Domaine : Énergies renouvelables et mix électrique · Sujet : developpement-renouvelables
Couverture : 54 citations · 17 positions · 22 auditions
_Slugs bruts fusionnés : place-renouvelables, developpement-renouvelables, developpement-enr-eolien-pv, energies-renouvelables-eolien-photovoltaique, place-renouvelables-cap2030, place-renouvelables-cea, place-renouvelables-foisonnement, place-renouvelables-intermittentes, place-renouvelables-souverainete, acceleration-renouvelables-france, bilan-enr-economies-fossiles, elagage-enr_
Positions exprimées
- M. Laurent Michel (M. Laurent Michel) : Les energies renouvelables sont un levier essentiel de souverainete : chaque TWh renouvelable economise 2 TWh de gaz ; il faut une planification territoriale ascendante plutot que descendante. _(tranchant 4)_
- M. Henri Proglio (M. Henri Proglio) : Le renouvelable est intermittent, inutile en pointe, sans stockage économique disponible avant 20-25 ans, et la France n'est pas un pays où il a une place considérable à prendre ; il ne peut être qu'un complément. _(tranchant 4)_
- M. Nicolas Hulot (M. Nicolas Hulot) : Les energies renouvelables doivent etre la priorite : la France est tres en retard, leurs couts s'effondrent et elles seront bientot la premiere source mondiale d'electricite ; il faut accelerer drastiquement leur developpement. _(tranchant 4)_
- M. Marc-Antoine Eyl-Mazzega (M. Marc-Antoine Eyl-Mazzega) : Quel que soit l'avenir du nucleaire, la France doit imperativement accelerer massivement les renouvelables ; le rythme europeen doit etre multiplie par quatre, avec des delais d'instruction divises par deux ou trois. _(tranchant 3)_
- M. Jean-Bernard Lévy (M. Jean-Bernard Lévy) : Le 100 % renouvelables est un mythe qui occulte le surinvestissement ; EDF a manqué de moyens (du fait de l'Arenh) mais a rattrapé l'essentiel de son retard. _(tranchant 3)_
- M. Pierre-Marie Abadie (M. Pierre-Marie Abadie) : L'administration a réellement soutenu les renouvelables (éolien défendu personnellement), mais le développement plafonne ; l'arrêt du photovoltaïque en 2010 était une décision assumée et justifiée. _(tranchant 3)_
- Mme Dominique Voynet (Mme Dominique Voynet) : On ne peut parler d'échec des renouvelables faute d'investissement ; la France a torpillé sa filière photovoltaïque et est le seul pays européen à ne pas tenir ses engagements en la matière. _(tranchant 3)_
- M. François Hollande (M. François Hollande) : Son principal regret est de ne pas avoir assez développé les renouvelables, dont la rentabilité et la compétitivité sont avérées et qui sont un élément de souveraineté. _(tranchant 3)_
- M. Yves Bréchet (M. Yves Bréchet) : Le développement des ENR n'est pas illégitime mais a été poursuivi à tout crin par opportunisme, sans vision systémique de coexistence avec le nucléaire ni analyse du coût rapporté à la puissance fournie. _(tranchant 2)_
- M. Benoît Ribadeau-Dumas (M. Benoît Ribadeau-Dumas) : Il fallait hiérarchiser les ENR en abandonnant les filières non compétitives (hydrolien) et en renégociant l'éolien offshore surévalué, pour ne soutenir que les énergies rentables et déployables comme le solaire au sol. _(tranchant 2)_
- (table ronde) (M. Jacky Chorin e.a.) : La priorite donnee aux EnR intermittentes au detriment des moyens pilotables bas carbone a fragilise la securite d'approvisionnement ; les objectifs doivent porter sur la production bas carbone incluant le nucleaire. _(tranchant 2)_
- M. Hervé Machenaud (M. Hervé Machenaud) : Les énergies renouvelables intermittentes sont inutiles et même absurdes en France car elles se substituent à un parc déjà décarboné au lieu de le compléter ; subventionner l'éolien et le solaire est contraire au bon sens et profite surtout à l'industrie allemande. _(tranchant 2)_
- M. Pascal Colombani (M. Pascal Colombani) : Les renouvelables sont devenues compétitives par la baisse de leurs coûts (apparue entre 2012 et 2014) mais ne suffiront pas avant longtemps à assurer l'indépendance énergétique. _(tranchant 1)_
