Domaine : Les missions et le périmètre du service public · Sujet : public-jeune-audiences
Couverture : 58 citations · 16 positions · 21 auditions
_Slugs bruts fusionnés : audience-public-jeune, mission-jeunes-publics, missions-service-public-jeunesse, jeunesse-enfants-ecrans, digital-public-jeune, audiences-jeunesse-public, public-cible-mineurs, cible-age-public, desertion-tv-lineaire-jeunes, audience-confiance-jeunes, slash-contenus-jeunesse, france-tv-slash, francetv-slash, contenus-polemiques-slash, contenus-pornographiques-mineurs, pornographie-mineurs, education-sexuelle-prevention, drag-race-france, animation-jeunesse, twitch-lien-france-televisions, public-vieillissant, audience-baisse, audience-20h, audience-tf1-france2, audiences-comparaison-prive, audience-diffusion-multiplateforme_
Positions exprimées
- Mme Tiphaine de Raguenel (Mme Tiphaine de Raguenel) : Parler de pornographie dans une démarche informative n'est pas en faire la promotion ; le sujet concerne les jeunes et doit être traité avec retenue ; l'épisode contesté a été supprimé pour contextualisation insuffisante, sans intervention de l'Arcom. _(tranchant 4)_
- M. Alexandre Dureux (M. Alexandre Dureux) : Slash s'adresse aux 18-30 ans depuis sa création (2017), position présentée comme constante et documentée (comex, rapport CSA 2018) ; l'audience est majeure, ce qui invalide selon eux le grief d'exposition de mineurs fondé sur la tranche 15-35. _(tranchant 4)_
- Mme Delphine Ernotte Cunci (Mme Delphine Ernotte Cunci) : Slash est une offre assumée, non modérée mais choisie, qui répond aux préoccupations des jeunes adultes (sexualité, santé mentale) ; elle ne peut être jugée « par le prisme de l'anecdote » de quelques contenus isolés. _(tranchant 3)_
- Mme Delphine Ernotte Cunci (Mme Delphine Ernotte Cunci) : On ne peut plus mesurer l'audience jeune à l'aune du linéaire ; via france.tv et les réseaux sociaux, France Télévisions couvre 97,5 % des 15-24 ans et 67 % des 4-14 ans chaque mois. _(tranchant 3)_
- Mme Adèle Van Reeth (Mme Adèle Van Reeth) : La baisse d'audience de novembre est une fluctuation à juger sur une saison entière, survenant après une saison record, sans lien établi avec un changement idéologique ni avec les polémiques. _(tranchant 3)_
- M. Laurent Delahousse (M. Laurent Delahousse) : L'audience n'est pas la priorité essentielle du service public ; le JT de France 2 assume sa différence (tranche plus longue 20 h-21 h, international, société civile) face à un TF1 qu'il salue. _(tranchant 3)_
- M. Laurent Delahousse (M. Laurent Delahousse) : Le digital est une urgence et un axe de développement majeur ; les jeunes s'intéressent aussi aux formats longs et à la politique ; souhaite parler plus directement au jeune public via réseaux sociaux et podcasts. _(tranchant 3)_
- M. Tristan Waleckx (M. Tristan Waleckx) : Les jeunes ne rejettent pas l'information : la part d'audience des 15-34 ans a bondi de 77 % en cinq ans, preuve qu'un journalisme exigeant et indépendant trouve son public. _(tranchant 3)_
- Mme Tiphaine de Raguenel (Mme Tiphaine de Raguenel) : Slash est un média social à part entière, indispensable pour que le service public maintienne son lien avec les 18-30 ans qui désertent la télévision linéaire ; c'est un enjeu « existentiel » aligné sur les autres services publics européens (Funk, BBC Three, Tarmac). _(tranchant 3)_
- Mme Tiphaine de Raguenel (Mme Tiphaine de Raguenel) : Slash s'adresse aux 18-30 ans, jeunes adultes, et non aux mineurs ; toute mention « 15-35 » ou « à partir de 15 ans » relève d'une communication ancienne ou d'une erreur résiduelle sur le site. _(tranchant 3)_
- M. Stéphane Courbit (M. Stéphane Courbit) : « Drag Race France » est un choix éditorial de France Télévisions, diffusé aussi par d'autres publics (BBC), au public le plus jeune, produit sans marge ; sans clause d'audience car renouvelé annuellement. _(tranchant 3)_
