pour te dire qui a raison sur le fond : pour te montrer ce que « neutre » veut dire, et où passe vraiment la ligne de fracture.

Un mot qui n'est écrit nulle part

Établi La loi qui encadre l'audiovisuel public ne parle pas de « neutralité » ; elle parle d'« impartialité » — et ne la définit pas. C'est le point de départ factuel, et il est reconnu par le régulateur lui-même.

Quand la commission ouvre ses travaux, elle convoque d'abord l'Arcom, l'autorité qui surveille les télés et radios.

(président de l'Arcom, le régulateur — il défendait que la loi impose l'« impartialité », pas la « neutralité », et qu'aucun texte ne dit ce que ce mot recouvre)

Dès la première audition, son président pose le vide sur la table.

« elle se porte désormais davantage sur la notion d'impartialité, qui n'est définie par aucun texte comme le mentionnait le rapport des États généraux de l'information publié il y a un an. »

Martin Ajdari (président de l'Arcom, M. Martin Ajdari, 2025-11-25)

Une juriste du Conseil d'État vient confirmer, texte en main, quel mot la loi emploie réellement.

« L'article 3-1 de la loi dispose que l'Arcom assure l'égalité de traitement et garantit l'indépendance et l'impartialité du secteur public. Pour autant, la loi ne définit pas ce que l'on entend par impartialité. »

Laurence Franceschini (Conseil d'État, ancienne directrice des affaires juridiques du CSA, Mme Laurence Franceschini, 2025-12-04)

Et pour être sûr qu'on ne se paie pas de mots, l'Arcom a confié à un haut magistrat une mission pour clarifier tout ça — rapport attendu au printemps 2026. Voici ce qu'il a trouvé en cherchant une définition juridique de l'impartialité :

« Ce fut une grande déception : il n'y a quasiment rien. Aucune étude juridique, aucune jurisprudence, aucune notion déclinée, que ce soit par le pouvoir réglementaire ou par le régulateur. »

Bruno Lasserre (Conseil d'État, chargé de la mission sur l'impartialité, M. Martin Ajdari, 2026-04-07)

Retiens juste ça : l'exigence sur laquelle on juge le service public — la neutralité — n'est ni nommée ni définie dans la loi. Ce n'est pas un détail de vocabulaire. C'est le sol qui manque sous le débat.

Trois mots qu'on prend l'un pour l'autre

Établi Neutralité, impartialité, honnêteté ne sont pas des synonymes. La quasi-totalité des professionnels entendus tient la neutralité pour impossible et lui préfère les deux autres. Là, le corpus est constant.

C'est le nœud de toute la pièce, alors prenons trois minutes pour trier, comme on trierait trois outils dans une caisse.

La neutralité, c'est l'idée qu'un média ne pencherait d'aucun côté, sur rien, jamais. La patronne de France Télévisions la pousse jusqu'à l'absurde pour montrer qu'elle n'existe pas.

(présidente de France Télévisions — elle soutenait que la neutralité de l'antenne est un mirage, et que la vraie exigence mesurable, c'est l'impartialité et l'équité)

« La seule chose qui nous garantisse la neutralité à tout instant, c'est la mire. »

Delphine Ernotte (présidente de France Télévisions, Mme Delphine Ernotte Cunci, 2026-04-08)

La mire, c'est l'écran de test, celui qui ne dit rien. Traduction : dès que tu choisis un sujet plutôt qu'un autre, tu as déjà penché. Une déontologue le formule pareil, côté journalistes :

« dans notre champ de compétence, la déontologie, la neutralité n'existe pas. Tout acte journalistique est forcément un choix. Au terme d'impartialité, nous préférons celui d'honnêteté de l'information. »

Kathleen Grosset (présidente du Conseil de déontologie journalistique et de médiation, Audition, ouverte à la presse, 2026-01-21)

L'impartialité, alors ? Ce n'est pas ne pas avoir d'avis : c'est ne pas être partisan dans son travail. Un éditorialiste de France Inter, sous serment, fait la distinction lui-même.

« Je ne suis pas neutre, j'ai quelques convictions républicaines chevillées au corps, mais je ne suis pas partisan, et ne pas être partisan, c'est d'une certaine façon la définition de l'impartialité. »

Patrick Cohen (éditorialiste, France Inter, M. Patrick Cohen, 2025-12-18)

Le régulateur résume la nuance en une phrase, qui pourrait être la devise du chapitre :

« On peut ne pas être neutre sans pour autant être partisan. »

Martin Ajdari (président de l'Arcom, M. Martin Ajdari, 2026-04-07)

L'honnêteté, enfin, c'est la version moderne : plutôt que de faire semblant d'être un mur blanc, tu dis d'où tu parles et tu apportes la contradiction.