- M. François Brottes (M. François Brottes) : La priorité de 2015 était d'accélérer les renouvelables en retard, pas de supprimer le thermique ; la diversification pallie la vulnérabilité d'une trop forte dépendance nucléaire. _(tranchant 1)_
- M. Jean-Louis Borloo (M. Jean-Louis Borloo) : Le retard renouvelable francais s'explique par un retard culturel lie a un reseau decarbone deja stable et peu cher, et par leur financement via la facture du consommateur, non par un lobbying d'EDF. _(tranchant 1)_
- M. André Merlin (M. André Merlin) : Non opposé aux ENR mais l'éolien marin ne couvre pas les pointes (froid + anticyclone = peu de vent) et le foisonnement est limité ; il faut des cycles combinés gaz en attendant les STEP. _(tranchant 1)_
- M. Manuel Valls (M. Manuel Valls) : Il etait tres favorable au developpement des renouvelables pour rattraper le retard francais, mais voulait une montee en puissance progressive et non une marche forcee ; ce developpement s'est avere plus complexe que prevu. _(tranchant 1)_
Citations (verbatim, sourcées)
« Entre 2000 et 2020, le développement des énergies renouvelables en France a permis d’éviter la consommation de 1 500 térawattheures d’énergies fossiles, ce qui représente environ 40 milliards d’euros d’économie pour la facture énergétique française. »
— M. David Marchal (audite, audition de M. David Marchal, 2022-11-17)
_Chiffre de bilan mobilisé par l'ADEME pour valoriser l'apport historique des renouvelables à la souveraineté._
« La commission de régulation de l’énergie (CRE) a estimé que 16 milliards d’euros d’économies seraient générés en 2022 puis en 2023, grâce à l’éolien et au photovoltaïque notamment. »
— M. David Marchal (audite, audition de M. David Marchal, 2022-11-17)
_Argument économique de défense des EnR dans le contexte de crise des prix de l'énergie._
« ainsi, en France, quel que soit l’avenir de notre filière électronucléaire, il nous faut à présent redoubler d’efforts en faveur des énergies renouvelables. Nous n’avons pas le choix. »
— M. Marc-Antoine Eyl-Mazzega (audite, audition de M. Marc-Antoine Eyl-Mazzega, 2022-11-24)
_Position centrale : renouvelables indispensables independamment du choix nucleaire._
« Le rythme annuel de déploiement des énergies renouvelables en Europe doit être multiplié par quatre, pour réduire notre dépendance au gaz russe dans le secteur de l’électricité, permettre l’accélération de l’électrification des usages, accompagner la croissance des nouveaux besoins et sortir du charbon. »
— M. Marc-Antoine Eyl-Mazzega (audite, audition de M. Marc-Antoine Eyl-Mazzega, 2022-11-24)
_Chiffre d'ambition concret sur le rythme de deploiement des renouvelables._
« L’Allemagne compte plus de 85 000 mâts éoliens installés, quand la France en a à peine plus de 8 000. »
— M. Marc-Antoine Eyl-Mazzega (audite, audition de M. Marc-Antoine Eyl-Mazzega, 2022-11-24)
_Comparaison chiffree saisissante du retard francais sur l'eolien terrestre._
« Dans le second cas, il s’agit d’inconscience, puisque cela revient à sauter d’un avion en pariant qu’on aura tricoté, en cours de chute, le parachute qui évitera de s’écraser au sol. »
— M. Yves Bréchet (audite, audition de M. Yves Bréchet, 2022-11-29)
_Image marquante sur le pari de sortie du nucléaire sans alternative décarbonée mature disponible._
« Non. Je n’ai pas été d’accord avec toutes les décisions. J’aurais parfois aimé accélérer davantage certaines mesures. »
— M. Laurent Michel (audite, audition de M. Laurent Michel, 2022-12-13)
_Aveu nuance d'un desaccord avec certaines decisions, notamment sur le rythme._
« Chaque térawattheure gagné en énergie renouvelable électrique et en biogaz compte. »
— M. Laurent Michel (audite, audition de M. Laurent Michel, 2022-12-13)
_Position pro-renouvelables chiffree : equivalence systematique avec des economies de gaz._
« Le renouvelable n’est donc pas utile en période de pointe. »
— M. Henri Proglio (audite, audition de M. Henri Proglio, 2022-12-13)
_Position tranchée sur la valeur système des renouvelables, centrale pour le débat mix énergétique._
« Selon moi, la France n’est pas un pays où le renouvelable a une place considérable à prendre. »
— M. Henri Proglio (audite, audition de M. Henri Proglio, 2022-12-13)