- M. Alexandre Dureux (M. Alexandre Dureux) : La mission de Slash est de recréer un lien avec une génération éloignée de la TV linéaire, d'aller là où sont les jeunes (TikTok, Instagram, YouTube), pour « créer du commun » et « faire nation », dans un environnement d'algorithmes opaques et face à des géants comme Netflix. _(tranchant 3)_
- M. Bruno Patino (M. Bruno Patino) : La stratégie d'Arte n'est pas de rajeunir mais d'élargir l'audience via la plateformisation et les chaînes sociales ; Arte serait première en part de stream et toucherait près de 9,9 millions de 15-34 ans, l'âge moyen pondéré se rapprochant de celui de la population française. _(tranchant 3)_
- Mme Léa Salamé (Mme Léa Salamé) : L'audience compte mais n'est pas l'alpha et l'oméga ; toute la télévision recule, et le 20 heures remonte (records récents) grâce à un journal différent, plus long et plus approfondi ; la remontée prend du temps. _(tranchant 2)_
- M. Valéry Lerouge (M. Valéry Lerouge) : Les écarts d'audience avec TF1/LCI s'expliquent par des périmètres non comparables et la jeunesse de France Info, pas par un défaut de qualité. _(tranchant 2)_
- M. Martin Ajdari (M. Martin Ajdari) : France.tv Slash n'est pas un programme linéaire et n'est pas contrôlé par l'Arcom aujourd'hui ; reste à vérifier s'il peut être qualifié de Smad, auquel cas une intervention serait éventuellement possible. Réponse détaillée à venir par écrit. _(tranchant 2)_
Citations (verbatim, sourcées)
« nous n’avons jamais reçu la moindre question sur aucun contenu diffusé par cette plateforme. Peut-être que notre public est constitué de téléspectateurs un peu plus âgés »
— Jérôme Cathala — Médiateur de France Télévisions (audite, audition de Mme Christine Albanel, 2025-12-04)
_Réponse du médiateur aux griefs du rapporteur sur France TV Slash : aucune saisine reçue, faute d'un public jeune qui les connaisse. Établit un angle mort du dispositif de médiation sur les contenus destinés aux jeunes._
« Je n’ai jamais suivi ni regardé FranceTv Slash. »
— Christine Albanel — Comité d'éthique de France Télévisions (audite, audition de Mme Christine Albanel, 2025-12-04)
_Aveu de la présidente du comité d'éthique : elle ne connaît pas la plateforme jeunesse mise en cause par le rapporteur. Illustre la distance entre le comité et les contenus numériques destinés aux mineurs._
« un « top 3 des érections qui existent » ou encore la promotion des « vertus thérapeutiques des champignons hallucinogènes ». »
— Charles Alloncle — UDR (rapporteur, audition de Mme Christine Albanel, 2025-12-04)
_Exemples précis mobilisés par le rapporteur pour contester la ligne éditoriale de France TV Slash au regard des missions de service public. Signalements attribués à une association ; leur qualification « problématique » émane de la source citée par le rapporteur._
« une publication intitulée « Top 3 des érections qui existent » sur une plateforme de France Télévisions destinée aux mineurs et payée par nos impôts ? »
— Charles Alloncle — UDR (rapporteur, audition de Mme Delphine Ernotte Cunci, 2025-12-10)
_Exemple emblématique de la charge sur les contenus « woke » de Slash. Le rapporteur qualifie la plateforme de « destinée aux mineurs » ; Ernotte la présente comme destinée aux jeunes adultes. Liste de contenus rapportée par le rapporteur (via un collectif militant), contestée sur un point par France Télévisions._
« nos propositions sur la plateforme Slash – qui ne sont pas modérées mais choisies par nos équipes, si bien que nous assumons tout ce que nous diffusons sur nos antennes –, cherchent à correspondre aux questions qui agitent adolescents et jeunes adultes. »
— Delphine Ernotte-Cunci — France Télévisions (audite, audition de Mme Delphine Ernotte Cunci, 2025-12-10)