« Comme l'a dit Pierre Haski, il est important de dire d'où l'on parle et cette exigence l'emporte désormais très largement sur la notion de neutralité journalistique. »

Thibaut Bruttin (directeur général de Reporters sans frontières, Audition, ouverte à la presse, 2026-01-21)

Voilà où le narrateur peut trancher — le mécanisme, pas le fond. Ces trois mots ne mesurent pas la même chose. La neutralité vise l'apparence et les opinions personnelles ; l'impartialité vise la méthode de travail ; l'honnêteté vise la transparence. Le service public dit appliquer les deux derniers. Le rapporteur, lui, en réclame un quatrième, plus strict, qu'il estime dû par un média payé par l'impôt.

(rapporteur de la commission (groupe UDR) — il soutenait que la neutralité est une obligation légale du service public, « occultée » par le régulateur, et qu'un biais de gauche s'y est installé)

« pourquoi occulter d'une certaine façon cette notion essentielle de neutralité et préférer celle d'impartialité alors que, quand on parle de service public et de délégataire d'une mission de service public, on doit systématiquement se référer à cette notion de neutralité ? »

Charles Alloncle (rapporteur, M. Martin Ajdari, 2026-04-07)

Est-ce que la loi de 2021 impose une neutralité contraignante, ou est-ce que la loi de 1986 — « une loi de liberté » — commande de préférer l'impartialité ? Sur ce point précis, les juristes eux-mêmes se divisent, et le rapport Lasserre est justement là pour trancher. Le narrateur ne comblera pas ce vide à la place du juge : c'est une question [DISPUTÉE], pas un fait acquis.

Pluralisme « interne » ou « externe » : la vraie ligne de fracture

Établi Il existe deux façons de garantir le pluralisme, et c'est là que se joue le désaccord de fond — pas un désaccord sur les faits, un désaccord sur le modèle.

Deux définitions, une image simple. Le pluralisme interne, c'est l'équilibre à l'intérieur de chaque chaîne : sur une même antenne, on doit entendre la gauche, la droite, le centre. Le pluralisme externe, c'est l'équilibre du paysage entier : peu importe qu'une chaîne penche, du moment qu'en face il en existe une autre qui penche à l'inverse. Le premier, c'est l'assiette équilibrée. Le second, c'est le buffet où chacun se sert.

Et la patronne de France Télévisions propose, elle, un partage clair : au privé le buffet, au public l'assiette.

« Hormis le service public dont l'impartialité ne doit pas bouger, je serais assez favorable à ce qu'il y ait un pluralisme externe et pas un pluralisme interne. »

Delphine Ernotte (présidente de France Télévisions, Mme Delphine Ernotte Cunci, 2026-04-08)

Autrement dit : que les chaînes privées assument d'être des médias d'opinion, pourvu qu'elles le disent — le service public restant, lui, le garant de l'équilibre interne. Un patron de médias privés va dans le même sens, en constatant que le paysage est déjà là :

« je crois que vous avez d'ores et déjà, de fait, des médias d'opinion en France, même s'ils ne portent pas ce nom. »

Xavier Niel (actionnaire de Mediawan et d'Iliad-Free, M. Xavier Niel, 2026-04-02)

Attention à ne pas caricaturer : ce basculement ne fait pas l'unanimité. D'autres — d'anciens régulateurs, d'anciennes dirigeantes — refusent d'abandonner le pluralisme interne pour le privé, au nom du risque de « télévisions communautaires » où chacun ne s'informe plus que chez les siens. Mais un point les réunit tous, y compris ceux qui s'affrontent : le pluralisme interne doit rester la règle pour l'audiovisuel public. Là, il y a consensus. Le désaccord ne porte pas sur ce qu'on demande au service public — il porte sur ce qu'on tolère du privé. Le narrateur expose les deux modèles ; il ne décrète pas lequel est le bon, parce que c'est un choix de société, pas un fait.

Le temps de parole : le seul endroit où l'on peut compter

Établi Il existe une règle chiffrée et contrôlée pour répartir la parole politique — la règle des « trois tiers » —, et personne ne la conteste dans son principe.