_Position de principe sur la place des renouvelables dans le mix français._
« La dépendance au nucléaire nuit à la sécurité lorsqu’un incident générique met à l’arrêt la moitié des centrales. La diversification du mix visait à la fois à laisser de la place à d’autres acteurs, et à pallier la vulnérabilité qui peut découler d’une trop grande dépendance. »
— M. François Brottes (audite, audition de M. François Brottes, 2022-12-14)
_Justifie a posteriori la diversification par la vulnérabilité révélée par la corrosion, retournant l'argument contre la dépendance nucléaire._
« Ayant constaté le danger de la dépendance au gaz russe, il faut s’inquiéter de cette nouvelle dépendance, d’autant plus que la Commission européenne et le Parlement européen n’y accordent aucun intérêt. »
— M. Jean-Bernard Lévy (audite, audition de M. Jean-Bernard Lévy, 2022-12-14)
_Met en garde contre une dépendance chinoise du renouvelable comparable à la dépendance au gaz russe._
« certains voudraient faire croire que l’on peut vivre dans un système fonctionnant avec 100 % d’énergies renouvelables, le surinvestissement qui correspondrait à un tel système étant passé sous silence. »
— M. Jean-Bernard Lévy (audite, audition de M. Jean-Bernard Lévy, 2022-12-14)
_Position critique sur le scénario 100 % renouvelables, jugé économiquement irréaliste._
« Une EDF affaiblie n’est pas en mesure de développer sereinement son activité au bénéfice de la collectivité nationale. »
— M. Jean-Bernard Lévy (audite, audition de M. Jean-Bernard Lévy, 2022-12-14)
_Relie l'affaiblissement financier d'EDF (Arenh) à son incapacité à investir, notamment dans le renouvelable._
« Donc, vous n’étiez pas en contradiction suffisamment importante avec ces objectifs pour refuser le poste et les responsabilités qu’il impliquait ? »
— M. Antoine Armand (rapporteur, audition de M. Jean-Bernard Lévy, 2022-12-14)
_Le rapporteur fait reconnaître à Lévy son adhésion implicite à l'objectif de réduction du nucléaire à 50 %._
« Le premier effet concret sur le terrain de ces 50 % est d’avoir remplacé une énergie décarbonée par une autre énergie intermittente, et non d’avoir substitué des énergies fossiles par des énergies renouvelables. »
— M. Raphaël Schellenberger (president, audition de M. Xavier Piechaczyk, 2022-12-15)
_These directrice du president : la politique des 50 % a substitue du renouvelable intermittent au nucleaire decarbone au lieu de chasser le fossile._
« Pensez-vous que l’exclusion du nucléaire du Grenelle était une erreur, en a faisant un « objet à part » qui a été peu traité politiquement ? »
— Raphaël Schellenberger (president, audition de M. Pierre-Marie Abadie, 2023-01-10)
_Question du président sur le traitement à part du nucléaire dans la politique énergétique._
« Le marché a conduit à la mise au placard de 12 000 mégawatts de moyens de production pilotables, essentiellement sur le thermique classique, mais aussi sur le nucléaire. Or ces moyens auraient pu nous prémunir contre le risque de coupure ou de délestage cet hiver. »
— Julien Lambert (audite, audition de M. Jacky Chorin e.a., 2023-01-25)
_Chiffre la perte de capacites pilotables et la relie directement au risque de delestage 2022-2023._
« Il est aujourd’hui nécessaire de délaisser la logique du tout ENR électriques intermittentes ̶ qui s’effectue bien souvent avec des équipements importés ̶ pour favoriser davantage les énergies renouvelables souveraines que sont les ENR thermiques, gazières et hydroélectriques. »
— Alexandre Grillat (audite, audition de M. Jacky Chorin e.a., 2023-01-25)
_Pose une distinction entre EnR intermittentes importees et EnR souveraines, structurante pour la position CFE-CGC._
« le non-renouvellement du parc nucléaire qui visait à justifier le scénario 100 % renouvelable conduirait à la liquidation de tous les atouts de la France dans le nucléaire civil, entraînant un risque majeur de souveraineté. »
— Julien Lambert (audite, audition de M. Jacky Chorin e.a., 2023-01-25)
_Position de la CGT liant non-renouvellement du parc et perte de souverainete, en opposition au scenario 100 % EnR._
