La part du citoyenAudiovisuel public

Carte politique

Ensemble pour la République

Fiche établie à partir des 64 questions du groupe EPR (groupe présidentiel/majorité) analysées dans le dossier. Corpus abondant : le groupe est très présent, avec une porte-parole quasi permanente (Céline Calvez) et une seconde ligne offensive.

1. La ligne du groupe

Défense du service public. EPR est le défenseur le plus constant de l'audiovisuel public de toute la commission. La ligne est posée d'emblée : « Mon groupe est confiant dans les missions et l'utilité de l'audiovisuel public » (Calvez, Mme Delphine Ernotte Cunci), « un pilier de notre vie démocratique » (Masséglia, Mme Delphine Ernotte Cunci), « un outil régalien » face à la guerre informationnelle (Calvez à Bolloré, M. Vincent Bolloré). Le groupe ne cherche jamais à réduire le périmètre : il veut affirmer la singularité du service public face aux plateformes (Mme Delphine Ernotte Cunci) et le distinguer nettement du privé.

Neutralité vs impartialité. Le marqueur le plus systématique du groupe : Calvez récuse le mot « neutralité » de l'intitulé et lui substitue « impartialité », « spécifique à l'audiovisuel public » (M. Olivier Schrameck, M. Patrick Cohen, M. Laurent Delahousse, M. Gilles Bornstein, Mme Rima Abdul-Malak, Mme Florence Philbert, M. Martin Ajdari). Ce n'est pas une nuance sémantique mais une reconquête de terrain : reformuler la question de la commission pour retourner le soupçon.

Le service public est-il partial ? Contre-offensive. Position dominante : non, et l'accusation vient de « médias d'opinion » eux-mêmes biaisés. Calvez répète mot pour mot, d'audition en audition, que « la couverture impartiale de l'audiovisuel public [est] qualifiée de biaisée par des médias d'opinion, alors même que c'est le traitement de l'actualité par ces médias qui est biaisé », invoquant le glissement de la « fenêtre d'Overton » (M. Patrick Cohen, M. Laurent Delahousse, M. Gilles Bornstein). Tension interne notable : Caroline Yadan, elle, instruit une partialité réelle et documentée du service public sur l'axe antisémitisme/islamisme — tweets de Nora Hamadi sur Rima Hassan (Mme Adèle Van Reeth), correspondants de France 24 (Mme Marie-Christine Saragosse), lexique imposé « territoires palestiniens occupés » de France Médias Monde (Mme Marie-Christine Saragosse). Le groupe défend donc l'impartialité en général tout en attaquant frontalement des choix éditoriaux précis.

Financement. Pro-financement public garanti, avec un levier récurrent : réduire la publicité au nom du principe « service public, financement public », ce qui « inciterait les Français à consentir à investir davantage » (à Abdul-Malak Mme Rima Abdul-Malak, Dati Mme Rachida Dati, Philbert Mme Florence Philbert, Nagui M. Nagui Fam). Le groupe soutient la holding France Médias portée par le gouvernement (Olive, softball à Dati Mme Rachida Dati ; Calvez à Bloch Mme Laurence Bloch). Seule voix dissonante : Kasbarian conteste la solution « toujours plus de financements publics » et cite BBC/ZDF (M. Stéphane Sitbon-Gomez) — angle « ressources propres » minoritaire dans le groupe.

Création. Fort soutien : Masséglia veut transformer l'obligation d'investissement en pourcentage en montant ferme pour protéger la création des baisses de budget (M. Hugo Clément). Le groupe s'intéresse aux rentes de production et au rééquilibrage producteurs/diffuseurs (Capton M. Pierre-Antoine Capton, Niel M. Xavier Niel), mais dans une logique de renforcement, pas de dénonciation.

Qui est mis en cause. D'abord et surtout le rapporteur (Alloncle) : accusé d'« alimenter le narratif de l'extrême droite quant à la privatisation » et de faire de la commission un « tremplin médiatique » (Masséglia Mme Delphine Ernotte Cunci), traité d'« inquisiteur » (Weissberg M. Stéphane Sitbon-Gomez), soupçonné de « polarisation » (Calvez Mme Adèle Van Reeth). Ensuite les groupes privés / Bolloré (Weissberg le rapproche de Murdoch/Trump M. Stéphane Sitbon-Gomez ; Calvez le confronte sur les « 4 milliards de pertes » M. Vincent Bolloré). La direction de FTV/Radio France est au contraire largement épargnée, voire défendue.

2. Stratégie de questionnement

Trois registres coexistent :

3. Députés clés