Enfin un terrain solide. Le temps de parole, ça se mesure au chronomètre, et un directeur de rédaction en donne la formule :

« Hors période électorale, nous devons respecter l'équilibre de la vie politique française selon une règle claire : un tiers du temps de parole pour l'exécutif et deux tiers pour les partis politiques. »

Gilles Bornstein (Franceinfo, M. Gilles Bornstein, 2026-02-02)

Une ancienne présidente de l'autorité de l'audiovisuel la défend sans l'idéaliser — imparfaite, mais on n'a pas mieux :

« Mais c'est comme la démocratie de Churchill : c'est le moins mauvais système ! »

Michèle Cotta (ancienne présidente de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle, Mme Michèle Cotta, 2026-04-02)

Disputé En revanche, comment on répartit ces deux tiers entre partis, ça, c'est la bagarre. Deux conceptions s'affrontent, et il faut les nommer honnêtement. Le standard juridique actuel, c'est l'équité :

« les éditeurs, privés comme publics, veillent à assurer aux partis et groupements politiques un temps d'intervention équitable au regard de leur représentativité. »

Laurence Franceschini (Conseil d'État, Mme Laurence Franceschini, 2025-12-04)

« Équitable au regard de la représentativité », ça veut dire qu'on pondère par un faisceau de critères (élections, nombre d'élus, sondages, capacité à animer le débat) — pas une simple règle de trois. Le rapporteur, lui, réclame la proportionnalité stricte :

« Un parti crédité de plus de 30 % dans les sondages devrait être représenté à plus de 30 % dans les invitations d'intervenants politiques sur les chaînes de l'audiovisuel public. »

Charles Alloncle (rapporteur, Mme Laurence Franceschini, 2025-12-04)

Laquelle des deux est juste ? Le narrateur ne le dira pas : « équité » contre « proportionnalité », c'est un arbitrage politique, tranché par le juge (le Conseil d'État a d'ailleurs étendu en 2024 le contrôle du pluralisme jusqu'aux chroniqueurs), pas une évidence factuelle. Ce qui est établi, c'est la règle et son contrôle. Ce qui est disputé, c'est la bonne façon de la remplir.

« Le service public est-il de gauche ? » — ce qui ne se tranche pas ici

C'est LA question que tout le monde attend. Et c'est précisément celle que le narrateur laisse ouverte, parce que le corpus ne la tranche pas — il aligne des versions. Le fond idéologique, ce n'est pas à un pédagogue de le décréter à ta place. En revanche, les accusations précises, elles, reçoivent un statut.

Prends la plus documentée. La directrice de France Inter a dit publiquement que sa radio était « progressiste ». Le fait qu'elle l'ait dit est Établi : elle ne le nie pas. Le rapporteur en tire une preuve de partialité :

« vous avez affirmé le 28 mars 2024, dans un entretien au Figaro : « Les faits, c'est que nous sommes une radio progressiste, et nous l'assumons. » Or le progressisme est une identification politique, au même titre que le conservatisme. »

Charles Alloncle (rapporteur, Mme Adèle Van Reeth, 2025-12-18)

Mais l'intéressée, seule à savoir ce qu'elle a voulu dire, en donne une lecture non partisane :

« L'emploi du mot « progressisme » renvoie à une méthode et non à une idéologie : nous avons vocation à accompagner les évolutions de la société. »

Adèle Van Reeth (directrice de France Inter, Mme Adèle Van Reeth, 2025-12-18)

Deux camps, un même écran. Le mot existe, mais son sens reste en litige. L'accusation selon laquelle ce mot prouverait un « biais assumé » contraire à la neutralité est PARTIELLEMENT VÉRIFIÉE : il y a un fait réel au départ (le propos), mais la charge — un biais idéologique illégal — n'est pas établie, et elle est contredite par l'auteure de la phrase.

Va plus loin, jusqu'à l'idée d'un service public « de gauche » par structure. Là encore, versions contre versions. Un député de gauche lui-même n'y reconnaît pas son camp :

« Moi qui écoute beaucoup la matinale de France Inter, je n'ai pas spécialement l'impression d'écouter une émission de « rouges » : c'est plutôt mainstream, et même parfois trop conformiste, notamment sur les questions européennes ou économiques. »

Emmanuel Maurel (député, GDR, M. Vincent Meslet, 2026-02-19)

L'accusation d'une orientation idéologique de gauche organisée reste NON TRANCHÉE : la commission documente des orientations individuelles assumées et un écart de temps de parole partiellement réel, mais elle n'a pas établi la structure concertée que supposerait un tel biais. NON tranchée ne veut pas dire « fausse » — ni « vraie ». Ça veut dire que les pièces ne permettent ni de valider ni d'écarter. Le détail de ces griefs (le « classement des invités par IA », l'« État profond »), c'est le registre des accusations qui le déplie, pièce par pièce.