« Si l’Union européenne et la France en particulier maîtrisent l’ensemble de l’écosystème industriel du nucléaire, de l’amont à l’aval, tel n’est pas le cas des énergies renouvelables, dont bon nombre d’équipements installés en Europe sont conçus et fabriqués en Chine. »
— Alexandre Grillat (audite, audition de M. Jacky Chorin e.a., 2023-01-25)
_Oppose la maitrise industrielle du nucleaire a la dependance chinoise sur les EnR._
« la CGE revendique que tous les salariés travaillant dans l’activité de production d’électricité doivent être au statut des IEG. »
— Alexandre Grillat (audite, audition de M. Jacky Chorin e.a., 2023-01-25)
_Position CFE-CGC sur l'alignement des statuts pour supprimer le low cost dans les EnR._
« Il n’existe plus que quatre centrales à charbon ̶ elles ne représentent que 2 % des émissions de CO2 dans la production d’électricité en France ̶ , qui sont indispensables pour gérer la pointe électrique puisque les énergies intermittentes ne peuvent pas toujours répondre quand on les appelle. »
— Alexandre Grillat (audite, audition de M. Jacky Chorin e.a., 2023-01-25)
_Defend le maintien de moyens pilotables marginaux en CO2 pour la securite de la pointe._
« Les salariés de Saint-Avold ne comprennent pas pourquoi leur centrale ferme alors qu’à vingt kilomètres de là, une centrale à charbon est en cours de construction en Allemagne. »
— Alexandre Grillat (audite, audition de M. Jacky Chorin e.a., 2023-01-25)
_Illustre l'incoherence percue entre fermetures francaises et constructions charbon allemandes._
« le Sahara occidental s’apprête à devenir le hub énergétique mondial du renouvelable. »
— M. Jean-Louis Borloo (audite, audition de M. Jean-Louis Borloo, 2023-01-26)
_Projection geopolitique sur la redistribution geographique des capacites de production renouvelable._
« Du fait de la force de ses installations nucléaires, la France a longtemps connu une surcapacité de production. Cette situation incitait à la consommation électrique. »
— Mme Julie Laernoes — Écolo-NUPES (depute, audition de M. Jean-Louis Borloo, 2023-01-26)
_Pose la these ecologiste d'une surcapacite nucleaire ayant freine la sobriete et les renouvelables._
« Nous sommes le seul État membre de l’Union européenne à ne pas avoir respecté nos objectifs en la matière. »
— Mme Julie Laernoes — Écolo-NUPES (depute, audition de M. Jean-Louis Borloo, 2023-01-26)
_Met en accusation l'echec francais sur les renouvelables comme exception europeenne._
« En définitive, le mix électrique que je privilégierais pour la France, et même l’Europe, à horizon 2050 devrait être composé de 75 % d’électricité pilotable – nucléaire, hydraulique, biomasse – et de 25 % d’énergies non pilotables, ce qui représenterait un doublement de la puissance de ces moyens de production vis-à-vis de la situation actuelle. »
— M. André Merlin (audite, audition de M. André Merlin, 2023-02-01)
_Chiffrage explicite de la position de Merlin sur le mix cible, à rebours des scénarios les plus renouvelables de RTE._
« Je ne suis par ailleurs pas opposé à l’insertion de moyens éoliens ou solaires et j’ai toujours facilité l’introduction de ceux-ci lorsque j’étais à la tête de RTE. »
— M. André Merlin (audite, audition de M. André Merlin, 2023-02-01)
_Désamorce le procès d'antinucléaire/anti-ENR et situe sa position comme un dosage technique, pas idéologique._
« La question est, sur les énergies renouvelables, fallait-il y aller à « marche forcée » ? »
— Manuel Valls (audite, audition de M. Manuel Valls, 2023-02-02)
_Resume le dilemme du rythme de developpement des ENR, que Valls dit avoir voulu progressif._
« Nous avons souhaité favoriser une montée en puissance progressive des énergies renouvelables, qui s’est avérée plus complexe que ce que nous pensions »
— Manuel Valls (audite, audition de M. Manuel Valls, 2023-02-02)
_Reconnaissance que le pari ENR a ete plus difficile que prevu, nuancant le volontarisme de la loi._
« Le fait de n’avoir rien fait pendant un quart de siècle pour desserrer la contrainte rend les choses bien plus compliquées. »
— Dominique Voynet (audite, audition de Mme Dominique Voynet, 2023-02-07)
_Renvoie la responsabilité de l'impasse actuelle à l'inaction des successeurs._