_Ernotte revendique la responsabilité éditoriale de Slash (sexualité, santé mentale) et refuse de la juger « par le prisme de l'anecdote ». Assume une ligne, sans répondre au détail des contenus cités._
« Slash coûte 17 millions d’euros par an, sur un budget de programmes total de 900 millions. Il ne s’agit donc pas de « dizaines de millions d’euros ». »
— Christophe Tardieu — France Télévisions (audite, audition de Mme Delphine Ernotte Cunci, 2025-12-10)
_Recadrage chiffré par le secrétaire général pour dégonfler l'estimation du rapporteur (« plusieurs dizaines de millions »). Établit un ordre de grandeur du coût de Slash._
« un post Instagram tout à fait inapproprié a évoqué un appel aux dons pour le comité « Justice pour Adama » mais cette publication a été retirée dès que nous en avons eu connaissance. »
— Christophe Tardieu — France Télévisions (audite, audition de Mme Delphine Ernotte Cunci, 2025-12-10)
_Rectification de Tardieu, sous serment, après avoir d'abord nié : il reconnaît l'existence du post « Justice pour Adama » que le rapporteur affirmait détenir. Montre une correction en direct d'une affirmation antérieure._
« le bloc service public représente à lui seul 30 % des audiences de télévision et de radio, ce qui est considérable. »
— M. Roch-Olivier Maistre — Ancien président CSA/Arcom (audite, audition de M. Roch-Olivier Maistre, 2025-12-11)
_Établit le poids d'audience du service public (chiffre avancé par l'audité) pour démontrer l'attachement des Français._
« en un an, votre station a perdu 458 000 auditeurs »
— Charles Alloncle — UDR (rapporteur, audition de Mme Adèle Van Reeth, 2025-12-18)
_Chiffre-clé de l'accusation du rapporteur, qu'il relie à un biais idéologique. Angle : établir une corrélation entre ligne éditoriale et fuite d'auditeurs. Corrélation contestée par la direction._
« Vouloir vivre ensemble, cela commence par voir ensemble. »
— M. Stéphane Sitbon-Gomez — France Télévisions (audite, audition de M. Stéphane Sitbon-Gomez, 2025-12-18)
_Formule de mission qui condense la vision du service public défendue par le principal : rassemblement et fonction fédératrice. Slogan, pas un fait établi._
« Comment expliquez-vous que, avec deux fois plus de moyens que son concurrentprivé TF1, France Télévision réalise une audience nettement inférieure ? Selon vous, le problème vient-il de la stratégie, de la ligne éditoriale ou de la gouvernance ? »
— Charles Alloncle — UDR (rapporteur, audition de Mme Léa Salamé, 2026-02-02)
_Question d'ouverture du rapporteur : établit son angle central (rendement de l'argent public). Le « deux fois plus de moyens » est un cadrage du rapporteur, contesté ensuite par Duperray sur le périmètre._
« les audiences descendent par l’ascenseur, mais elles montent par l’escalier. »
— Léa Salamé — France Télévisions (audite, audition de Mme Léa Salamé, 2026-02-02)
_Formule (attribuée à Alexandre Kara) résumant la défense de Salamé : la remontée d'audience prend du temps. Argument de méthode, pas fait chiffré._
« comment expliquez-vous qu'avec deux fois plus de moyens, l'audiovisuel public fasse nettement moins d'audience qu'une chaîne privée commerciale comme TF1 ? Où réside le problème ? Est-ce dans la stratégie, dans la ligne éditoriale ou dans la gouvernance de France Télévisions ? »
— M. Charles Alloncle — UDR (rapporteur, audition de M. Laurent Delahousse, 2026-02-02)
_Question d'ouverture du rapporteur : établit un rendement supposé défaillant du service public (plus de moyens, moins d'audience) et cherche à en imputer la cause à la stratégie ou à la gouvernance._
« Nous n'avons pas les mêmes obligations et l'audience n'est peut-être pas la priorité essentielle. »
— M. Laurent Delahousse — France Télévisions (audite, audition de M. Laurent Delahousse, 2026-02-02)
_Réponse-clé sur l'audience : Delahousse assume que la comparaison d'audience avec TF1 n'est pas le bon critère pour juger le service public._