Les pressions : elles existent, et c'est là que ça se complique

Établi Les pressions politiques sur les rédactions sont une réalité banale, reconnue par les professionnels eux-mêmes. [NON ÉTABLI] en revanche : une consigne éditoriale descendante qui plierait l'antenne. Aucune n'a été prouvée devant la commission.

Le plus frappant, c'est que ce sont les journalistes qui décrivent les pressions le plus crûment.

« vous recevez des coups de fil de ministres qui pensent que le service public, c'est leur jardin »

David Pujadas (journaliste, LCI, M. Laurent Guimier, 2026-03-31)

« pour les pressions politiques, pour les interventions, pour les menaces, je pense que nous avons tous donné, d'une manière ou d'une autre »

Arlette Chabot (ancienne directrice de l'information de France Télévisions, M. Laurent Guimier, 2026-03-31)

Leur réponse, c'est un rôle de rempart confié au directeur de l'information, et la collégialité de fabrication d'un journal (la conférence de rédaction) qui empêche une consigne unique de passer.

« le premier boulot d'un directeur de l'information, c'est d'être un bouclier pour ses rédactions. »

Thierry Thuillier (directeur de l'information, groupe TF1, M. Laurent Guimier, 2026-03-31)

Sauf qu'une députée pointe le paradoxe, et sa remarque mérite d'être entendue : à force de dire « les pressions, on les refuse tranquillement », est-ce qu'on ne finit pas par les banaliser ?

« Vous les avez intégrées ; nous, ça nous choque. »

Ayda Hadizadeh (députée, groupe Socialistes, M. Laurent Guimier, 2026-03-31)

Voilà l'honnêteté du dossier : les deux lectures tiennent debout. On peut voir dans le refus poli des pressions la preuve d'une indépendance solide ; on peut y voir une accoutumance inquiétante. Le narrateur tranche le mécanisme (pas de consigne établie ; des pressions réelles mais refusées ; la collégialité comme garde-fou) et te laisse le jugement de valeur. Parce que, sur cette commission, la suspicion vient des deux bords à la fois. Le rapporteur redoute un service public de gauche ; la gauche, elle, redoute l'inverse :

« Ou vous dirigez-vous vers une sorte de « CNewsisation » ou de « BFMisation » de l'information sur le service public de l'audiovisuel ? »

Nadège Abomangoli (députée, LFI-NFP, Mme Delphine Ernotte Cunci, 2026-04-08)

Quand on t'accuse simultanément de pencher à gauche et de virer à droite, c'est peut-être le signe qu'on te reproche surtout de ne pas pencher comme celui qui parle.

La surprise : le président récuse le mot, lui aussi

Le plus inattendu, c'est que la contestation la plus nette de la « neutralité » ne vient pas de la défense — elle vient de la présidence de la commission elle-même.

(président de la commission (Horizons) — il refusait le mot « neutralité », recadrait régulièrement son propre rapporteur, et rappelait que ceci n'était pas un tribunal)

« Il ne s'agit pas non plus de faire le procès à charge de l'audiovisuel public ; nous ne sommes pas là dans un tribunal politique et les députés ne sont pas des juges. »

Jérémie Patrier-Leitus (président de la commission, M. Martin Ajdari, 2025-11-25)

Et sur le mot lui-même, il tranche à contre-courant de son rapporteur, Camus à l'appui :

« Le goût de la vérité n'exclut pas le parti pris, comme l'affirmait Albert Camus. La neutralité journalistique, comme l'objectivité absolue, n'existe pas et, depuis le début de la presse, les médias sont souvent identifiés à des courants politiques ou idéologiques. »

Jérémie Patrier-Leitus (président de la commission, M. Thomas Legrand, 2025-12-18)

Quand le président d'une commission créée pour instruire le manque de neutralité récuse publiquement le mot « neutralité », ça dit quelque chose de la solidité du grief. Reste une objection de fond, portée par la gauche, qu'il faut poser aussi : des députés — partisans par métier — sont-ils bien placés pour juger de l'impartialité des autres ?

« nous, députés, par définition éminemment partisans et partiaux, ne sommes pas en mesure de juger de l'impartialité du service public de l'audiovisuel »

Sophie Taillé-Polian (députée, groupe Écologiste et Social, Mme Adèle Van Reeth, 2025-12-18)