« Quand j’ai évoqué le torpillage de la filière photovoltaïque, je faisais allusion au fait qu’elle n’a pas été soutenue quand elle s’est trouvée en difficulté, contrairement à d’autres industries comme l’industrie navale. Nous avons donc accepté que tous nos panneaux soient produits en Chine. »
— Dominique Voynet (audite, audition de Mme Dominique Voynet, 2023-02-07)
_Précise sa critique du torpillage de la filière solaire française en réponse au député Tanguy._
« tous les pays européens respectent leurs engagements en matière de montée en puissance des énergies renouvelables, sauf la France. »
— Dominique Voynet (audite, audition de Mme Dominique Voynet, 2023-02-07)
_Retourne contre la France le bilan comparatif des renouvelables, contre l'argument pronucléaire._
« L’Allemagne préfère produire du CO2 qu’utiliser le nucléaire et elle impose cette stratégie à l’ensemble de l’Europe par l’intermédiaire de la Commission européenne. »
— Hervé Machenaud (audite, audition de M. Hervé Machenaud, 2023-02-08)
_Accusation directe contre la stratégie allemande imposée via la Commission, cœur de sa troisième cause._
« Je tiens à souligner qu’en France, les énergies renouvelables sont inutiles tant qu’on a un parc décarboné, car elles ne complètent pas un parc. »
— Hervé Machenaud (audite, audition de M. Hervé Machenaud, 2023-02-08)
_Position la plus tranchée de l'audition sur l'inutilité des renouvelables en France._
« Quand le vent souffle, les centrales sont arrêtées. »
— Hervé Machenaud (audite, audition de M. Hervé Machenaud, 2023-02-08)
_Formule concise illustrant l'argument de substitution plutôt que de complément des renouvelables._
« Ainsi, la construction de renouvelable est totalement absurde en France. »
— Hervé Machenaud (audite, audition de M. Hervé Machenaud, 2023-02-08)
_Conclusion la plus radicale de son argumentation anti-renouvelables._
« Le 8 décembre 2022, on enregistre une pointe de consommation dans toute l’Europe et il n’y a pas un souffle d’air. EDF achète de l’électricité en Allemagne, fabriquée avec du charbon et du lignite, à 580 euros le mégawattheure. »
— Hervé Machenaud (audite, audition de M. Hervé Machenaud, 2023-02-08)
_Exemple concret et daté de la défaillance de l'intermittence lors d'une pointe._
« Je défie quiconque de démontrer que les énergies renouvelables pourraient, à elles seules, pourvoir aux besoins d’énergie de la France – je le souhaiterais, pourtant. Le nucléaire ne le permettrait pas non plus. »
— M. Nicolas Hulot (audite, audition de M. Nicolas Hulot, 2023-02-28)
_Hulot renvoie dos a dos les deux camps et plaide pour la diversite du mix, nuancant son image d'antinucleaire._
« Nous ne pouvions pas courir tous les lièvres à la fois : il n’était pas possible de baisser notre consommation, développer massivement les énergies renouvelables, réduire la part du nucléaire et construire de nouveaux EPR. »
— M. Nicolas Hulot (audite, audition de M. Nicolas Hulot, 2023-02-28)
_Justification de l'arbitrage de priorites : la relance nucleaire etait incompatible avec les autres chantiers juges plus urgents._
« Ce qui était « irréversible » était le rééquilibrage du mix énergétique en faveur des énergies renouvelables. J’ai toujours considéré que l’atteinte de l’objectif de 50 % de nucléaire dans la production d’électricité constituait un point de passage permettant de déterminer si nous pouvons aller plus loin et notamment accélérer le développement de la filière éolienne. »
— M. Nicolas Hulot (audite, audition de M. Nicolas Hulot, 2023-02-28)
_Reponse directe au rapporteur sur la coherence de ses propos de 2018 : il requalifie l'irreversibilite du nucleaire en irreversibilite du virage renouvelable._
« Du point de vue technologique, ce serait possible. Le Portugal l’a fait pendant 103 jours. Le Costa Rica vient de le faire pendant un an et demi. »
— M. Nicolas Hulot (audite, audition de M. Nicolas Hulot, 2023-02-28)
_Hulot mobilise des exemples etrangers pour soutenir la faisabilite technique d'un mix sans nucleaire, tout en reconnaissant les freins francais._