« J'étais à TF1 lorsque Patrick Le Lay, grand dirigeant de la chaîne, a prononcé la fameuse phrase : « Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau disponible ». »
— M. Jean-Michel Carpentier — France Télévisions (audite, audition de M. Laurent Delahousse, 2026-02-02)
_Carpentier convoque la formule emblématique de Le Lay pour marquer la frontière philosophique entre logique commerciale du privé et mission du service public._
« Nous sommes dans le service public : les audiences ne sont pas une finalité pour nous. »
— M. Jean-Michel Carpentier — France Télévisions (audite, audition de M. Laurent Delahousse, 2026-02-02)
_Résume la défense d'ensemble face au reproche d'audience : l'audimat est un indicateur, pas une finalité — argument opposé au raisonnement coût/audience du rapporteur._
« Nous travaillons, pour la prochaine campagne présidentielle, à un traitement différent de l'actualité politique, via des podcasts notamment »
— M. Laurent Delahousse — France Télévisions (audite, audition de M. Laurent Delahousse, 2026-02-02)
_Annonce d'un nouveau format politique pour la présidentielle (podcasts, réseaux sociaux) que le président qualifie de « scoop »._
« notre JT est 30 % plus long que celui de TF1 : 51 minutes tous les soirs, contre 39 minutes pour nos concurrents »
— M. Valéry Lerouge — SDJ France TV rédaction nationale (audite, audition de M. Valéry Lerouge, 2026-02-03)
_Argument de comparaison des périmètres pour expliquer l'écart de coûts : le budget public financerait un produit éditorial plus dense que le privé._
« Je rappelle que TF1 ne produit pas un seul magazine d’information en interne ! »
— M. Valéry Lerouge — SDJ France TV rédaction nationale (audite, audition de M. Valéry Lerouge, 2026-02-03)
_Point de différenciation avancé pour justifier le surcoût du public : production interne de magazines d'information, absente chez le principal concurrent privé._
« L’audience ne peut pas et ne doit pas être le seul critère pour juger de l’action d’une chaîne d’information, et particulièrement de France Info. »
— M. Christophe Gascard — SDJ France Info TV (audite, audition de M. Valéry Lerouge, 2026-02-03)
_Thèse centrale de défense : la valeur du service public ne se mesure pas en parts de marché mais en missions et en confiance._
« Enfin, nous déployons une stratégie spécifique à YouTube , où j’ai créé une chaîne en mon nom propre afin de toucher les jeunes publics. »
— Élise Lucet — France Télévisions (audite, audition de Mme Élise Lucet, 2026-02-10)
_Lucet décrit l'adaptation aux nouveaux usages (YouTube, réseaux sociaux) pour toucher le public jeune, face à l'effondrement du linéaire. Enjeu de mission de service public._
« en cinq ans, de 2020 à 2025, la part d’audience des 15-34 ans a augmenté de 77 % sur notre case. »
— M. Tristan Waleckx — Complément d'enquête (France Télévisions) (audite, audition de M. Tristan Waleckx, 2026-02-12)
_Donnée d'audience avancée par l'audité (non vérifiée indépendamment) pour contrer l'idée d'un désintérêt des jeunes pour l'information du service public._
« 65 % des Français pensent que France Télévisions est impartiale dans son traitement de l’information, ce qui en fait le média perçu comme le plus impartial »
— M. Tristan Waleckx — Complément d'enquête (France Télévisions) (audite, audition de M. Tristan Waleckx, 2026-02-12)
_Donnée d'opinion (baromètre Ifop 2025) avancée par l'audité pour contrer la thèse d'un biais et défendre la confiance dans le service public (chiffre non vérifié)._
« Slash n’est pas une déclinaison numérique de nos antennes linéaires. C’est un média social à part entière qui s’adresse à un public jeune et obéit à des codes, des usages et une tonalité qui lui sont propres. »
— Tiphaine de Raguenel — France Télévisions (audite, audition de Mme Tiphaine de Raguenel, 2026-02-12)
_Pose la thèse centrale de la défense : Slash a une nature propre justifiant des codes différents des antennes traditionnelles._
« Les jeunes adultes désertent en effet massivement la télévision linéaire : chez les 18-30 ans, celle-ci ne représente plus que 18 % de leur consommation vidéo, contre 65 % pour l’ensemble de la population. »
— Tiphaine de Raguenel — France Télévisions (audite, audition de Mme Tiphaine de Raguenel, 2026-02-12)
_Chiffre-clé justifiant l'existence d'une offre numérique jeune ; établit le diagnostic d'usage, non contesté dans l'audition._
« De nombreux contenus de Slash m’ont choqué. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons voulu vous auditionner, car il s’agit d’une plateforme mise à disposition des mineurs, un communiqué de presse de France Télévisions expliquant en effet que Slash a vocation à s’adresser aux 15-35 ans. »
— Charles Alloncle — UDR (rapporteur, audition de Mme Tiphaine de Raguenel, 2026-02-12)
_Angle du rapporteur : construire un dossier à charge sur la protection des mineurs, en s'appuyant sur un communiqué visant les 15-35 ans que la direction contestera._
« J’ai été assez interpellé par un bandeau qui, le 18 juillet 2019, exhortait à cesser de dire « bonjour Madame » pour éviter de « mégenrer » les personnes par inadvertance. Au préalable de chacune de mes questions, comment dois-je vous appeler ? »
— Charles Alloncle — UDR (rapporteur, audition de Mme Tiphaine de Raguenel, 2026-02-12)
_Question à double détente : reproche de fond (contenu « militant » sur le genre) doublé d'une pique rhétorique. Révèle la ligne du rapporteur sur ce qu'il juge être un biais idéologique du service public._
« Ces 11 posts sur 12 000 publiés sur la période en question représentent 0,09 % d’erreur. L’erreur zéro n’existe pas, même si nous essayons le plus possible de nous en rapprocher. »
— Amandine Roussel — France Télévisions (audite, audition de Mme Tiphaine de Raguenel, 2026-02-12)
_Recadrage quantitatif face au chiffre de 500 posts avancé par le rapporteur : la direction ramène le litige à 11 posts sur 12 000, chiffre qui reste sa propre estimation._
« Si une erreur ou une communication plus ancienne subsiste sur le site de France Télévisions, l’offre s’adresse aujourd’hui aux 18-30 ans, aux jeunes adultes. »
— Alexandre Dureux — France Télévisions (audite, audition de Mme Tiphaine de Raguenel, 2026-02-12)
_Réponse au cœur du litige sur la cible : la direction requalifie toute mention « 15-35 » ou « à partir de 15 ans » en scorie de communication, sans lever entièrement la contradiction relevée par le rapporteur._
« Si ce n’est pas un appel aux dons pour le comité Justice pour Adama, promu sur France TV Slash et donc financé par nos impôts, je ne sais pas ce que c’est ! »
— Charles Alloncle — UDR (rapporteur, audition de Mme Tiphaine de Raguenel, 2026-02-12)
_Le rapporteur relie neutralité de l'information et financement public : il conteste la version de la direction (projet artistique) en s'appuyant sur le texte exact du post._
« Parler de la pornographie n’est pas en faire la promotion. En revanche, notre cahier des charges nous oblige à traiter ces sujets avec retenue et responsabilité. »
— Tiphaine de Raguenel — France Télévisions (audite, audition de Mme Tiphaine de Raguenel, 2026-02-12)
_Distinction-clé de la défense sur l'accusation la plus grave (promotion de pornographie accessible aux mineurs) ; oppose traitement informatif et promotion._
« Je m’en tiens à l’avis du régulateur. Nous n’avons fait l’objet d’aucune sanction ni d’aucune mise en garde de l’Arcom, ce qui indique que nous n’avons pas outrepassé notre cahier des charges. »
— Tiphaine de Raguenel — France Télévisions (audite, audition de Mme Tiphaine de Raguenel, 2026-02-12)
_Argument d'autorité récurrent : l'absence de sanction de l'Arcom est présentée comme preuve de conformité, argument que le président relativise en doutant de la compétence de l'Arcom sur ce périmètre._