« À l’échelle mondiale, le coût du kilowattheure éolien a diminué de 72 % en douze ans et celui du solaire de 90 %. C’est un argument fort. La démonstration est en train de se faire que massifier les énergies renouvelables entraîne une baisse des prix, ce qui n’est pas le cas pour le nucléaire, au contraire. »
— M. Nicolas Hulot (audite, audition de M. Nicolas Hulot, 2023-02-28)
_Argument economique cle de Hulot : la trajectoire de couts oppose un nucleaire renancherissant a des renouvelables de moins en moins chers._
« L’objectif de limiter la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % en 2025 n’était pas tenable. Du retard avait été pris concernant les énergies renouvelables. Nous savions que l’objectif de 23 % en 2020 était irréaliste. »
— Mme Michèle Pappalardo (audite, audition de M. Nicolas Hulot, 2023-02-28)
_Pappalardo qualifie d'irrealistes les objectifs herites, fondant l'argument du report sur un constat technique._
« Avec le changement climatique, le nucléaire se refait une forme de vertu car il émet peu de gaz à effet de serre. Je comprends cet argument et je suis incapable de démontrer que la France pourrait se passer du nucléaire, tout en respectant les contraintes et objectifs qu’elle s’est fixés. Néanmoins, nous devons éviter les excès de confiance. »
— M. Nicolas Hulot (audite, audition de M. Nicolas Hulot, 2023-02-28)
_Aveu nuance : Hulot reconnait ne pas pouvoir prouver une sortie du nucleaire, tout en mettant en garde contre l'enthousiasme renaissant._
« La contribution des énergies renouvelables et du nucléaire représente environ deux tiers de la production électrique, d’ores et déjà décarbonés. »
— M. Dominique Ristori (audite, audition de M. Dominique Ristori, 2023-03-01)
_Chiffre cle sur l'avance europeenne en electricite decarbonee._
« il n’est en effet pas judicieux de rester dépendants de la Chine pour les panneaux photovoltaïques. »
— M. Dominique Ristori (audite, audition de M. Dominique Ristori, 2023-03-01)
_Reconnait une dependance industrielle critique sur le photovoltaique._
« on le fait en développant des moyens. Je crois que c’est ce que nous avons davantage fait ces dernières années et nous avons eu raison de le faire, notamment en développant très fortement l’éolien offshore . »
— M. François de Rugy (audite, audition de M. François de Rugy, 2023-03-08)
_Revendication du bilan : développer les moyens plutôt qu'afficher des chiffres._
« Ceux qui expliquent que le renouvelable peut se substituer au nucléaire mentent : c’est impossible. Je n’ai jamais pensé qu’il fallait choisir entre le nucléaire et le renouvelable : il faut le nucléaire et le renouvelable, en complément. »
— Nicolas Sarkozy (audite, audition de M. Nicolas Sarkozy, 2023-03-16)
_Position tranchée sur la non-substituabilité du renouvelable au nucléaire._
« Si vous voulez remplacer les vingt-quatre réacteurs nucléaires promis à la disparition, il faut 30 000 éoliennes, ce qui représente 115 milliards d’euros d’investissement. »
— Nicolas Sarkozy (audite, audition de M. Nicolas Sarkozy, 2023-03-16)
_Chiffrage avancé pour disqualifier l'idée d'un remplacement du nucléaire par l'éolien._
« Le premier est une énergie pilotable indispensable et le second sera sans doute, dans quelques années, l’énergie la moins coûteuse. »
— M. François Hollande (audite, audition de M. François Hollande, 2023-03-16)
_Synthèse de sa doctrine : chaque filière a sa vertu propre, pilotabilité contre coût._
« Nous ne sommes donc jamais complètement libres et souverains. Cela est vrai aussi pour les terres rares ou les panneaux solaires. »
— M. François Hollande (audite, audition de M. François Hollande, 2023-03-16)
_Relativise la notion de souveraineté énergétique absolue, y compris pour le nucléaire (uranium importé)._
« Mon regret est que nous n’ayons pas atteint l’objectif que j’avais fixé : ce ne sont pas les 50 % qui m’ont posé un problème, c’est le fait que les énergies renouvelables ne se soient pas développées aussi vite que je l’aurais souhaité. »
— M. François Hollande (audite, audition de M. François Hollande, 2023-03-16)
_Recentre le débat des 50 % sur l'échec du développement des renouvelables, non sur le nucléaire._