« Nous nous adressons à un public qui ne vote pas, ne consomme pas et, par définition, représente économiquement peu de chose. Il est très important de s'adresser à lui car les enfants d'aujourd'hui sont les citoyens de demain. »
— Samuel Kaminka — AnimFrance (audite, audition de Audition, ouverte à la presse, des sociétés représentant la production, 2026-02-17)
_Justification de la mission jeunesse du service public : un public sans valeur marchande que le privé délaisse, d'où le rôle structurant de France Télévisions._
« les plateformes investissent dans le catalogue 94 % des fonds dus en application de la convention. »
— Samuel Kaminka — AnimFrance (audite, audition de Audition, ouverte à la presse, des sociétés représentant la production, 2026-02-17)
_Chiffre (étude Arcom-CNC 2024) mobilisé par le principal pour démontrer que les plateformes ne financent quasi pas la création neuve d'animation._
« 91 % des internautes interrogés dans une étude récente ont déclaré avoir confiance ou très grande confiance dans les contenus média proposés par l’INA sur les réseaux sociaux »
— M. Fabrice Lacroix — INA (audite, audition de M. Fabrice Lacroix, 2026-02-19)
_Chiffre de confiance avancé par l'INA lui-même (étude non précisée) pour établir la crédibilité et la perception de neutralité de ses contenus, y compris auprès des jeunes. Donnée non vérifiée par la commission._
« l’INA n’est pas seulement la « petite madeleine des boomers » – passez-moi l’expression –, mais il est avant tout le média patrimonial de tous les Français. »
— M. Fabrice Lacroix — INA (audite, audition de M. Fabrice Lacroix, 2026-02-19)
_Formule illustrant la thèse du rajeunissement et de l'universalisation de l'audience de l'INA, argument de légitimité face au questionnement sur l'utilité et l'efficience du service public._
« il y a eu deux contrats de sponsoring de France Télévisions sur ma chaîne Twitch. Le premier allait de janvier 2023 à juin 2023, et le second de septembre à décembre 2023, pour un total de trente-deux émissions. »
— M. Samuel Étienne — Créateur de contenus, ex-salarié France Télévisions (audite, audition de M. Hugo Clément, 2026-02-24)
_Fait établi par l'audité sous serment : France Télévisions a sponsorisé (argent public) 32 émissions de la chaîne Twitch d'un de ses salariés à plein temps. Élément clé du raisonnement du rapporteur sur le lien Twitch/FTV._
« si la réponse avait été négative, ce n'est pas que je n'aurais pas créé cette chaîne, c'est que j'aurais quitté France Télévisions. »
— M. Samuel Étienne — Créateur de contenus, ex-salarié France Télévisions (audite, audition de M. Hugo Clément, 2026-02-24)
_« Aveu inédit » d'Étienne : il aurait quitté FTV plutôt que renoncer à Twitch, illustrant la primauté de son projet personnel sur son statut de salarié._
« en quoi cette émission remplit-elle véritablement une mission de service public ? Pourquoi nous, Français, devrions-nous continuer à payer pour ce type de contenu ? »
— M. Charles Alloncle — UDR (rapporteur, audition de M. Stéphane Courbit, 2026-02-25)
_Question la plus frontalement politique du rapporteur, adossée à des citations de participants à « Drag Race France » ; met en cause la légitimité d'un contenu perçu comme militant sur le service public._
« Il me semble qu'avec le temps, je suis devenu un bourgeois conservateur. J'estime néanmoins que ce n'est pas pour cela que nous ne devons produire que des programmes conservateurs. »
— M. Stéphane Courbit — Banijay Group (audite, audition de M. Stéphane Courbit, 2026-02-25)
_Réponse personnelle sur « Drag Race France » : Courbit dissocie ses opinions privées de la production, tout en renvoyant le choix éditorial à France Télévisions._
« Le public de la télévision a considérablement vieilli dans les dernières années. Quand j'étais à TF1, nos fictions faisaient quelquefois 12 ou 13 millions de spectateurs ! »
— M. Takis Candilis — producteur audiovisuel (ex-France Télévisions) (audite, audition de M. Takis Candilis, 2026-03-25)
_Constat de fond sur l'effondrement des audiences et le vieillissement du public, qui recontextualise la mission du service public à l'ère numérique._
« Il s'agit, sans employer de grands mots, de faire nation. »
— Mme Catherine Alvaresse — KM Production (groupe Banijay) (audite, audition de M. Takis Candilis, 2026-03-25)
_Définition de la mission du service public par Alvaresse (rassembler, « faire nation ») dans une société polarisée par les algorithmes ; conclusion à décharge de l'audiovisuel public._
« je vous posais la question de la promotion et de l’incitation à consommer des contenus à caractère pornographique, notamment transsexuels, alors que France TV Slash est une plateforme dédiée aux 15-35 ans, soit à un public en partie constitué de mineurs »
— Charles Alloncle — UDR (rapporteur, audition de M. Alexandre Dureux, 2026-03-25)
_Formule le grief central du rapporteur, fondé sur la tranche 15-35 ans (contestée par les auditionnés qui disent 18-30). L'illégalité alléguée repose sur cette prémisse d'âge, en litige._
« l’audience de France TV Slash est composée de personnes majeures. La cible, ce sont des jeunes adultes entre 18 et 30 ans. »
— Mme Diane Saint-Réquier — France TV Slash (ancienne chargée d’émission) (audite, audition de M. Alexandre Dureux, 2026-03-25)
_Oppose au rapporteur la thèse d'un public majeur (18-30), qui, si établie, retire son fondement au grief d'exposition de mineurs. Point factuel disputé entre les parties._
« l’offre France TV Slash, qui s’appelle désormais simplement Slash, s’adresse effectivement aux 18-30 ans, et cette position n’a jamais changé. »
— M. Alexandre Dureux — France Télévisions (directeur délégué des programmes, contenus jeunes publics) (audite, audition de M. Alexandre Dureux, 2026-03-25)
_Affirme la stabilité de la cible 18-30 depuis 2017 (comex, rapport CSA 2018), contre le 15-35 avancé par le rapporteur. Point factuel directement opposé aux pièces du rapporteur._
« Le rôle de Slash n’est absolument pas de diviser les Français mais, bien au contraire, de bâtir une culture et un civisme partagés. »
— M. Alexandre Dureux — France Télévisions (directeur délégué des programmes, contenus jeunes publics) (audite, audition de M. Alexandre Dureux, 2026-03-25)
_Reformule la mission de Slash en réponse au grief de division raciale ; ligne de défense « créer du commun / faire nation » reprise plusieurs fois._
« Slash n’est pas un média d’information. »
— M. Alexandre Dureux — France Télévisions (directeur délégué des programmes, contenus jeunes publics) (audite, audition de M. Alexandre Dureux, 2026-03-25)
_Distinction stratégique : Slash relèverait du magazine / divertissement, non de l'information (dévolue à France Info), ce qui déplace la grille d'obligations invoquée par le rapporteur._
« Slash ne traite pas de politique. Ce n’est pas un média qui traite d’information ou de politique. »
— Mme Amandine Roussel — France Télévisions (directrice plateforme digitale et streaming Okoo-Slash) (audite, audition de M. Alexandre Dureux, 2026-03-25)
_Réaffirme la nature non-politique de la ligne (pas de couverture des municipales), en réponse au grief de partialité. Argument opposé aux exemples politiques cités par le rapporteur._
« Il n’y a pas de mot d’ordre, pas d’appel à l’action, pas de militantisme. »
— Mme Alexandra Da Silva — France Télévisions (social media manager France TV Slash) (audite, audition de M. Alexandre Dureux, 2026-03-25)
_Résume la ligne de défense sur le Slash actuel (grilles thématiques : sport, docs, vie quotidienne), pour contredire l'image militante dressée par le rapporteur._
« en face, il y a des algorithmes que personne ne connaît, ne voit, ni ne maîtrise, et qui changent très régulièrement. »
— M. Alexandre Dureux — France Télévisions (directeur délégué des programmes, contenus jeunes publics) (audite, audition de M. Alexandre Dureux, 2026-03-25)
_Souligne la spécificité de l'action du service public sur des plateformes privées régies par des algorithmes opaques, hors du cadre classique de l'audiovisuel. Argument sur les conditions de la mission jeunesse._
« une étude de l’Ined (Institut national d’études démographiques) qui mentionne que près de 20 % des jeunes femmes ne se sentent pas hétérosexuelles. »
— Mme Tiphaine de Raguenel — France Télévisions (directrice des publics et de la stratégie éditoriale) (audite, audition de M. Alexandre Dureux, 2026-03-25)
_Justifie le traitement des questions de genre / d'identité par une donnée sociodémographique, dans le cadre de la lutte contre les discriminations. Argument de légitimation éditoriale._
« j'ai appris très tôt que l'image était l'audience de demain. »
— M. Michel Drucker — France Télévisions (présentateur) (audite, audition de M. Jacques Cardoze, 2026-03-31)
_Maxime de Drucker sur le métier : la réputation/l'image prime sur l'audience immédiate pour durer. Éclaire sa lecture de la longévité et du service public._
« Il faut faire de la télé pour ceux qui la regardent, c'est tout bête – c'est même complètement idiot. »
— M. Patrick Sébastien — France Télévisions (ancien présentateur / producteur) (audite, audition de M. Jacques Cardoze, 2026-03-31)
_Credo populaire de Sébastien opposé à une télé « faite pour eux » par la direction ; illustré par la Fête de la musique visant les jeunes absents des écrans._
« j'ai pu voir que l'âge moyen des téléspectateurs se situe autour de 67,5 ans. »
— M. Charles Alloncle — UDR (rapporteur, audition de M. Bruno Patino, 2026-04-07)
_Chiffre avancé par le rapporteur pour interroger le vieillissement de l'audience linéaire d'Arte ; Patino confirme pour le linéaire mais oppose une audience globale (plateforme, chaînes sociales) plus jeune._
« La chaîne française dont la part de stream est la plus élevée, et de très loin, est Arte, avec presque 19,8 ou 20 % de part de stream, devant Canal +, qui est à 14,9 %, et TF1, qui est à 8,3 %. »
— M. Bruno Patino — Arte France (audite, audition de M. Bruno Patino, 2026-04-07)
_Contre-argument chiffré (Médiamétrie) de Patino face au reproche du vieillissement : Arte serait en tête de la part de stream, preuve d'une stratégie d'élargissement plutôt que de rajeunissement._
« Ne faudrait-il pas faire évoluer vos prérogatives et votre périmètre pour que, demain, vous puissiez vous saisir de ces entorses assez graves présentes dans des contenus diffusés notamment auprès de mineurs ? »
— M. Charles Alloncle — UDR (rapporteur, audition de M. Martin Ajdari, 2026-04-07)
_Le rapporteur pousse à étendre le périmètre de contrôle de l'Arcom aux plateformes numériques du service public (France.tv Slash), en s'appuyant sur la protection des mineurs._
« France.tv Slash n’est pas un programme linéaire. Nous ne contrôlons pas cette plateforme actuellement. »
— M. Martin Ajdari — Arcom (audite, audition de M. Martin Ajdari, 2026-04-07)
_Réponse factuelle établissant la limite actuelle du périmètre de l'Arcom, en réponse directe au président ; contredit l'impression laissée par une réponse écrite de la ministre Dati._
« Je suis convaincue que d’ici 2030, plus de la moitié du temps vidéo – à savoir en moyenne quatre heures par Français par jour – sera passé sur des plateformes de partage de contenus ou sur des réseaux sociaux, au détriment des médias plus traditionnels. »
— Delphine Ernotte Cunci — France Télévisions (audite, audition de Mme Delphine Ernotte Cunci, 2026-04-08)
_Diagnostic stratégique d'Ernotte sur le basculement des usages, socle de sa réorganisation « numérique d'abord »._